lundi 19 mars 2018
Quelques exemples d’interventions tutorales sur le plan métacognitif
lundi 12 mars 2018
Quelques exemples d’interventions tutorales sur le plan motivationnel
lundi 5 mars 2018
Quelques exemples d’interventions tutorales sur le plan socio-affectif
lundi 26 février 2018
Quelques exemples d’interventions tutorales sur le plan cognitif
lundi 11 septembre 2017
lundi 2 mai 2016
Les qualités des tuteurs à distance reconnues par des apprenants
dimanche 5 avril 2015
Fonctions, plans de support à l'apprentissage, rôles, postures, des notions pour identifier les objectifs et les tâches des tuteurs à distance
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L'arbre de vie de Gustav Klimt |
vendredi 2 janvier 2015
Thèse de Clément Dussarps sur la dimension socio-affective et l'abandon en FOAD
- Les "intégrés" qui attendent des relations de qualité et avec une fréquence régulière avec les enseignants et leurs pairs (25% de l'échantillon étudié)
- Les "exclusifs avec les enseignants" qui souhaitent de telles relations avec les enseignants et peu, voire jamais, avec leurs pairs. (52% de l'échantillon étudié)
- Les "exclusifs avec leurs pairs" qui se tournent vers leurs pairs et très peu vers les enseignants. (2% de l'échantillon étudié)
- Les "isolés" qui échangent peu avec les enseignants et leurs pairs. (21% de l'échantillon étudié).
- Il n'existe pas de liens statistiques entre les styles d'apprentissage et l'abandon.
- Les abandons ont différentes origines : des causes internes propres à l'apprenant et des causes externes, liées à sa vie hors dispositif (familiale, professionnelle) ou au dispositif de FOAD.
- Le profil socio-démographique et les attentes socio-affectives et/ou le vécu socio-affectif de l'apprenant renseignent sur les risques d'abandon.
- Hormis les "isolés", plus un apprenant a des relations socio-affectives de qualité avec les enseignants et ses pairs, moins il risque d'abandonner.
- Utiliser des outils de communication synchrones plutôt qu'asynchrones.
- Proposer des regroupements présentiels ou à distance.
- Donner les règles de communication au sein du dispositif et indiquer les personnes-ressources.
- Envoyer un message de bienvenue.
- Ouvrir à la communication par des formules telles que "n'hésitez pas à me recontacter".
- Se présenter et faire se présenter.
- Favoriser les rencontres entre pairs.
- Proposer un système de parrainage entre apprenants.
- Veiller à une cohérence du discours entre enseignants et avec le personnel administratif.
- Suivre les traces numériques sur la plateforme de formation.
- Etablir un contrat pédagogique et fournir un syllabus de chaque cours.
- Proposer un calendrier des principales dates.
- Aider l'apprenant à savoir réagir en cas de difficultés.
- Faire participer les apprenants à la création d'une FAQ qui liste les conseils et astuces liés à la formation.
- Inviter les apprenants à tenir un carnet de bord (ou journal d'apprentissage) privé et public.
- Aider les apprenants à identifier les ressources (possibles supports) en dehors du dispositif.
- Proposer des outils permettant la création d'un réseau d'anciens étudiants ou professionnel.
samedi 23 novembre 2013
lundi 18 juin 2012
Des fonctions et des plans de support à l’apprentissage à investir par les tuteurs à distance. Par Jacques Rodet
mardi 2 novembre 2010
Quelques interventions sur le plan méthodologique que le tuteur à distance peut entreprendre. Par Jacques Rodet

Les apprenants, au cours d'un parcours de formation long, devraient également se fixer comme objectif de s'améliorer en tant qu'apprenant afin d'augmenter leur productivité. Pour cela, il leur est nécessaire de faire le point sur leurs manières d'apprendre, de repérer leurs préférences cognitives et d'évaluer les stratégies d'apprentissage auxquelles ils ont recours. A cet égard, le rôle du tuteur à distance se situe sur les plans de la diffusion d'informations méthodologiques et sur celui de la sensibilisation à la métacognition.
Une des difficultés cognitives assez courante de ce type de public est liée à la capacité de lire pour apprendre. Savoir distinguer les méthode de lecture sélective ou de repérage, de lecture en diagonale et de lecture active, en comprendre les méthodologies, s'exercer à les mettre en oeuvre, évaluer les résultats, sont des actions que les apprenants peuvent entreprendre dès lors que le tuteur intervient de manière proactive sur ces thèmes.
Une autre compétence que les apprenants doivent développer est de savoir trouver les informations dont ils ont besoin pour réaliser certaines activités d'apprentissage. Préparer sa recherche, repérer l'information, obtenir les documents, analyser la documentation et rédiger son travail constituent autant d'étapes sur lesquelles ils doivent être en mesure de progresser. Là encore, le support des tuteurs à distance doit certainement prendre une forme proactive par la transmission de fiches méthodologiques par exemple.
Un des risques que les apprenants ont également à affronter est celui du plagiat. Fréquemment, les connaissances préalables en matière de citation sont lacunaires et c'est donc par une sensibilisation à la question du plagiat et à la manière de l'éviter que le tuteur peut apporter son aide.
Enfin, si l'on souhaite que les apprenants adoptent une posture métacognitive, il n'est pas inutile que le tuteur à distance précise ce que recoupe la métacognition et propose quelques activités susceptibles de l'encourager telle que la tenue d'un journal de formation.
Illustration : Helen Frankenthaler, Magic Carpet, 1964
jeudi 12 novembre 2009
Distinction entre support motivationnel et support socio-affectif des apprenants. Par Jacques Rodet

J'ai eu l'occasion (ici) de présenter ainsi ces deux plans de support à l'apprentissage :
Le socio-affectif regroupe les interventions du tuteur visant à lutter contre le sentiment et/ou la matérialité de l’isolement de l’apprenant. D’autres démarches socio-affectives du tuteur visent à ce que l’apprenant atteigne un objectif qui est largement transversal à toute formation en ligne, l’accroissement de son autonomie. En effet, l’autonomie ne peut se résumer à être un préalable demandé aux apprenants. Dans le cadre de formations basées sur une approche collaborative, et celle-ci est de plus en plus fréquente, le tuteur doit également agir comme un facilitateur entre les apprenants.
Le motivationnel est un plan de support à l’apprentissage qui vise à encourager la persévérance à la formation et à prévenir l’abandon. Le tuteur, ne doit pas se limiter à intervenir comme aiguillon et relais des stratégies de motivation extrinsèque mais doit également agir de manière à ce que l’apprenant renforce sa motivation intrinsèque. Ceci est particulièrement nécessaire lorsque l’apprenant n’arrivant plus à faire face à ses difficultés d’apprentissage envisage l’abandon. Le tuteur ne devrait pas non plus être avare d’encouragements et de félicitations car le renvoi seul de l’apprenant à ces erreurs ou à ces échecs est profondément démotivant pour de nombreuses personnes.
Pour plus de détail sur ces deux plans vous pouvez visionner la présentation ci-dessous (de 2.23 mn à 8.00 mn).
De manière générale, il apparaît que le plan socio-affectif est davantage centré sur l'aptitude de l'individu à s'intégrer dans le dispositif de formation alors que le plan motivationnel concerne plus directement sa capacité à persévérer dans la formation.
Il va de soi que certaines interventions tutorales peuvent simultanément s'inscrire dans l'un et l'autre plans de support à l'apprentissage. Pour autant, il est important que le tuteur investisse davantage le plan socio-affectif au démarrage de l'action de formation. Il s'agit essentiellement pour lui d'accompagner l'apprenant ou le groupe d'apprenants, de faciliter son intégration, de lui faire prendre conscience qu'il n'est pas seul, bref de réduire les distances, en particulier la distance transactionnelle et/ou symbolique. Sur le plan motivationnel, l'action du tuteur relève avant tout du soutien et moins de l'accompagnement. C'est au cours de la formation, et moins au démarrage, que le tuteur peut être amené à soutenir la motivation de l'apprenant.
Une des difficultés à distinguer ces deux plans tient peut-être à l'origine de l'apparition du tutorat à distance qui a été développé pour lutter contre les abandons et qui visait donc clairement l'instauration d'un soutien motivationnel. S'il est vrai que les interventions sur le plan socio-affectif contribuent à cet objectif , elles ne s'y limitent pas. Accompagner l'apprenant, par exemple, dans l'exercice de son autonomie, certes facilitera sa persévérance, mais lui permettra aussi d'atteindre d'autres objectifs relevant du savoir-faire et du savoir-être.
lundi 24 août 2009
Magalie Morel : Paroles d'élèves quant aux modalités d'encadrement
Sans titre. Arshile Gorky

Magalie Morel, dans une conférence auprès de la SOFAD (Société de formation à distance des commissions scolaires du Québec) a présenté quelques uns des résultats de sa recherche "Analyse critique des pratiques d’encadrement des adultes au secondaire et au collégial".
Nous reproduisons ci-dessous quelques uns des passages significatifs de son diaporama.
Sur les attentes des apprenants envers les tuteurs
- Qu'il soit disponible au cas où.
- Qu'il me juge personnellement et non comme étant juste un élève.
- Qu'il corrige mes erreurs et me les explique.
- Qu'il ait un courrier électronique et qu'il s'en serve.
- Qu'il partage en quelque sorte son plaisir d'apprendre.
- Le tuteur doit posséder de bonnes habiletés de communication ainsi qu'un certain degré d'ouverture et d'empathie afin d’établir une bonne relation.
- Il doit être capable de diagnostiquer les problèmes et les difficultés de compréhension.
- Il doit être là pour aider au besoin.
- À côté de l'erreur, montrer l'emplacement qui en parlait dans le tome.
- Encourager.
- Expliquer chacune des erreurs une par une.
- Répondre le plus vite possible.
- Être disponible.
- Donner des liens sur Internet pour davantage de documentation.
- Un professeur empathique, c'est plaisant aussi!
Sur les autres personnes ressources de l'apprenant
- L'entourage immédiat se révèle important au plan du soutien.
- Pour certains, l'amie de coeur est une source importante de motivation et d’engagement.
- Un élève explique que ses amis comprennent l’importance qu'il accorde à la réalisation de ses cours. S’il en discute avec eux, ses inquiétudes et ses difficultés trouveront écho.
- Les membres de la famille ont également une influence certaine dans la motivation et la réussite.
- L'influence de la famille demeure cependant limitée à la motivation et ne s'étend pas à la compréhension de la matière à l'étude. Souvent, les parents ne peuvent aider dans les travaux.
- les pairs, c’est-à-dire les autres élèves FAD ne semblent pas occuper une place importante dans le soutien à l’apprentissage et à la motivation.
- La vision du soutien est limitée au tuteur par rapport au contenu d’apprentissage.
Les contradictions des apprenants dans leurs demandes d'encadrement
- Ils comprennent mal les exigences organisationnelles liées à l’encadrement.
- Il faudrait que le tuteur soit disponible 24h/24, ce qui n’est pas possible.
- Ils veulent un soutien en tout temps, même s’ils se considèrent relativement automnes et qu’ils ne font appel aux tuteurs que de façon sporadique.
- Ils veulent que le tuteur soit ouvert et empathique pour soutenir leur motivation, toutefois c’est l’entourage qui est le premier à venir soutenir la motivation et à qui ils demandent ces qualités.
lundi 12 janvier 2009
Un petit essai de VCASMO à propos des champs d'interventions des tuteurs à distance
Je remercie Stéphane Wattier pour sa présentation et surtout son excellent tutoriel sur la solution VCASMO qui permet de coordonner simplement une vidéo et un diaporama. Je vous livre le résultat de mon premier essai qui concerne un thème, les champs d'intervention du tuteur à distance, que j'ai déjà eu l'occasion d'aborder par écrit, en vidéo également mais toujours séparément.
Pour l'occasion, j'ai enregistré une nouvelle vidéo et reformaté un diaporama. Pour la voir en plein écran, une fois la vidéo lancée, vous avez une petite loupe en dessous du diaporama.
Vous pouvez également visionner le résultat ici.
lundi 24 novembre 2008
A propos des plans de support à l'apprentissage. Par Jacques Rodet
Séraphin Alava dans sa récente communication « Approche qualitative du rôle du tuteur de FOAD dans l’enseignement supérieur » (1) lors du 25e congrès AIPU fait référence, entre autres, à plusieurs de mes textes sur le tutorat et propose une nouvelle mouture des plans de support à l'apprentissage que j'identifiais il y a quelques années (cf. ci-dessous).
Sur le plan relationnel, je me demande si il ne serait pas judicieux de distinguer d'une part, les interventions en direction de l'apprenant et d'autre part, celles en direction du groupe d'apprenants.
Sur le plan stratégique, en particulier sur les items "mettre en lien formation emploi" et "accompagner dans le projet professionnel", il me semble que nous nous rapprochons davantage des interventions du tuteur durant la période de stage en entreprise que de celles directement liées au cursus de formation. Cette dimension me paraît importante mais est-elle directement liée au tutorat dans des dispositifs de formation à distance ? Ne préfigure-t-elle pas un rapprochement ou une articulation entre les différentes dimensions du tutorat que sont le tutorat à distance et le tutorat de stage ? Ces distinctions sont-elles encore pertinentes ? Sur cette question, André Chauvet avait amené des éléments intéressants (cf. la vidéo "Formes et usages des pratiques d'accompagnement").
Par ailleurs, je m'interroge sur le positionnement de l'item "aider à la maîtrise des outils" dans le plan socio-affectif. Il me semble que les interventions du tuteur sont ici plus à classer dans le plan technique et cognitif.
Quelle est la différence entre les items "aider au point de vue technique" placé par Alava dans le plan technique et cognitif et "aider à la maîtrise des outils" dans le plan socio-affectif. Pour ce dernier item, est-il fait référence aux besoins de support que l'apprenant peut avoir eu égard à son rapport affectif aux outils ? Ceci n'est-il pas lié aux préférences cognitives des apprenants ?
Dans le plan motivationnel, Alava introduit l'item "aider à la démarche de coaching". Ceci m'interroge sur deux plans. Quelle différence est établie par Alava entre coaching et tutorat ? Le positionnement de cet item dans le plan motivationnel indique-t-il qu'il s'agit de soutenir les apprenants pour qu'ils deviennent leurs propres coachs ?
____________________
(1) L'article d'Alava est accessible à l'adresse suivante dans le document intitulé 06-ACTES5.pdf (20 Mo) pages 734 à 746. http://www.aipu2008-montpellier.fr/index.php?dossier_nav=839&action=0&id=
mercredi 1 octobre 2008
Les compétences du tuteur à distance

Les compétences disciplinaires traduisent le niveau d’expertise sur le sujet de la formation, la capacité du tuteur à répondre aux questions sur le contenu du cours et à fournir des informations ou à indiquer des ressources complémentaires au ressources d’enseignement du dispositif, de corriger et de rétroagir aux productions des apprenants…
Les compétences techniques sont celles que le tuteur doit développer par rapport aux technologies constitutives de l’environnement de formation. Sans être un expert, le tuteur doit être un utilisateur de bon niveau et ce d’autant plus qu’il peut lui être confié certaines tâches d’administration du dispositif e-learning. Il doit précisément identifier ce qu’il connaît et ce qu’il ne connaît pas sur le plan technique afin de pouvoir soit répondre rapidement à l’apprenant soit rediriger celui-ci vers une personne compétente.
Les compétences relationnelles renvoient au savoir-faire comportemental du tuteur, à sa capacité de négociation et de résolution des conflits tant avec un individu qu’au sein d’un groupe, à sa prédisposition à l’écoute et à l’empathie, à sa maîtrise des processus motivationnels et sa compréhension de la dimension socio-affective. Il est important de noter que si le tuteur développe une relation d’aide envers les apprenants, il doit se garder de prendre une posture psychologisante ou compassionnelle.
Brigitte Denis, dans son article "Quels rôles et quelle formation pour les tuteurs intervenant dans des dispositifs de formation à distance ?" associe les types d'intervention tutorales aux compétences que le tuteur doit posséder pour les réaliser.

vendredi 11 avril 2008
Les compétences des tuteurs et des apprenants à distance selon Faouzia Messaoudi

article en synthèse vocale par YakiToMe!
Dans son article Tutorat et gestion de changement : deux leviers pour réussir la formation à distance au Maroc (Cas du Master ITEF) Faouzia Messaoudi propose deux figures pour spécifier les compétences des tuteurs et des apprenants à distance. Nous les reproduisons ci-dessous.


« L'évaluation impartiale » renvoie-t-elle à la recherche impossible de l'objectivité* ou au contraire renvoie-t-elle à une démarche où prévaut le souci de la légitimité de l'évaluation et du caractère juste (négocié ?) du jugement porté ?** « Management relationnel et communication » signifie-t-il que la relation doive être managée, c'est-à-dire, organisée, planifiée, par le tuteur ou au contraire faut-il entendre que le tuteur doit être en mesure d'identifier les ressorts et la qualité de la communication qu'il entretient avec un apprenant ? Par ailleurs, il semble difficile de considérer la « motivation extrinsèque » comme une compétence requise de l'étudiant. En l'occurrence, la compétence renverrait à la capacité de l'apprenant à développer une certaine résistance, ou simplement à relativiser l'influence du bâton et de la carotte que constitue la motivation extrinsèque, et il est vrai que certaines carottes sont appétissantes et que certains bâtons sont bien dissuasifs. De la même manière « l'attrait pour le contenu » n'est pas tant une compétence qu'une prédisposition qui peut difficilement être « requise ». Derrière la « Culture propre à la FOAD » faut-il entendre d'autres compétences non spécifiées comme celle à gérer son parcours d'apprentissage ou celle à développer son autonomie ?
Ces quelques réserves sur certaines dénominations de compétences ne doivent pas faire hésiter à lire cet article qui s'attache à présenter le tutorat comme un levier important de réussite d'un dispositif hybride au Maroc, passage considéré obligé par Faouzia Messaoudi « avant de basculer vers le tout en ligne ».
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* Recherche vaine que celle de l'objectivité dans l'activité d'évaluation comme l'a bien démontré François-Marie GERARD, dans son article
L'indispensable subjectivité de l'évaluation
** Ceci pose la question de son pouvoir d'évaluateur de la part du tuteur. Cf. Rodet (2003)
Le Pouvoir et la légitimité du formateur à distance