jeudi 11 octobre 2007

La bibliographie-webographie du REFAD

Depuis quelques années, le REFAD met à disposition une bibliographie-webographie de la formation à distance francophone pancanadienne http://webo.refad.ca/.

Elle rassemble, à ce jour, 1300 documents ou liens vers d’autres sites.

Comme les résultats des quelques recherches effectuées le montrent, c'est un lieu de ressources riche sur le tutorat à distance

  • Tuteur : 74 entrées
  • Tutorat : 57 entrées
  • Encadrement : 28 entrées
  • Support à l'apprentissage : 2 entrées

Ceci en fait, à notre connaissance, le deuxième répertoire sur le tutorat sur le web francophone, par le nombre de ressources.

Le premier répertoire, bien connu des participants de t@d, qui rassemble à ce jour 108 articles est la rubrique tutorat du site de documentation de Jacques Rodet


Vous êtes producteurs de textes ou vous avez repéré des textes sur le tutorat, n’hésitez pas à en faire profiter notre communauté, soit en indiquant leurs références en commentaire de ce post, soit si vous êtes contributeur du blog, en rédigeant un post de présentation de ces textes.

mercredi 10 octobre 2007

Stratégies pour élèves en difficulté...

Robert Doisneau l'Information scolaire, 1956.
Roberto Gauvin, directeur d'école, répertorie sur son blog les stratégies les plus fréquemment utilisées dans son établissement, le Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska situé à Clair au N.-B., en direction des élèves en difficultés.

Si cette liste n'est pas forcément adaptée aux apprenants à distance adultes, elle peut donner quelques idées...

1- Laisser l'élève travailler avec un autre élève
2- Faire des accommodations
3- Être moins exigeant
4. Donner des outils (dictionnaire, calculatrice, etc...)
5- Explications supplémentaires
6- Offrir du préceptorat (aide aux devoirs, cliniques, ect...)
7- Aides-enseignantes Et/ou classes ressource
8- Gestion du temps (manque d'organisation)
9- Communiquer avec les parents
10- Référer l'élève à un spécialiste (orthophoniste, audiologiste, oculiste, etc...)
11- Mini-cliniques sur les notions qui ne sont pas acquises
12- Faire reformuler la tâche
13- Tutorat
14- Mini-prof
15- Varier les méthodes d'enseignement
16- Apprentissage par le jeu
17- Jumelage (élèves plus vieux rendent visitent au plus jeunes pour la lecture)
18- Modelage
19- Aide par les pairs
20- Référer l'élève à l'équipe stratégique de l'école
21- Élaborer un plan d'action
22- Évaluation par l'enseignante ressource
23- Évaluation par la psychométricienne
24- Élaborer un plan d'intervention
25- Assurer un suivi régulier par les intervenants

mardi 9 octobre 2007

Le Guide d'encadrement des cours Internet du Cégep



Ce
guide a pour but de répondre aux besoins des tuteurs (et des professeurs) des établissements de formation à distance qui encadrent des élèves dans Internet. Le guide bénéficie également à l'ensemble des organisations qui offrent des cours dans Internet.

Le guide vise notamment à :

  • former les tuteurs et les professeurs aux outils de communication, soit le courrier électronique, le forum et le clavardage, ainsi qu'à leur usage approprié pour l'encadrement des élèves dans les cours Internet;
  • favoriser l'usage des outils technologiques de façon à ce qu'ils constituent un complément avantageux pour l'apprentissage des élèves;
  • trouver des stratégies pour répondre aux besoins de motivation des élèves;
  • encourager l'utilisation des moyens d'encadrement pour répondre à des besoins d'ordre cognitif et méthodologique;
  • sensibiliser les intervenants à l'importance de l'animation dans les outils de communication de groupe, tels que les forums;
  • appliquer des stratégies pédagogiques visant à mobiliser la participation continue des élèves dans les outils d'encadrement de groupe.

A la Réunion, 40 tuteurs-formateurs pour aider les enseignants à lutter contre l'illettrisme

La lecture de Pablo Picasso (1934)

Prévention et lutte contre l’illettrisme.
Un nouvel outil pour les enseignants

Article d'Edith Poulbassia publié le 9 octobre 2007 par Témoignages

[...] Un mois après la signature d’une Charte prévoyant des actions concertées, le Rectorat présente un dispositif pédagogique : la Télé Formation Lecture Réunion (TFLR). Il s’agit d’un site Internet de formation pour les enseignants et formateurs. Une base de données importante, des recherches et des pratiques pédagogiques sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, qui permet à chaque enseignant de s’auto-former et de communiquer avec d’autres collègues sur cette problématique. Spécificité de cet espace numérique, la prise en compte du contexte d’apprentissage en milieu créolophone. TFLR devrait être opérationnel en décembre, et l’accès y est gratuit.

Le dispositif TFL n’est pas nouveau. Une équipe de recherche de l’Université parisienne René Descartes a mis au point cet outil de formation pour les enseignants en 2003, un projet piloté par Alain Bentolila, responsable du Campus numérique ECHILL (Lutte contre l’illettrisme et l’exclusion scolaire et sociale) du laboratoire EDA. Le TFL-Réunion va se greffer sur cet espace numérique existant pour pouvoir répondre aux attentes spécifiques des enseignants, confrontés à des élèves dont la langue maternelle est le créole. Sur ce site, on trouvera un texte de 10 pages de Lambert-Félix Prudent sur l’apprentissage de la lecture dans le contexte créolophone, ainsi que des notions, des vidéos et un espace de tutorat avec des questions-réponses.

40 tuteurs-formateurs en ligne

Depuis 2005, l’Académie prépare sa contribution au dispositif TFL. « Il y a deux ans, nous avons mené une enquête dans les écoles afin de recenser les difficultés des enseignants pour l’apprentissage de la lecture, et leur demander quelles compétences professionnelles ils avaient besoin d’améliorer. Nous avons ensuite effectué 51 entretiens pour confirmer ou infirmer les résultats de cette enquête, et définir les priorités, en termes de notions et de questions pédagogiques pour le TFLR. Les premières questions sont quasiment terminées, nous sommes au stade de la relecture »,
explique Raymond Octor, coordonnateur académique du projet TFLR.

L’espace de tutorat de l’Académie de La Réunion, déjà actif, rassemble une quarantaine de tuteurs qui garantissent des réponses aux interrogations de leurs collègues, en moins de deux jours. « Chaque soir, 9 tuteurs sont de garde, 3 par cycle, et répondent aux questions », précise Raymond Octor.

Pour les vidéos, il faudra attendre encore un peu. Le CRDP (Centre régional de documentation pédagogique) est chargé de réaliser ces clips filmés pour illustrer les notions théoriques liées à des fiches d’activités.

L’Académie de La Réunion n’a pas attendu la création de TFLR pour apporter une forte contribution aux 250 questions du site Internet. Pour ne citer que deux exemples, des problèmes traités par des enseignants de La Réunion et consultés régulièrement par les autres académies : “Comment aider un élève de CP qui déchiffre sans entrer dans la compréhension ?”, question la plus lue, ou encore “Comment faire lire une œuvre complète ?”. Ce système TFL présente un intérêt scientifique. « Les chercheurs ont des apports différents et parfois opposés. On n’y trouve pas un discours unique, mais des recherches divergentes, des regards différents sur les techniques de l’apprentissage », explique Raymond Octor. En ce sens, La Réunion apporte sa pierre à l’édifice, une pierre fondamentale, car son approche de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture pourra servir aux autres DOM-TOM, enrichir la base de données nationale.

Source : temoignages.re

Tutorat d'orientation par les pairs à Pierre-et-Marie-Curie-Paris-VI

Extrait de l'article de Camille Neveux
"Les étudiants à la rescousse des lycéens"

paru dans le Parisien du 9 octobre 2007




[...] Pour aider Mouna et ses camarades à se retrouver dans le dédale de formations, une dizaine d'étudiants de l'université Pierre-et-Marie-Curie-Paris-VI viendront bientôt animer des ateliers d'orientation deux fois par semaine dans les classes, dans le cadre de l'opération Cap en fac.


« Nous voulons aider les jeunes des quartiers populaires à mieux appréhender les formations, mais aussi les débouchés »

Mis en place par la mairie de Paris en 2005, ce dispositif de tutorat a été officialisé hier au lycée Rabelais, un des dix lycées parisiens concernés. « Les enfants d'ouvriers et d'employés, qui représentent 60 % de la population active, ne sont que 25 % à effectuer des études supérieures, déplore Danièle Pourtaud, adjointe de Delanoë en charge des universités et cheville ouvrière du projet. Nous voulons donc aider les jeunes des quartiers populaires à mieux appréhender les formations, mais aussi les débouchés et les aides sociales offertes par l'université. » Pour faire bouger les choses, une centaine d'étudiants - scolarisés au minimum en licence dans les sept universités parisiennes partenaires - seront formés et rémunérés pour intervenir dans les lycées, grâce à un budget de 100 000 € alloué par l'Hôtel de Ville. « Très souvent, les lycéens se confient plus spontanément à des jeunes qu'à des professeurs, remarque Najat, enseignante en charge du tutorat à l'université Paris-VI. Le contact est plus facile, et les résultats sont du coup plus probants. »

Source : leparisien.fr

Eh, le tuteur, j t'ai calculé ! Par Jacques Rodet

Représentation graphique à partir de l'outil « Graphing »

Dans sa dernière livraison, Thot présente un calculateur graphique « Graphing » disponible sur le site e-Tutor. Cet outil permet la production d'un graphique interactif à partir d'une formule algébrique et peut effectivement aider de nombreux étudiants à visualiser rapidement la représentation graphique d'une équation.

La dépêche de Thot précise que le « Le tutorat consiste à offrir du support et aussi l’accès à des outils, ce que démontre ici e-Tutor. » Pour le moins, il me semble que le terme « support » et l'expression « accès à des outils » sont à interroger.

Le support consiste-t-il à donner une solution, une recette, des outils faisant à la place de l'apprenant ? Ou doit-il permettre à l'apprenant de construire sa réponse en prenant conscience du processus qui l'y a conduit ? La transmission de solutions, de recettes, d'outils est-elle à bannir de toute pratique tutorale ? Ou peut-elle au contraire débloquer certaines situations ?

N'étant pas familier de la didactique des mathématiques, je ne saurai être très affirmatif dans le cas de l'outil "Graphing". Toutefois, me remémorant les débats vifs qui ont accompagné l'arrivée des calculettes dans les écoles, je me souviens qu'au bout de quelques années le consensus s'était établi sur le fait que la calculette était une aide utile mais ne pouvait dispenser les écoliers de maîtriser parfaitement l'addition, la soustraction, la multiplication, la division ou encore la recherche de la racine du carré. Un peu plus tard, des instituteurs intégrèrent l'usage de la calculette dans leur pratique didactique pour permettre à leurs élèves la compréhension intime de ces opérations. La calculette se perfectionnant, des enseignants de collège et de lycée firent de même (http://www-cabri.imag.fr/nathalie/ti92/ti92.htm témoignage d'une expérience menée en 1996-97)

La calculette, d'outil recette est devenu outil de support à l'apprentissage par le fait que des enseignants se sont intéressés aux usages pédagogiques qu'ils pouvaient en avoir. Le support et l'action tutorale ne consistent donc pas à simplement donner accès, serait-ce par la facilité d'un lien ou d'une URL, mais d'accompagner l'apprenant sur le chemin que l'on a soit défriché pour lui, soit qu'on lui permet de tracer... mais là il s'agit d'un autre débat, celui des approches pédagogiques... que le poète (Antonio Machado), quant à lui, a tranché :
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Le chemin se construit en marchant.

Pour un rappel historique des débats et des usages pédagogiques de la calculette : http://mathsdossierspe2.creteil.iufm.fr/documents/FS_CALCULET.pdf

lundi 8 octobre 2007

Utilisation de la classe virtuelle pour un exposé sur le tutorat, par Jacques Cartier

La plate-forme de classe virtuelle "Centra" mise à disposition par le pôle de compétences foad du Ministère(1) permet de mettre à disposition des apprenants des enregistrements audio et vidéo.

Cela facilite la vie du formateur concepteur qui n'a ainsi à utiliser qu'un outil pour enregistrer sa présentation.

Pour une introduction à la problématique du tutorat j'ai préparé l'enregistrement suivant :
http://www.jacquescartier.net/tutorat/role_tuteur-jacques_cartier.exe.

Dans un prochain billet j'entrerai plus dans le détail des traces à disposition du tuteur dans une formation pratiquement tout en ligne (Du B2i vers le C2i - 400 apprenants par an).
(1) http://qp1.orion.education.fr

Bien à Vous,

Jacques Cartier
www.jacquescartier.net

vendredi 5 octobre 2007

"Apprendre... oui, mais comment" - P. Meirieu

Il y a quelques jours, j'échangeais avec un des contributeurs de t@d et il me faisait part de sa relecture fréquente de ce livre de Meirieu. Cela m'a incité à fouiller dans ma bibliothèque pour mettre la main sur cet ouvrage. Le plaisir de la redécouverte est tout aussi dense quoique différent de celui de la découverte. Là où, j'avais cherché des réponses, je trouve des éléments d'interrogation de ma pratique. Tel passage oublié se révèle avoir laissé des traces profondes et orienté telle ou telle de mes représentations par les chemins indiqués, et depuis, poursuivis ou non.

Le tuteur étant, selon moi, entièrement tourné vers le support à l'apprentissage, il m'a paru naturel d'attirer l'attention sur ce livre et d'inaugurer ainsi, la rubrique "Livres et citations" qui comme toutes les autres est ouverte à tous les contributeurs.

Citations
"
Un apprentissage s'effectue quand un individu prend de l'information dans son environnement en fonction d'un projet personnel [...] l'action didactique consiste à organiser l'interaction entre un ensemble de documents ou d'objets et une tâche à accomplir [...] le travail de l'enseignant ou du formateur est de préparer cette interaction de telle manière qu'elle soit accessible et génératrice de sens pour le sujet".

Philippe Meirieu (1987),
Apprendre... oui, mais comment, ESF

jeudi 4 octobre 2007

A propos des styles d'apprentissage, par Jacques Rodet

Image dans son contexte original, sur la page www.novamind.fr/education.php

Il est parfois demandé aux tuteurs de repérer les préférences cognitives des apprenants qu'ils vont encadrer. Ainsi, la Téluq met à disposition un questionnaire en ligne de 9 questions http://www.savie.qc.ca/samidps/QuestionnaireTeluq/Questionnaire1/Questionnaire1.htm permettant au répondant de se faire une meilleure idée de son style personnel d'apprentissage. D'autres ressources, en définissant les différents profils cognitifs peuvent également aider à cerner ses préférences. Parmi elles, le site de Clisthène est particulièrement intéressant http://clisthene.ac-bordeaux.fr/profilscognitifs.htm

Si il est utile à un tuteur de mieux identifier les styles d'apprentissage de ses tutorés, il n'est pas inutile qu'il connaisse aussi ses propres préférences. C'est conscient de ses facilités ou de sa répugnance pour telle ou telle stratégie que le tuteur sera à même d'adapter son propos à chaque apprenant.

Pour illustrer ceci, je reproduis ci-après la question qu'un directeur de centre de formation m'a posée et la réponse que je lui ai faite.

Quand il y a un visuel expliqué oralement :
- Certains préfèrent que le visuel soit dessiné au tableau,
- Certains préfèrent que le visuel soit déjà dessiné dans le transparent,
Quel est le mieux ? Pourquoi ?

Je suis vraiment désolé de produire une réponse aussi longue à une courte question de votre part mais comme souvent en pédagogie ce sont les questions qui sont simples et les réponses plus complexes.

Les préférences que vous citez sont relatives aux profils cognitifs des individus. Ceux qui sont plus "sérialistes" préfèrent qu'on leur raconte une "histoire" car c'est de cette manière là qu'ils mémorisent leurs connaissances. Ceux qui sont plus "globalistes" préfèrent voir directement le visuel dans sa totalité car ils mémorisent leurs connaissances sous forme d'images. Par exemple, votre consultante X appartient à la deuxième catégorie. Les chercheurs s'accordent à penser qu'il y a plus de sérialistes que de globalistes mais il faut dire que notre système éducatif prépare mal aux stratégies cognitives globalistes (Quid de l'éducation à l'image par exemple ?).

Ensuite il y a les pratiques du formateur. Un formateur a souvent tendance à utiliser les méthodes qui conviennent à son propre profil cognitif. De fait, dans le cas d'un visuel, un choix doit être fait entre le dessiner au tableau ou le projeter déjà dessiné. En présentiel un choix exclu l'autre. Ce n'est pas forcément le cas en e-learning ou différentes ressources concernant le même objet d'apprentissage peuvent être mises à disposition.

Toutefois, ce serait une erreur de vouloir créer autant de ressources qu'il y a de profils cognitifs. D'une part cela alourdirait considérablement la conception et la réalisation. D'autre part, un profil cognitif indique les préférences cognitives d'un individu et non pas une incapacité de traitement cognitif face à des ressources qui correspondent plus à un autre profil cognitif que le sien. Enfin, dans une démarche d'apprentissage et en particulier en e-learning où le développement de compétences cognitives permettant le développement de l'autonomie de l'apprenant se révèle souvent comme objectif transversal à la formation, il n'est pas inintéressant de confronter les apprenants à des ressources qui conviennent moins à leurs profils cognitifs.

L'apprentissage survient d'ailleurs fréquemment lors de l'étape que les "constructivistes"(Piaget, Brunner, Vygotski) appellent le conflit cognitif. Or, le fait d'être confronté à des ressources qui ne font pas directement écho à ses préférences cognitives participe à l'émergence du conflit cognitif. L'apprentissage est réalisé lorsque ce conflit cognitif (entre ses représentations préalables et les nouvelles connaissances abordées) est résolu, c'est-à-dire lorsque l'apprenant accomode ou articule les nouvelles connaissances à ses anciennes. L'intégration de ces connaissances n'est effective que lorsque l'apprenant est mis en situation de réutiliser ses connaissances (anciennes et nouvelles, ré-agencées) dans un contexte signifiant soit interne à la formation (étude de cas, résolution de problèmes, etc.), soit en dehors de la formation (situation professionnelle ou autre).

En résumé il n'y a pas de réponse exclusive à votre question. Le mieux pour l'apprenant est de faire écho à ses préférences (et il est nécessaire de le faire au moins de temps en temps), ET le mieux pour l'apprenant c'est de vivre des conflits cognitifs (ceci étant nécessaire pour apprendre) ET le mieux pour l'apprenant est d'élargir son profil cognitif (devenir un meilleur apprenant en acquérant d'autres stratégies cognitives que celles qu'il préfère). Le mieux pour un formateur est de bien faire ce qu'il sait faire et donc de s'appuyer sur ses préférences cognitives, ET le mieux pour un formateur est aussi de diversifier la nature de ses interventions et de ses ressources pédagogiques afin de tenir compte des différentes préférences cognitives des apprenants (dans un groupe, il y a presque toujours une hétérogénité de profils cognitifs), ET le mieux pour un formateur est d'élargir son profil cognitif (devenir un meilleur formateur en acquérant d'autres stratégies cognitives que celles qu'il préfère).

Ma préconisation serait donc, en situation présentiel, que vous alterniez les deux méthodes d'exposition de visuels. En e-learning, la même solution peut être utilisée mais il est également possible de créer des animations qui permettent, au choix de l'apprenant, de voir se composer le visuel étape par étape ou de l'appréhender dans sa globalité. Dans ce dernier cas, et si il y a généralisation de cette approche, cela peut avoir un impact non négligeable sur la phase de réalisation des ressources (c'est moins long et moins coûteux de faire réaliser un visuel statique qu'animé).

Encore désolé pour la longueur de cette réponse. N'hésitez pas à me faire savoir si elle vous provoque d'autres questions en retour.

mardi 2 octobre 2007

Témoignages de trois tuteurs québécois

Il y a quelques jours, nous nous faisions l'écho de la mise en ligne du Guide d'orientation pour la scénarisation du tutorat en ligne conçu par Richard Hotte (Téluq-UQAM) et Véronique Besançon (Université de Montréal).

Aujourd'hui, nous attirons votre attention sur les 3 vidéos de ce guide dans lesquelles des tuteurs à distance d'expérience diverse parlent de leur travail.

Extrait du Guide d'orientation pour la scénarisation du tutorat en ligne

Trois vidéos de tuteurs en ligne témoignent de leurs expériences d’intervention auprès de catégories d’étudiants provenant de milieux diversifiés. Ces témoignages prennent la forme d’histoires de vie qui nous introduisent aux multiples interrogations guidant la pratique du tutorat en ligne selon que les tuteurs concernés sont novices, intermédiaires ou experts. Selon le plan d’entretien retenu, les témoignages suivent la trame suivante : le mode d’intervention, les types de cours, les aspects de la tâche, le mode de fonctionnement, son appropriation, le témoignage de situations significatives de son tutorat.

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  • Un tuteur novice : Guillaume Paré, étudiant à la maîtrise des programmes de bioéthique de l’Université de Montréal, engagé à titre d’assistant d’enseignement dans le cours PLU6046A Éthique de la recherche : introduction, offert par la Faculté des études supérieures de l’Université de Montréal. Guillaume Paré fait part de réflexions de ses premières expériences de cotutorat en ligne pour le cours d’introduction en éthique de la recherche.
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  • Un tuteur intermédiaire : Isabelle Boutin-Ganache, étudiante au doctorat des programmes de bioéthique de l’Université de Montréal, engagée à titre d’assistante d’enseignement dans le cours PLU6046A Éthique de la recherche : introduction, offert par la Faculté des études supérieures de l’Université de Montréal. Elle témoigne de ses différentes expériences en tant que tutrice en ligne pour un cours d’introduction en éthique de la recherche.
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