mardi 1 septembre 2026

 Ce billet est le millième publié sur le blog de t@d. Un chiffre qui invite moins à se retourner qu'à vérifier si le chemin parcouru tient encore debout... C'est un peu l'exercice auquel je me suis livré dans l'article que je partage aujourd'hui. 




En 2010, je publiais « Propositions pour l'ingénierie tutorale », un texte qui posait les bases d'une démarche méthodique pour concevoir les services d'accompagnement des apprenants à distance. En 2020, l'intelligence artificielle s'invitait dans cette réflexion avec la notion de cobotique tutorale, que j'ai depuis progressivement outillée : matrice de cobotique, outil d'aide à la décision, spécifications d'interface tuteur. 

L'article que je propose prend du recul sur ce parcours : la cobotique tutorale est-elle un simple prolongement de l'ingénierie tutorale, ou introduit-elle quelque chose d'assez différent pour mériter un traitement à part ? 

Je défends une réponse en deux temps. D'un côté, la continuité est réelle : même cadre conceptuel (le triptyque vouloir/savoir/pouvoir faire), mêmes livrables, même finalité au service des apprenants. De l'autre, quatre déplacements m'obligent à nuancer cette continuité : un nouvel objet de conception à calibrer, un basculement vers une vigilance continue pendant l'exécution de la formation, un enjeu de pouvoir organisationnel plus aigu, et une exigence d'itération permanente propre à la technologie elle-même. 

Plutôt que de trancher artificiellement, j'assume cette tension et je la discute à travers trois lectures possibles — cumulative, extensive, de rupture, avant de me positionner. 

Cet article est aussi, à sa manière, une illustration de son propre sujet : il a été rédigé avec l'aide de Claude, dans une répartition des tâches (recherche, structuration, reformulation) que je détaille en avertissement, et qui correspond précisément à la complémentarité homme-IA que je décris dans le texte. 

Mille billets pour continuer à penser, avec d'autres, ce que veut dire accompagner à distance. Et visiblement, la question reste toujours aussi vivante. 


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