lundi 17 juin 2019

La Téluq fait appel à des briseurs de grève

Où s'arrêtera la Téluq dans le baffouement de ses obligations auprès de ses employés tuteurs ? Force est de constater que sa direction, après avoir privé de travail les tuteurs, vient de franchir une nouvelle étape alors même que la grève déclenchée le 28 janvier se poursuit.



Alors qu'elle a été dans l'obligation de cesser toute relation avec l'institut MATCI à qui elle avait confié l'accompagnement d'étudiants qu'elle avait retiré aux tuteurs, la Téluq persiste dans sa volonté d'élimination des tuteurs au profit de la sous-traitance en lançant un appel d'offre pour recruter des correcteurs. Il ne s'agit en l'occurrence ni plus ni moins que de recourir à des briseurs de grève.

Notons, comme le précise l'extrait ci-dessous, que les exigences de la Téluq envers les correcteurs qu'elle recherche sont bien moindres que celles auxquelles les tuteurs sont soumis et que les premiers perdants seront les étudiants eux-mêmes. 








vendredi 14 juin 2019

Schématiser le dispositif tutoral

Loin de la figure du tuteur-orchestre, il existe de nombreux avantages organisationnels, économiques, pédagogiques à recourir à plusieurs profils de tuteurs à distance. Toutefois, il ne suffit pas de convoquer plusieurs profils de tuteurs pour que les apprenants en tirent des bénéfices. Ce dispositif doit être présenté, par exemple dans la charte tutorale.

Les schémas sont souvent le support le plus immédiatement compréhensible par de nombreux apprenants. Ils permettent d'identifier les profils de tuteurs, les relations et les flux d'informations qu'ils partagent. En voici un exemple.

Un tel schéma doit bien évidemment être complété par des mentions écrites permettant de préciser  les périmètres d'interventions de chaque profil de tuteur mais également les liens qui les relient. Relation A. Le tuteur technique apporte au participant du soutien en cas de difficulté d’utilisation ou de dysfonctionnement. En cas de difficulté à la connexion ou durant le parcours, le stagiaire peut lui envoyer un message.Relation B. Le tuteur-programme et le tuteur administratif interviennent de manière proactive en direction des participants via la messagerie ou le forum pour donner de la visibilité sur le parcours de formation.Relation C. Le participant peut solliciter le tuteur-cours qui intervient de manière réactive via le forum. De son côté, le tuteur-cours intervient de manière proactive afin d'anticiper certaines difficultés que peuvent rencontrer les apprenants.Relation D. Le tuteur-programme supervise l’activité des tuteurs-cours qui lui remontent des informations sur leurs interventions.Relation E. Les apprenants peuvent interagir entre eux au sein du forum.Relation F. Le tuteur projet accompagne l'apprenant lors de son stage en entrepriseCet exemple fictif n'a d'autre but que de sensibiliser à la nécessité de définir, cartographier et décrire le dispositif tutoral pour une formation. Il n'est donc pas un modèle à suivre pour toutes les formations mais il permet de penser celui qui est adopter en fonction des contraintes contextuelles. 





vendredi 7 juin 2019

Utiliser sa voix à distance




Dans de nombreux digital learning, la voix et plus généralement les sons ne font pas l’objet de la même attention que les éléments graphiques et d’animation. De même, en situation d’accompagnement, la voix est soit absente lors des interventions écrites soit de qualité plus ou moins bonne à travers les classes virtuelles et autres outils permettant une communication orale. Pourtant, tout formateur sait d’expérience que sa voix est son premier atout en situation d’animation. Voici quelques rappels la concernant.

Le volume, c’est la force de la voix. Il faut savoir ajuster le volume selon l’auditoire et les éléments sonores ambiants : plus doux lorsque le public est restreint et les sons ambiants limités plus élevé lorsque l’auditoire est plus étendu ou que les sons ambiants sont plus dérangeants. Le tuteur prendra soin lors d’une classe virtuelle de vérifier le volume de son micro en demandant aux apprenants s’ils l’entendent bien et de l’ajuster si nécessaire.

L’intonation correspond à la variation de la hauteur de la voix. Un énoncé articulé avec une courbe intonative montante puis descendante, est habituellement perçu comme déclaratif. Le même énoncé, prononcé avec une courbe montante en finale, est plutôt interprété comme une question.

Le débit, c’est-à-dire la vitesse d’élocution, la vitesse à laquelle le message est dit. Lent pour s’assurer de la compréhension du message ou pour réconforter. Moyen pour informer, compléter, préciser ses propos. Rapide pour stimuler le destinataire, pour se montrer dynamique, entraînant, etc.).

L’articulation, c’est le détachement et l’enchaînement correct des sons. Elle dépend des mouvements de la langue, des mâchoires et des lèvres. Elle est essentielle à la compréhension du propos et demande une attention particulière lorsque le débit est rapide.

Le rythme est créé par l’alternance plus ou moins régulière des syllabes accentuées, des syllabes inaccentuées et des pauses. Il peut être calme et posé, rapide et dynamique, saccadé et nerveux, etc. Les pauses et les silences donnent le temps d’assimiler, scandent la structure du propos, souligne un passage important.

La variation de ces éléments et de leur combinaison permet aux apprenants de maintenir davantage leur attention et d’assimiler les propos qui sont tenus.

Source : https://lacroiseefr.wordpress.com/2010/06/01/les-elements-prosodiques-et-sonores/