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dimanche 9 mai 2010

L'encadrement-programme aux études supérieures en formation à distance à la Téluq


L'encadrement-programme est une des modalités d'encadrement des étudiants. A la Téluq, dans le programme FAD, il est présenté de la manière suivante :


C'est dans ce cadre que j'interviendrai sur les usages de la rétroaction lors d'un atelier lunaire. Un atelier lunaire, c'est une rencontre en vidéoconférence pour permettre aux étudiants et aux personnes-ressources des programmes d'échanger sur différents thèmes de la formation à distance.

Ci dessous, des extraits de l'article d'André-Jacques Deschênes précisant la notion d'encadrement-programme (L’encadrement-programme aux études supérieures en formation à distance à la Télé-université, Journal of Distance Education/Revue de l'enseignement à distance (2001).

"L’encadrement-programme constitue une forme de support où les ressources d’encadrement sont mises à la disposition de l’étudiant afin de lui assurer un cheminement harmonieux dans la succession de ses activités de formation (tant au plan administratif que pédagogique) et lui éviter de s’engager dans une série d’activités sans relations entre elles. Globalement, l’encadrement-programme vise à contrer l’abandon qui, en formation à distance, est un problème épineux."

"On retrouve dans l’encadrement-programme deux fonctions : la fonction accueil et la fonction suivi. L’accueil s’exerce principalement auprès des nouvelles clientèles étudiantes et au cours de leur première session dans le programme. Cette fonction vise l’établissement d’une relation individu-programme qui permette de formaliser et de rendre opératoires les engagements de l’individu vis à vis des objectifs précis de formation et les engagements de l’établissement à fournir à l’individu les moyens d’atteindre les objectifs (Chénard, 1989). La fonction suivi vise à uniformiser la pratique du tutorat dans le programme et à mieux connaître les étudiants, de façon à enrichir la communication et l’intervention pédagogique. Elle vise également à soutenir l’engagement de l’étudiant dans la poursuite de ses objectifs personnels ou de carrière."


Source de l'image :
http://aris.teluq.uquebec.ca/Programmes/Encadrementprogramme/tabid/12345/language/fr-CA/Default.aspx

vendredi 19 juin 2009

Exemple de système tutoral. Par Jacques Rodet


Lors de la conférence que j'ai donnée à l'occasion des 4e rencontres du e-learning et de la formation mixte, j'ai abordé la question du dimensionnement des systèmes tutoraux.


Je reproduis ci-dessous une des illustrations sur lesquelles je me suis appuyé. J'y distingue différents espaces (module, formation et institution) et indique pour chacun les ressources tutorales qui peuvent être à la disposition de l'apprenant située en position centrale.



Clic sur l'image pour l'agrandir


jeudi 8 novembre 2007

Coordination pédagogique versus encadrement programme

L’article de Lydie Réné-Boullier de l'Université de Technologie de Compiègne « Définir le rôle de la coordination pédagogique dans la formation à distance » a le grand mérite d’attirer l’attention sur une des fonctions importantes de l’encadrement des apprenants à distance.

J’ai retrouvé dans la description du coordinateur pédagogique, différents aspects du tuteur-programme de la Téluq. De même, plusieurs activités animées par le coordinateur pédagogique rappellent certaines activités de l’encadrement-programme tel qu’il est pratiqué dans le programme « formation à distance » de la Téluq (présentation de l’encadrement-programme : André-Jacques Deschênes «L’encadrement-programme aux études supérieures en formation à distance à la Télé-université»).

Des différences existent pourtant et me semblent, entre autres, liées aux styles d’encadrement : majoritairement proactif à l’UTC et majoritairement réactif à la Téluq. Styles qui eux-mêmes m’apparaissent très liés aux «modèles de formations» : rythme défini par l’UTC alors que dans une très large mesure c’est l’apprenant qui choisit son rythme à la Téluq.

Par ailleurs, je me demande si les interventions du coordinateur pédagogique à l’UTC sur les plans socio-affectif et motivationnel ne viennent pas pallier le manque de prise en compte de ce type de support aux apprenants par les enseignants (promus tuteurs).

Enfin, il est à noter que si Réné-Boullier décrit les fonctions tutorales du coordinateur pédagogique, elle n’utilise jamais le terme de «tuteur». Cette réserve sémantique serait-elle significative d’un regard spécifique sur les fonctions d’encadrement et de support à l’apprentissage ?

La lecture du second article de Réné-Boullier « Coordination pédagogique : une vision globale de l’accompagnement personnalisé au DESS DICIT » montre que la réserve initiale sur l’utilisation du terme tuteur n’est plus de mise (42 occurrences). Il s’agit manifestement d’une nouvelle mouture de l’article précédent augmentée de copies d’écran montrant certains outils utilisés par Réné-Boullier dans ses activités de coordinatrice pédagogique. La description de ceux-ci restant toutefois partielle, nous restons un peu sur notre faim bien qu’à cette occasion Réné-Boullier montre par l’exemple que les meilleurs outils peuvent être ceux que l’on se fabrique soi-même, car conçus par l’usage en quelque sorte.