
mercredi 3 décembre 2008
Quelques clés d'entrée pour manager le tutorat

vendredi 11 janvier 2008
Quand une centaine d'entreprises et d'organismes de formation escroquaient l'argent de la formation professionnelle "en formant" des tuteurs fictifs
Le journal Le Parisien fait état dans son édition du 10 janvier (pages 16 et 17), des résultats d'une enquête menée dans le monde de la formation professionnelle. Au bout de cinq années d'investigations de la part de la justice, il apparaît « qu'une petite centaine d'entreprises ou organismes de formation [sont] impliqués. 11 millions d'euros d'argent public [ont été] détournés. Des formations bidon par milliers » ont été les moyens de l'escroquerie. Plus particulièrement des formations de tuteurs d'entreprise. « Alors qu'en 1999, l'Association régionale de la formation professionnelle (ARFP), le bras armé de l'Opcareg [organisme paritaire collecteur agréé, depuis peu rebaptisé Opcalia] a formé 723 tuteurs (dans une entreprise, ces personnes chapeautent certains jeunes), ce chiffre est passé à 6517 en 2000, puis entre 15000 et 19000 en 2001. » Ainsi, les entreprises formaient plus de tuteurs qu'elles n'ont de salariés.
Les enquêteurs estiment que de nombreux indices auraient dû alerter l'ARFP et l'Opcareg qui collecte pas moins de 84 millions d'euros par an auprès de plus de 6000 entreprises. En 2003, l'Opcareg a dû payer une amende de 19,8 millions d'euros au Trésor public car « aux yeux de l'administration, l'Opcareg comme personne morale est responsable de l'escroquerie mise au jour en 2001. »
Le dossier ayant été transmis au parquet fin 2006, l'issue judiciaire pourrait enfin intervenir cette année.
samedi 29 décembre 2007
Pluralité sémantique du tutorat
De nombreuses informations donnent une vision bien éloignée de ce que nous entendons, ici, par tutorat (le tutorat est une modalité d’encadrement ; le tutorat se veut être une relation d’aide ; la mise en place du tutorat vise à réduire l’abandon ou l’échec et à permettre à l'apprenant d'atteindre ses objectifs de formation ; les tâches de tutorat sont variées, dépendent du contexte et des options organisationnelles et pédagogiques ; le tutorat consiste pour un tuteur à établir, à développer, à ajuster sa relation d’aide avec le tutoré ; le tuteur peut être secondé dans son encadrement par d’autres personnes ou des outils ; etc.).Tel enseignant requalifie ses cours particuliers en prestation de tutorat, tel étudiant donnant de bons tuyaux à ses pairs pour bachoter efficacement et venir à bout des colles (évaluation par QCM), se déclare tuteur. De plus en plus souvent, le tutorat est circonscrit au tutorat par les pairs. Les déclarations de Valérie Pécresse mais aussi les nombreux exemples réunis dans le dossier sur le tutorat par les pairs des Fragments du blog de tad illustrent cette tendance. De leur côté, Les maîtres d'apprentissage en entreprises, qui bénéficieront bientôt d'un titre de tuteur en entreprise, et dont les missions s'apparentent plus à celles de coachs pour nouveaux entrants, se reconnaissent depuis longtemps dans l'appellation de tuteur.
Alors que l'identité professionnelle du tuteur à distance a toujours du mal à s'affirmer (cf. le conflit de la Téluq), et malgré les tentatives que nous développons sur ce blog (cf. par exemple l'article Formateur à distance = tuteur à distance ?) voilà que buzz, dérives sémantiques et pratiques dans d'autres lieux que ceux des institutions de formation, donnent de nouvelles définitions du tutorat éloignées de nos représentations. Faut-il s'en étonner ? Le déplorer ? Faut-il abandonner le terme de tuteur ? Au profit de quel autre ? Faut-il, comme nous le propose implicitement André Chauvet nous définir de manière plus large et plus transverse comme des accompagnateurs ? Ou faut-il, comme nous y invite l'illustration de cet article, se représenter le tutorat de manière fractale ?
Qu'en pensez-vous ?
Tel est le débat que nous pourrions avoir ensemble à l'aube de l'année 2008.
Comme à l'accoutumé, vous avez plusieurs modalités pour participer à ces échanges :
- commentaires à cet article,
- envoi de textes à tad2007@free.fr
- si vous êtes auteurs du blog, par publication directe d'articles
Image dans son contexte original, sur la page www.vatinelphoto.com/nb/
samedi 8 décembre 2007
l'ACFCI annonce la création du titre de tuteur en entreprise
L'ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie) organisait vendredi 6 décembre une journée autour du tutorat en entreprise (cf. programme de la journée en .doc).Si le maître d'apprentissage intervient le plus souvent auprès d'un nombre réduit d'apprentis, voire d'un seul, en présentiel, et s'il n'est pas un professionnel de la formation, il est néanmoins cousin du tuteur à distance et demi-frère du coach dans la mesure où il doit accompagner [in situ] un individu à construire ses compétences [professionnelles]. Les dispensateurs de formation à distance ne devraient-ils pas s'inspirer de l'ACFCI en créant un titre de tuteur à distance ?
Communiqué de l'ACFCI
Pour répondre à la demande de grandes entreprises, l’ACFCI a conçu un titre de tuteur en entreprise. Une annonce faite par Jean-François Bernardin, président de l’ACFCI lors du colloque organisé le jeudi 6 décembre à Paris, portant sur l’engagement des CCI dans ce domaine.
Il s’agit de valoriser la fonction tutorale dans l’entreprise, clé de voute des filières en alternance et notamment de l’apprentissage, mission prioritaire du réseau des CCI qui accueille près de 100.000 apprentis chaque année dans 150 CFA.
A la demande de sept grandes entreprises (ACCOR, Air France, Auchan, Euro Disney, SCA, Groupe Flo, Parc Astérix et Veolia Environnement), l’ACFCI et le réseau des CCI ont mis en place un processus innovant d’évaluation et de certification des tuteurs en vue de la délivrance d’un titre de « tuteur en entreprise ».
Ce titre repose sur une double évaluation : un certificat de compétences délivré conjointement par les CCI et l’AFAQ/AFNOR et le passage devant un jury constitué de représentants d’entreprises et de CCI.
Avec la création de ce titre, les CCI visent la professionnalisation et la valorisation du tutorat dans divers contextes de formation en entreprise : apprentissage, contrat ou période professionnalisation, stages et formation continue.
Il s’agit, pour toutes les entreprises, d’un levier pour le développement de la formation et le transfert de savoir faire.
Dans la continuité de l’expérience conduite avec quelques grandes entreprises, les CCI souhaitent tout particulièrement mobiliser les PME.
Enfin, l’ACFCI propose qu’une réflexion soit engagée sur la question de la reconnaissance de la fonction tutorale. Elle propose ainsi que soient élargies à l’ensemble des dispositifs de formation en alternance et aux salariés des entreprises les dispositions du code du travail autorisant déjà les réseaux consulaires à délivrer un titre de maître d’apprentissage.
Source : AFCI
Image dans son contexte original, sur la page www.troisiemevoie.com/