mercredi 10 février 2010

Retour sur une formation de tuteurs à distance. Par Jacques Rodet


Dans le cadre du dispositif Pairform@nce, j'ai eu l'occasion de concevoir et d'animer une formation destinée à des personnes ayant à assumer des fonctions tutorales auprès d'enseignants s'engageant dans des projets d'introduction des TICE dans leurs pratiques professionnelles.

Cette formation d'un format de 20 heures réparties sur 4 semaines a été réalisée entièrement à distance pour des questions d'accessibilité et de coûts. Un autre effet poursuivi était d'immerger les participants dans une modalité de formation leur permettant d'expérimenter la posture d'apprenant à distance et d'être en observation réflexive des interventions tutorales dont ils ont bénéficié. Le parcours alternait des classes virtuelles, des échanges sur forums et par chat, des temps d'appropriation de ressources par les participants. Lors de cette dernière modalité, les apprenants bénéficiaient également d'un tutorat à distance asynchrone par forum et mail. Les ressources comportaient des articles scientifiques, des billets de blogs, des diaporamas, des diaporamas sonorisés, des vidéos.

Les outils utilisés ont été la plateforme Pairform@nce basée sur le LMS Moodle comportant les outils de communication suivants : chat, wiki, forum. La classe virtuelle Centra a été utilisée pour les rencontres synchrones.

Les objectifs poursuivis étaient :
  • Connaître les rôles et fonctions du tuteur à distance et les plans de support à l'apprentissage ;
  • Savoir réaliser une intervention tutorale à distance ;
  • Savoir concevoir et utiliser des outils de suivi du tutoré.
Structuré en 4 semaines, le parcours se déclinait de la manière suivante :

Semaine 1
  • Invitation des participants via des échanges par mail ;
  • Fourniture d'un guide de formation présentant les objectifs et le déroulement de la formation ;
  • Classe virtuelle d'accueil ;
  • Mise en place d'un forum sur le déroulement du cours ;
  • Activité d'émergence des connaissances préalables des participants sur le tutorat basée sur un forum comportant 10 questions ;
  • Proposition d'une activité de journal de formation.
Semaine 2
  • Travail sur ressources accompagné d'un tutorat par forum et mail sur les rôles et fonctions des tuteurs à distance ;
  • Chat de remédiation ;
  • Activité de rédaction de billets par les participants sur un blog dédié ;
  • Activité coopérative de mots-croisés sur la base d'un wiki.
Semaine 3
  • Travail sur ressources accompagné d'un tutorat par forum et mail sur les modalités d'intervention des tuteurs à distance, la proactivité et la réactivité du tuteur, l'écoute active à distance ;
  • Classe virtuelle de remédiation.
Semaine 4
  • Travail de conception d'interventions tutorales à partir de cas type. Cette activité a été réalisée via un forum et était accompagnée d'un tutorat par forum et mail ;
  • Classe virtuelle de remédiation sur les cas type et de bilan de la formation ;
  • Clôture de la formation par un message récapitulant les pistes d'amélioration de cette formation qui ont été dégagées avec les participants lors de la dernière classe virtuelle.
Retour sur les modalités tutorales

Les interventions proactives ont été privilégiées tant par des messages sur forum que par l'envoi de mail personnalisés. Les objectifs de ces interventions étaient de type motivationnel et socio-affectif.


Les interventions réactives ont été réalisées dans le cadre des échanges sur forum et lors des classes virtuelles qui ont été utilisées non pas pour développer des exposés mais pour procéder aux remédiations nécessaires et aux échanges entre les pairs (plan cognitif et métacognitif).

l'image dans son contexte, sur la page : www.dbarc.com/index.php?c=temClient&l=fr&s=dbarc

lundi 8 février 2010

Chronique de Philippe Inowlocki : Rôle de l’entretien dans les pratiques des formateurs, un serious game à l'AFPA


Dans quelques heures seront disponibles sur le site du FFFOD (Forum Français pour la Formation Ouverte et à Distance) les vidéos des interventions des participants aux 8e rencontres qui ont lieu à Strasbourg du 13 au 15 janvier 2010.

Elles ont été l'occasion de présenter un bilan des grandes tendances en matière de formation et d'enseignement à distance. L''innovation sur les dispositifs de formation semble concerner cette année principalement les thèmes des réseaux sociaux, des portfolios professionnels et les jeux sérieux (serious game). L'ensemble des Thèmes est accessible sur le site du FFFOD.

Georges Michel, ingénieur pédagogique à l'AFPA (Association pour la Formation des Adultes) a présenté lors des rencontres un EIAH (environnement informatique d'apprentissage humain) de simulation de plus en plus appelé "Serious game" depuis l'appel à projets du ministère de l'industrie. Ce jeu sérieux est nommé IVT (Interviewer’s Virtual Trainer) ou Réalité Virtuelle et Entretien. Les apprenants interagissent avec un des cinq personnages virtuels doté d'une certaine autonomie dans ses réponses. Le personnage virtuel de l’intervieweur est piloté par l’apprenant, il est figuré également par un personnage à l'écran. L'apprenant doit choisir parmi trois répliques représentant des modalités de techniques d'entretien.

Georges Michel est également chercheur en didactique professionnelle et consultant à l'Institut national des métiers de la formation, au sein de la direction de l'ingénierie de l'AFPA. Les principes de l'ingénierie didactique du projet avaient été présentés par un compte-rendu des études préalables d'analyse des situations vécues par les formateurs en 2005 et 2008. L'ensemble des recherches à l'AFPA étaient mises en perspective par Pierre Pastré dans la revue "Travail et Apprentissages".

La problématique : rôle de l’entretien dans les pratiques des formateurs


Pour Georges Michel, l'entretien de résolution des difficultés d'apprentissage et les compétences de conduite d'entretiens par les formateurs, et je suppose qu'il y associerait les tuteurs de la formation à distance, sont des compétences critiques pour le développement professionnel des formateurs "métier". Ceci en particulier à l'AFPA où les formateurs sont recrutés en premier lieu pour leur compétences techniques "métiers", puis sur leur potentiel à devenir des formateurs.

De la même façon, en matière de formation à distance, les tuteurs engagés dans des relations de médiations et d'accompagnement avec des apprenants doivent développer des compétences pour la résolution de problèmes d'apprentissage. Ainsi, la connaissance des mécanismes des difficultés d'apprentissage et la capacité à conduire des entretiens de diagnostic nous semble tout aussi centrale dans la relation avec les apprenants dans les dispositifs à distance.

George Michel cite le psychologue D. D.Hammill (1990) « Il est difficile de comprendre comment un professionnel peut réussir à identifier, diagnostiquer, ordonner un traitement, enseigner ou rééduquer, motiver, ou améliorer de manière générale la vie d’une personne qui présente des difficultés d’apprentissage sans avoir préalablement une idée claire et précise de la nature des difficultés d’apprentissage. »

Son expérience témoigne d'un constat que nous serons nombreux à partager : " La volonté d’aider rapidement l’apprenant conduit le plus souvent les formateurs et psychologues à négliger l’utilisation de l’entretien et plus particulièrement l’exploration de la situation problème, ce qui a un effet négatif sur la pertinence du diagnostic. [..]. Ce constat nous a conduit à accorder plus d’importance, dans la formation des formateurs, à la conduite d’entretien et plus particulièrement aux phases d’exploration et d’analyse de ce que l’interviewé apporte". L'entretien est défini ici, avec les pratiques d'observation de l'activité de l'apprenant comme un outil de diagnostic pour proposer des remédiations pédagogiques.

La conduite d'entretiens : des compétences à composantes relationnelles et techniques

Michel et Allemand (2008) dans le cadre l'analyse didactique des situations, proposent de dégager des phases génériques de la méthode d'entretien, cependant, ils précisent avec Leplat et Hoc (1983), "[..] le résultat de l'entretien ne peut être défini ; de même le déroulement, c'est à dire la combinatoire des actions, ne peut être anticipé. On peut seulement anticiper globalement plusieurs scénarios, mais le déroulement dépendra des interactions interviewé - intervieweur." Les phases prendront donc une importance et une complexité très variable au cours de l'entretien :
  1. Une phase d'accueil ou l'intervieweur met en place une relation de confiance ;
  2. Une phase de négociation du contrat de communication, l'intervieweur donne un cadre à l'entretien en proposant un ou deux objectifs selon le thème apportés par l'interviewé ;
  3. Une phase d'exploration de la situation-problème de l'interviewé telle qu'elle s'exprime pour lui ;
  4. Une phase d'analyse de la situation ou l'intervieweur aide l'interviewé à organiser et à hiérarchiser les éléments mis à jour ;
  5. Une phase d'identification d'hypothèses de causes, comment l'interviewé a compris les différentes causes des difficultés ?
  6. Une phase de vérification des hypothèses de causes ;
  7. Une phase d'identification et de vérification des hypothèses de remédiation. L'intervieweur aide l'interviewé à formuler des solutions alternatives et réalistes pour lui permettre de sortir de sa situation problématique ;
  8. Une phase d'élaboration d'un plan d'action ;
  9. Une dernière phase de conclusion de l'entretien.
Bénéfices pour les tuteurs pour la FOAD d'une formation sur simulateurs de conduite d'entretiens en situation de formation

L'usage de ressources sur simulateur apporterait un bénéfice certain aux tuteurs en formation, en effet, s'entrainer avec des personnages virtuels donne le droit de faire des erreurs de diagnostics et de prises de décision. Les situations d'entretiens simulées sont conçues à partir de situations ayant des enjeux réels : les variables didactiques (les concepts qui font l'objet de l'apprentissage) sont maitrisées, l'enregistrement des traces et les modalités d'interactions qu'offrent les simulateurs multimédia sont sans équivalents. En revanche à mon sens, il serait nécessaire d'élaborer des scénarii spécifiques pour les tuteurs de la formation à distance, prenant en compte leur propre environnement socio-technique et de communication (travail en temps asynchrone, système d'information pédagogique, plateforme, etc..).

Que pourraient appendre les tuteurs en FOAD avec IVT ( Interviewer’s Virtual Trainer) ?

Georges Michel identifie un certain nombre d'étapes d'apprentissages dans l'usage du simulateur que les apprenants acquièrent généralement dans un certain ordre :
  1. identifier que l'entretien possède une structure. " Savoir où l’on est et où l’on va diminue la charge cognitive et le stress du débutant [tuteur] et libère de l’attention au bénéfice de la centration sur l’interviewé[...]" ;
  2. identifier la posture professionnelle à adopter [...] "pouvoir faire abstraction de son propre cadre de référence et résister aux tendances naturelles de conseil et de « faire à la place de » pour pouvoir se centrer sur l’interviewé ;
  3. être capable de problématiser la situation : "Comment passer d’une situation bloquée dans laquelle l’apprenant ne sait pas quoi faire à un diagnostic partagé de la situation qui va permettre à l’interviewé d’agir."
Pour ceux qui comme moi ont étudié - au siècle dernier - les sciences de l'éducation avant l'essor des nouvelles technologies, on observera avec satisfaction que les concepts de la non directivité de Carl Rogers retrouvent dans ce dispositif une nouvelle jeunesse !

Références

L’apprentissage de la conduite d’entretien par les formateurs, Georges Michel, Martine Allemand, revue Travail et Apprentissages, n°2, décembre 2008

MELLET-d’HUART D. & MICHEL G. Réalité virtuelle et apprentissage. In GRANDBASTIEN M. & LABAT J.-M. (Eds.) Les environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humain. Editeur Hermes, Collection "Traité IC2 Information Commande Communication", 2006.

Hammill D.D., On Defining Learning Disabilities, An Emerging Consensus, Journal of Learning Disabilities.1990; 23: 74-84

CR Rogers, EL Herbert, M Pagès, Le développement de la personne- 1998 - Dunod

Le point sur les pratiques d'entretiens en situation de formation :
http://www.inmf.afpa.fr/esp-plus/productions/point5.pdf

La complexité de la conduite d'entretien, Georges Michel avec Bernard Paugam et Dominique Tricot sur le site TFS (Télé Formation et Savoir)
http://www.tfs.afpa.fr, rubrique « les métiers de la formation », série « les entretiens ».

http://www.tfs.afpa.fr/ressources/open/8179

http://www.news-daesign.com/site/Daesign_afpa.html


RODET, Jacques (2009) Aider les apprenants à demander de l'aide : http://blogdetad.blogspot.com/2009/03/aider-les-apprenants-demander-de-laide.html

mercredi 3 février 2010

A propos des outils de communication à la disposition du tuteur à distance. Par René Andreani


L’objectif de ce billet est de partager quelques réflexions concernant l’utilisation des outils de communication à la disposition du tuteur de formation à distance.

La description de ces outils, leur classification, la liste des avantages et des inconvénients se trouvent maintenant assez facilement sur le Web. Cf. par exemple le document du GRECO http://greco.grenet.fr/documents/_tutorat_outils_de_communication.pdf

Il s’agit ici, plutôt d’essayer de pointer les écueils que peut représenter l’utilisation de ces outils au cours d’un processus d’apprentissage dans lequel les échanges à distance prennent une place importante.

Les réflexions que j’exprime sont tirées de mon expérience personnelle de tuteur de formation académique (outils TICE) utilisant la plate-forme du CNAM (Plei@d) et… de l’expérience d’apprenant que je vis en ce moment à travers une formation animée par Jacques Rodet. Elles se limiteront aux principaux outils de communication synchrone.

Des outils de communication… mais lesquels ?

Au cours d’une conférence en ligne qui concernait « la mise en œuvre de parcours Pairform@nce », une collègue a utilisé, à propos de ce qui est mis en place par les tuteurs de formations à distance, une expression qui me parait très juste : « il s’agit de reconstruire ce que la distance défait ».

De ce point de vue la panoplie des outils de communication à disposition est devenue tellement pléthorique (voir le document cité plus haut) qu’il est indispensable de se poser les questions suivantes : quelles tâches ? Quels outils ? A quels moments ?

Comme l’évoquait un de mes collègues, la multiplication des supports de communication et d’échanges peut être contre-productif. Cela peut décourager d’avantage les personnes qui ont a priori peu d’appétit pour ce type d’outils mais peut également dérouter les personnes pourtant habituées à communiquer par ces voies. D’autant que cette « dispersion » accroît un autre problème : celui lié au facteur temps.


Des outils de communication… mais quelle communication ?


Concernant les outils synchrones, celui qui semble poser le moins de problème et apporter aux stagiaires le plus de satisfaction est la Classe Virtuelle. C’est en effet l’outil qui se rapproche le plus du présentiel et dans lequel tuteurs et apprenants retrouvent le plus facilement des postures « allant de soi ».

L’autre outil synchrone très utilisé est le Chat. Précisément, l’idée de rédiger ce billet m’est venue suite à ma participation à un chat durant lequel j’ai retrouvé les problèmes rencontrés dans les chats des formations que j’ai été amené à tutorer :

  • Décalage dans le temps entre la question et la réponse, surtout bien sûr quand les intervenants sont nombreux. Suivre les échanges peut devenir vite une gageure, en tout cas très inconfortable pour le tuteur comme pour les apprenants. Il est possible d’obtenir une réponse précise à une question précise mais le bénéfice collectif peut s’avérer faible.
  • Participer impose de taper rapidement et du coup brièvement, ce qui peut fausser le message qu’on souhaite faire passer dans les réponses, mais également dans les questions qui sont parfois imparfaitement formulées, entraînant une demande de précisons suivant d’une reformulation etc.
Source de l'illustration : http://www.photo-libre.fr


lundi 1 février 2010

Les particularités du tutorat dans un parcours Pairform@nce. Par Peter Steck


Pairform@nce est un programme d'enrichissement et développement des pratiques personnelles des enseignants en matière de TICE, basé sur une participation collaborative aux parcours de formation. Il est co piloté par la DGESCO (Direction Générale de l'enseignement scolaire) et la SDTICE (sous direction des technologies de l'information et de la communication pour l'éducation.) du Ministère de l'éducation nationale.


Paramètres du parcours Pairform@nce


L'objectif d'une formation à l'aide d'un parcours
Pairform@nce est que les enseignants acquièrent les connaissances et compétences nécessaires pour mettre en œuvre une méthode d'enseignement (incluant les TICE ou non) avec leurs élèves.

Pour définir les particularités du tutorat dans un parcours Pairform@nce il faut tenir compte de deux paramètres :

Le premier est le contexte particulier de la formation continue des professeurs du second dégré (je vais schématiser). Il s'agit de personnes qui disposent de très peu de temps. Lorsqu'ils veulent adopter une nouvelle forme de travail avec leurs élèves ils prennent des risques, souvent, ils hésitent à le faire parce qu'ils ne veulent pas perdre le contrôle sur l'activité de la classe. Ils sont très souvent réfractaires à des exposés théoriques ou un langage venant des sciences de l'éducation. La formation doit par conséquent être assez concise sans négliger les apports théoriques nécessaires (il faut trouver un bon dégré de vulgarisation (1), adapter le langage pour trouver l'adhésion des stagiaires et faire acquérir un niveau de compétences suffisant pour que les enseignants soient rassurés par rapport au risque à prendre lors de la mise en œuvre en classe.

Le deuxième est la forme hybride des parcours Pairform@nce. Deux citations me semblent intéressantes pour ce point. La première est de Stéphanie Ceron, citée dans le mémoire de Lucie Audet : « …la formation à distance dissocie. Le tuteur est là pour essayer d’assembler, de relier ce que la distance défait. » La deuxième est de Jacques Rodet, énoncée lors d'un chat : « Les formes hybrides permettent effectivement de ne pas changer tous les repères en même temps ».

La mise en place de la formation

Il me semble que la première réunion en présentiel et sa préparation revêtent une importance primordiale pour la réussite de la formation (2).

La préparation de la première réunion
Les enseignants qui se sont inscrits ont lu à minima une « courte présentation » de la formation qui les a informés sur la méthode d’enseignement à apprendre, les différents compétences à mettre en œuvre (disciplinaires et C2i2e), les pré-requis nécessaires, le matériel nécessaire et la durée approximative du parcours. Ils ont également vu un exemple de la méthode proposée.

Ils doivent recevoir un document qui leur explique brièvement le déroulement de la formation (les 7 étapes du parcours Pairform@nce (3). Ce document doit les inciter à se rendre sur la plate-forme pour qu’ils aient un premier aperçu du matériel pédagogique proposé. L’idéal serait qu’ils se présentent rapidement sur un forum et qu’ils répondent à un questionnaire sur leur niveau de compétences pour que le tuteur puisse adapter le matériel pédagogique.

A ce stade, les stagiaires ont déjà une idée sur le déroulement de la formation et ils ont déjà pu s’exprimer sur leurs attentes. La communication de l’autoévaluation du niveau de leurs compétences est pour eux un moyen de se rassurer sur leur capacité de suivre la formation.

La première réunion
Je me base sur la trame d’entretien collectif proposée à la page 10 du document « Tutorat et tuteurs à distance », Jacques Rodet, 2001
  • Présentation de chacun des membres
  • Analyse du sondage sur les pré-requis et établissement d’un vocabulaire commun pour les termes indispensables.
  • Choix des contenus et constitution des groupes
  • Présentation détaillée du déroulement du parcours et établissement collective d’un calendrier de travail qui tient compte des disponibilités de chacun (Ce calendrier doit tenir compte des différents niveaux de compétences des apprenants qui déterminent le volume de la formation).
  • Prise en main de la plate-forme, choix des outils de communication et explication de leur fonctionnement
  • Définition d’une charte de fonctionnement
Après cette réunion, chacun doit avoir un sujet sur lequel il travaille, un groupe de collègues avec qui l travaille et un calendrier de travail. Il doit savoir où trouver le matériel pédagogique et comment utiliser les différents moyens de communication. Il doit également savoir à qui s’adresser lors de différentes étapes de la formation.

Il faut que le tuteur ait pu installer une relation de confiance entre les stagiaires. La charte de fonctionnement sera l’outil pour clarifier la relation avec le tuteur. Elle doit tenir compte des appréhensions de chaque membre du groupe.

Au plan administratif, le tuteur doit à ce moment éventuellement revoir les modalités de la formation, en particulier la durée et l’introduction d’une journée en présentiel supplémentaire lors de l’étape 4.

L'autoformation - la co-formation

La plate-forme Pairform@nce regroupe tous les outils de communication (à l’exception de la classe virtuelle) et tout le matériel pédagogique lors de cette phase de formation à distance. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire sur d’autres plate-formes. Si l’on peut accéder à la plate-forme pairformance via l’ENT, les stagiaires seront dans un environnement familier en lien étroit avec leur établissement d’exercice. Ce sont-là des facteurs facilitateurs et rassurants.


Il serait intéressant que le tuteur organise le contenu de la plate-forme selon le calendrier établi. Cela facilite la navigation sur la plate-forme.

Production collective d'une activité ou séquence pédagogique

A ce stade de la formation, la plate-forme sert aussi d’espace de dépôt des productions des apprenants. Il me semble important que le tuteur soit très présent au moment du dépôt pour :

  • recadrer le travail (une rétroaction écrite pourrait être de rigueur à ce moment).
  • veiller à ce que tous les participants fournissent le travail demandé (des entretiens individuels d’analyse des difficultés peuvent être nécessaires).
  • faire la synthèse des productions déposées pour que les différents groupes puissent s’inspirer de l’activité de l’autre.
  • s’assurer de la faisabilité de l’activité produite dans l’établissement (faisabilité technique et accompagnement technique surtout).
  • élaborer avec les apprenants les outils d’évaluation de la mise en œuvre de l’activité avec les élèves.
Selon la complexité de la tâche demandée, il peut être pertinent de réunir tous les stagiaires pour finaliser le travail. Ce sera aussi nécessaire si, lors de l’élaboration de l’activité en classe, les stagiaires ont développé une appréhension grandissante de la mise en œuvre de l’activité avec les élèves. Cela est particulièrement important pour les formations TICE. Si les enseignants n’ont jamais utilisé les TICE avec les élèves, le cap de la première utilisation est particulièrement difficile à prendre, notamment pour les usages en salle informatique.

Le retour réflexif sur la mise en œuvre

L’analyse et la synthèse des évaluations de la mise en œuvre est primordial pour une implantation pérenne des pratiques nouvelles dans l’enseignement secondaire. Le tuteur doit veiller à une analyse minutieuse de ces évaluations sur la base des programmes d’enseignement. C’est sa qualité d’expert qui est demandée à ce stade pour :
  • émettre un avis sur la validation éventuelle des items des différents référentiels de compétence
  • proposer des solutions pour les difficultés rencontrées.
  • choisir des exemples particulièrement réussis pour enrichir le matériel pédagogique.
  • proposer des suppléments de formation selon les besoins constatés.
  • proposer d’autres formations pour faire avancer les stagiaires dans leur métier d’enseignant.
_________________________________

(1) Je pense que la vulgarisation des connaissances informatiques est très importante. Si l’on est amené à utiliser des termes techniques indispensables comme « fichier », « dossier », ou « réseau pédagogique », il faut absolument les définir ensemble.

(2) Je considère qu’une formation est réussie si la grande majorité des stagiaires est allé jusqu’au bout et qu’il y ait activité en classe avec les élèves.

(3) Les 7 étapes d'un parcours Pairfrom@nce sont les suivantes : i) Entrée dans la formation, ii) Sélection des contenus et formation des équipes, iii) Autoformation et co-formation en présence et à distance, iv) Production collective d'une situation pédagogique, v) Mise en oeuvre de la séquence ou de l'activité, vi) Retour réflexif sur cette mise en oeuvre, vii) Évaluation de la formation.

dimanche 31 janvier 2010

t@d en janvier


Ci-dessous les liens vers les billets du blog et les résultats de la veille du mois de janvier 2010

Billets du Blog de t@d


Les solutions des mots croisés sur le tutorat à distance. Par Jacques Rodet

S
olutions accompagnées de renvois vers les articles du Blog de t@d

Mots croisés sur le tutorat à distance. Par Jacques Rodet
Le jeu, qu'il soit sérieux ou plus dérivatif, peut se révéler, mais ne l'est pas systématiquement, un levier intéressant pour l'apprentissage.

Chronique de Philippe Inowlocki : Isabelle Vinatier, Pour une didactique de l’enseignement (et du tutorat en formation à distance ?)
La chronique qui m’échoit s’oriente en cette rentrée 2010 vers des comptes-rendus de lectures. Je m’intéresserai à des textes ouvrant des passerelles pour la construction de l’identité professionnelle des tuteurs en formation à distance et le développement de leurs compétences.

Support d'intervention de Jacques Rodet au iLearning Forum le 18 janvier 2010
L'ingénierie tutorale pour mettre en place les systèmes de tutoraux des apprenants à distance

La bonne distance ! Par Jean Vanderspelden
Présentation d'un cas «particulier» où des formateurs travaillent, dès le début du parcours de formation ouverte (individuelle et flexible), à placer la (bonne) distance avec les apprenants, en vue de conforter et développer leur autonomie dans l’apprentissage.

"Bloomisation" à l'usage des tuteurs à distance
Pyramide des actions et postures du tuteur à distance

Programme du colloque du REFAD 2010 : Encadrement des étudiants en FAD - pratiques, réflexions et prospective
7 mai 2010 - 13h30 : Débat sur le double rôle que jouent les intervenant(e)s (tuteurs, professeurs, enseignants, chargés d’encadrement, etc.) qui encadrent les étudiants et qui doivent, par ailleurs, évaluer leurs travaux notés et examens.

Webinar Epistema avec A. Goll et J. Rodet - L'ingénierie tutorale
L'ingénierie tutorale au service de l'organisation du tutorat De 13h30 à 14h15, mercredi 27 janvier

Webinar Epistema avec A. Goll et J. Rodet - Les interventions tutorales
Les interventions tutorales facilitant l'autonomie et la collaboration des apprenants à distance De 13h30 à 14h15, jeudi 28 janvier

Atelier du Refad sur les réseaux sociaux : collaboration et persévérance en FAD
Cet atelier s'attardera à décrire le projet, notamment comment les tuteurs ont été formés à leur nouveau rôle et comment des activités collaboratives ont été conçues et médiatisées.

Le temps des résolutions... Quelques unes des bonnes raisons pour investir dans le tutorat à distance. Par Jacques Rodet
A côté des raisons d'être historiques du tutorat qui sont d'ordre essentiellement pédagogique, il est possible aujourd'hui de faire ressortir de nouvelles raisons d'être à caractère plus commercial.


Résultats de la veille

L'e-learning profitera des outils 2.0, mais sous conditions
L’utilisation des outils 2.0 qui sont par définition simples à utiliser et à paramétrer élimine le besoin d’avoir un administrateur, comme c’était le cas pour l’e-learning classique. Le rôle du tuteur est en revanche renforcé.

Le SCORM norme internationale
Toutes les spécifications incluses dans le SCORM sont devenues des normes internationales depuis la fin 2009.

L'Agence nationale des Usages des TICE - Visioconférence : comment organiser les échanges ?
La visioconférence favorise les échanges avec des correspondants étrangers et autres projets culturels et linguistiques. Cependant, les séances nécessitent une préparation soigneuse. Quelques recommandations : avoir des objectifs d'apprentissage clairement exprimés, identifier des partenaires et établir des règles de communication à l'avance, définir des procédures pour prévenir et traiter les problèmes techniques.

Dossier d'actualité–L'apprentissage du métier d'enseignant–janvier 2010
Toute réflexion sur la formation des enseignants peut s'appuyer sur la question suivante : « le métier d'enseignant peut-il s'apprendre ? » et, si la réponse est positive, doit interroger les modalités et contenus de cet apprentissage.

Réseaux sociaux sur le Web : vers une nouvelle communication ?
Date : jeudi 28 janvier 2010 - Horaire : 18 h 30 - 20 h 00, Contact : inscriptions au 01 53 01 82 70 ou à conferences@arts-et-metiers.net. Avec Franck Ghitalla, Institut de l'information scientifique et technique (INIST/CNRS) et Jean-Pierre Beaudoin, directeur général de i&e Consultants, Paris. Dans le cadre du nouveau cycle de conférences Dialogues - Des clés pour comprendre organisé en partenariat avec l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC).

EFA : Webinars en ligne gratuits sur la formation et le tutorat à distance
Les 27 et 28 janvier Aurélien Goll d'Epistema et Jacques Rodet. L'ingénierie tutorale au service de l'organisation du tutorat. Les interventions tutorales facilitant l'autonomie et la collaboration des apprenants à distance

revue Savoirs n°20 - L'accompagnement dans le champ professionnel
Voici déjà une génération que les pratiques d’accompagnement pour adultes se sont développées, spécialement dans le contexte français, contribuant à bousculer voire à métamorphoser le champ de la formation. Il nous a donc semblé intéressant de faire le point sur ces pratiques en estimant que nous étions déjà en possession de suffisamment de travaux développés autour de cette thématique pour le faire. C’est donc la raison du présent dossier qui cherche à constituer un premier état des lieux d’un champ foisonnant et diversifié.

Comment être un bon tuteur !!! par Tutorat Médecine Nancy
Ce polycopié a pour but de vous apprendre comment être un bon tuteur. En effet, être tuteur n’est pas une tâche si facile qu’il n’y paraît. Il faut être habile pour la rédaction de QCM, disponible pour les corrections et pour répondre aux questions des P1, savoir se remettre en question et admettre qu’on peut avoir tort mais le plus important est surtout d’avoir une grande objectivité et de se mettre à la place du P1 qui lit le QCM pour éviter toute ambiguïté. Par expérience, l’équipe du Tutorat vous affirmera que ce n’est pas facile et c’est tout à fait vrai.

eLearning Papers nº 17 Les contenus e-learning
Dans un futur proche, les contenus d’apprentissage proviendront d’une variété encore plus importante d’acteurs... Cependant, même si ces avancées technologiques ouvrent un large éventail d’opportunités, un bon e-learning requiert toujours une conception, une mise en œuvre et un soutien adéquats.

team2learn » E-learning avec tuteur physique
Dans ce cas, la conception est simplifiée et moins coûteuse.

Les outils numériques de suivi et d'accompagnement des étudiants - Les besoins d'accompagnement
Conférence donnée par Bruno De Lièvre à Vivaldi 2008

Les 8èmes Rencontres du FFFOD
14 janvier 2010 : Les réseaux sociaux dans l’accompagnement formel ou informel de l’apprenant avant et pendant la formation - Didier Paquelin, Université de Bordeaux.

Colloque TIC Santé 2010
" TIC, travail en réseau et travail collaboratif : enjeux, pratiques et outils au sein des structures de santé et de formation", les 10 et 11 février à PARIS http://goo.gl/GPv6

Les 8ième rencontres du FFFOD en direct et en vidéo
Jacques Bahry souligne l'importance des médiations humaines dans les innovations en cours.

Documents : L'activité de conception dans l'usage d'un artefact en eLearning.
Gerard Delacour s'interroge sur l'activité du formateur devenu concepteur de programmes de formation dans le nouveau contexte de l'eLearning.

Chroniques parisiennes en innovation et en formation » Blog Archive » Faire le pari de l’intelligence d’un groupe en formation par l’organisation coopérative du travail
Le formateur dispose d’une variété requise de rôles pris, confiés et consentis par chacun au service d’un travail collaboratif. Les rôles relèvent de plusieurs domaines : de communication, de service, de technique, de méthode.

TICE 2010 tools 4 tice & tice 4 tous - Nancy, 6 - 8 décembre 2010
Appel à communication sur ce thème : TICE & nouvelles modalités de formation (EAD/FOAD, support des apprentissages collaboratifs, évolution du métier d’enseignant, ...)

Encadrement des étudiants en FAD : pratiques, réflexions et prospective. 7 mai 2010 à Montréal
Pratiques, réflexions et prospective en encadrement. Mme Caroll-Ann Keating, M. Raymond Duchesne, M. Pierre Gagné, Mme Lucie Pearson, Mme Françoise de Pauw, Mme Marie-France Cyr, Mme Valérie Lafontaine, M. Christian Côté, Mme Lise Bégin-Langlois, Mme Chantal Asselin, Mme Marie-Paule Dandurand, Mme Anne-Estelle Bédard, Mme Bettina Brockerhoff-Macdonald, M. Roberto Gauvin, Mme Martine Chomienne, M. Jacques Rodet

La TÉLUQ et trois partenaires mènent une recherche sur la persévérance étudiante
Cette recherche vise à étudier le potentiel pédagogique des outils du Web 2.0 : logiciels sociaux de type Facebook et visioconférence Web pour favoriser le développement de la présence sociale et la persévérance des étudiants.

Classes virtuelles : retours d'expériences (Objet application/pdf)

Le financement de la FOAD - Le blog de Frédéric Haeuw
La prise en compte et la traçabilité des temps de tutorat à distance et l’impact sur les modèles économiques...

Apprentissage : compétition, coopération ou collaboration | Etudes en marketing, Haute Ecole ISE : Vansnick R.
Quel que soit le contexte, en situation d’apprentissage, l’apprenant fait le plus souvent partie d’un groupe. La présence d’autres élèves ou étudiants, de collègues ou encore de concurrents constitue un facteur d’influence sur les résultats de la formation.

team2learn » Outil de relance automatique
Il est possible de mettre en place un outil de relance par mail qui en fonction de critères bien précis, envoi automatiquement à chaque apprenant un mail personnalisé.



jeudi 28 janvier 2010

Les solutions des mots croisés sur le tutorat à distance. Par Jacques Rodet


Vous avez réussi à compléter la grille ?
Si ce n'est pas le cas, voici les solutions accompagnées de quelques mots ou de renvois vers les articles du Blog de t@d.



Horizontal

Métacognitif
http://blogdetad.blogspot.com/2009/01/un-petit-essai-de-vscasmo-propos-des.html

Réactif
http://blogdetad.blogspot.com/2008/05/le-tuteur-distance-en-qute-dquilibre.html
http://blogdetad.blogspot.com/2009/09/choisir-entre-ou-associer-les.html

Empathie
http://blogdetad.blogspot.com/2008/10/lempathie-une-comptence-pour-le-tuteur.html

Proactifs
http://blogdetad.blogspot.com/2008/05/le-tuteur-distance-en-qute-dquilibre.html
http://blogdetad.blogspot.com/2009/09/choisir-entre-ou-associer-les.html

Qualités : cf. compétences

Disponibles
http://blogdetad.blogspot.com/2008/06/retour-sur-le-sondage-en-gnral-quel-est.html

Technique
http://blogdetad.blogspot.com/2009/01/un-petit-essai-de-vscasmo-propos-des.html

Motivation
http://blogdetad.blogspot.com/2009/01/un-petit-essai-de-vscasmo-propos-des.html
http://blogdetad.blogspot.com/2009/11/disctinction-entre-support.html

Socio-affectif
http://blogdetad.blogspot.com/2009/01/un-petit-essai-de-vscasmo-propos-des.html
http://blogdetad.blogspot.com/2009/11/disctinction-entre-support.html

Rétroaction
http://cqfd.teluq.uquebec.ca/distances/D4_2_d.pdf
http://blogdetad.blogspot.com/2009/11/la-retroaction-aux-travaux-des.html

Vertical

Méthodologique
http://blogdetad.blogspot.com/2009/01/un-petit-essai-de-vscasmo-propos-des.html

Clair
Pas moins de 3 penseurs pour justement y voir plus clair :
- "La clarté, c'est une juste répartition d'ombres et de lumière." Johann Wolfgang von Goethe
- "La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur." Carl Gustav Jung

- "Qui se sait profond tend vers la clarté; qui veut le paraître vers l'obscurité ; car la foule tient pour profond tout ce dont elle ne peut voir le fond." Friedrich Nietzsche


Cognitif

http://blogdetad.blogspot.com/2009/01/un-petit-essai-de-vscasmo-propos-des.html

Synchrone
http://blogdetad.blogspot.com/2008/01/la-visioconfrence-outil-de-prdilection.html

Plans
http://blogdetad.blogspot.com/2009/01/un-petit-essai-de-vscasmo-propos-des.html
http://blogdetad.blogspot.com/2008/11/propos-des-plans-de-support.html

Pédagogue
http://blogdetad.blogspot.com/2008/06/le-tuteur-distance-compagnon-de-route.html

Formateur
http://blogdetad.blogspot.com/2007/10/formateur-distance-tuteur-distance-par.html

Compétences
http://blogdetad.blogspot.com/2008/10/les-comptences-du-tuteur-distance.html
http://blogdetad.blogspot.com/2008/04/les-comptences-des-tuteurs-et-des.html
http://blogdetad.blogspot.com/2009/05/paroles-de-chercheur-lucie-audet.html

lundi 25 janvier 2010

Mots croisés sur le tutorat à distance. Par Jacques Rodet


Le jeu, qu'il soit sérieux ou plus dérivatif, peut
se révéler, mais ne l'est pas systématiquement, un levier intéressant pour l'apprentissage. Cette petite grille a pour objectif de souligner que les activités ludiques, même les plus simples comme celle-ci, nécessitent un travail de conception qui n'est pas moins important que pour les autres ressources de formation. Dans cet exemple, ce travail a consisté à choisir un certain nombre de termes représentatifs du tutorat, de les assembler dans une grille, de rédiger les questions, puis de rédiger les commentaires à la grille de solutions.

J'ai eu recours à cette grille au sein d'une formation disponible sur Moodle. Je l'ai insérée dans un wiki afin que tous les apprenants participent à sa résolution. La consigne était que chaque apprenant trouve un ou deux termes. Il fallait donc que tout le groupe adhère à cette activité pour que la grille soit complète. Les réponses étant assez simples à trouver, une activité complémentaire était proposée : trouver de nouvelles définitions. Les solutions étaient accompagnées de renvois vers des ressources complémentaires liées au termes de la grille. Celles-ci seront publiées sur le blog d'ici 3 jours.



Les définitions


vendredi 22 janvier 2010

Chronique de Philippe Inowlocki : Isabelle Vinatier, Pour une didactique de l’enseignement (et du tutorat en formation à distance ?)


La chronique qui m’échoit s’oriente en cette rentrée 2010 vers des comptes-rendus de lectures. Je m’intéresserai à des textes ouvrant des passerelles pour la construction de l’identité professionnelle des tuteurs en formation à distance et le développement de leurs compétences.

Il en est ainsi des travaux sur l’Analyse des Pratiques professionnelles. Historiquement dans le champ de la Clinique, le docteur Michaël Balint, spécialiste des maladies psychosomatiques, dès les années 50 a proposé un paradigme de développement des compétences des personnes impliquées dans les relations d’aide et de soins. Ce paradigme reste particulièrement fécond dans le champ des sciences de l’éducation.

D’autres travaux encore sur l’analyse des situations professionnelles ont pour origine les disciplines de l’ergonomie de tradition francophone, par exemple ceux de Jacques Leplat et de la psychologie génétique et du développement (Piaget, Vygotski, Bruner, Vergnaud).

Si l’on considère l’actualité juridique en France, l’analyse de pratiques professionnelles est une dimension importante des directives ministérielle pour la formation des enseignants.

Parmi les 10 compétences pour la formation des maîtres selon l’arrêté du 19 décembre 2006, le référentiel de compétences sur la rubrique « Se former et innover » en appelle explicitement à la posture réflexive.
« L’enseignant doit être capable de faire une analyse critique de son travail et de modifier le cas échéant ses pratiques d’enseignement ».

Ce référentiel sert de base à la construction de nouveaux masters d’enseignement et la circulaire du 17 octobre 2008 rappelle l’importance des ateliers d’analyse de pratiques comme outils de formation au sein des universités.

Dans cette perspective, les responsables de l’ingénierie de formation des tuteurs dans les dispositifs en FOAD s’interrogent également : « A quels dispositifs de formation, l’analyse des situations de travail peut donner lieu ? ».

A quels dispositifs de formation, l’analyse des situations de travail peut donner lieu ?

Nous avons choisi quelques temps après le colloque sur l’Expérience à l’initiative de l’association Recherches et Pratiques en Didactique Professionnelle http://www.didactiqueprofessionnelle.org/ à Dijon avec la revue Travail et Apprentissage http://www.raisonetpassions.fr/revue_travail_et_apprentissages_023.htm de proposer une démarche peu familière du public des TICE, celle de la Didactique Professionnelle dont rend compte le dernier ouvrage d’Isabelle Vinatier : « Pour une didactique professionnelle de l’enseignement ».

Ce livre est à mon sens une excellente synthèse à l’intention de tous les ingénieurs de formations pour mettre en place des stratégies de formation par l’analyse du travail en vu du développement des compétences des intervenants pédagogiques ( formateurs, tuteurs en FOAD, animateurs de communautés...).


Isabelle Vinatier est maître de conférences en Sciences de l'Education à l’Université de Nantes, HDR (habilitée à diriger des recherches). Elle est membre du laboratoire de recherches en éducation (CREN) EA 2661.
Ses responsabilités pédagogiques concernent depuis 2006 le Master professionnel regroupant les options FFAST (Formation de Formateurs par l’Analyse des Situations de Travail), DEOFI (Direction et encadrement dans les organisations de formation et d'insertion), SIFA (Spécialité Stratégie et ingénierie en formation d'adultes) et DECARP.

Apprendre des situations

Le champ théorique et les méthodes de la Didactique Professionnelle (je l’écrirai en minuscule par la suite) http://fr.wikipedia.org/wiki/Didactique_professionnelle sont mobilisés pour questionner l’analyse des pratiques professionnelles pour la formation des compétences. Il s’agit ici de décrire comment en apprenant à analyser les situations de travail, il est possible pour un acteur de construire de nouvelles compétences en apprenant à partir des situations. Ou encore : « apprendre des situations. »

Ou comme l’écrit la professeure Marguerite Altet : « Comment aider des professionnels de l’enseignement à apprendre de leurs situations professionnelles pour développer leur pouvoir d’agir ? »

Le champ des recherches en didactique professionnelle ouvert par Pierre Pastré depuis une vingtaine d’années a longtemps concerné les activités professionnelles industrielles décrivant les interactions d’opérateurs humains avec des machines ou des interfaces numériques pour le pilotage de centrales de conduite de processus.

Isabelle Vinatier intègre dans ses travaux les concepts de la didactique professionnelle cependant son cadre d’analyse s’applique à comprendre des situations complexes et dynamiques (Rogalski 2003), mettant en jeu des acteurs et sujets humains en interaction. De type :
  • Enseignants / élèves
  • Formateurs / stagiaires
  • Chercheur /formateur
Dont la spécificité de l’activité est qu’il s’agit d’une activité sur et avec autrui et qui suppose une « co-activité » enseignants-élèves.

La méthode de recueil de données choisie consiste à concevoir et animer un dispositif d’entretiens de co-explication et réaliser une analyse croisée entre le professionnel enseignant, un groupe de pairs et le chercheur.

Apprendre à comprendre par des dispositifs de co-explication


I. Vinatier décrit ainsi le contrat d’analyse de pratiques : « Cette perspective partagée et référée aux traces de l’activité en situation implique un contrat de communication entre les interlocuteurs. [..] Le contrat : ‘comprendre l’activité professionnelle’. »

Le principe de symétrie
La recherche se fonde sur un principe méthodologique et éthique. Le principe de symétrie : « La théorie du chercheur est mise en discussion avec les théories construites par les professionnels dans le cadre de leur expérience. Ce processus crée une distance, un espace d’interprétation à partager par chaque interlocuteur. C’est un travail de coordination des cadres théoriques de la recherche des savoirs pragmatiques, expérientiels. »

Le dispositif prévoit des regroupements collectifs suivant une démarche :
  1. l’acteur décrit la situation, le contexte et propose une analyse au regard de son vécu.
  2. Les autres professionnels du groupe de travail sont amenés à partager ce qu’évoque pour eux cette situation (généralement le pouvoir d’évocation des situations est fort pour les personnes présentes).
  3. Le chercheur propose l’analyse du corpus avec les outils thématiques qui sont les siens.
  4. « l’acteur a le dernier mot »

Une dynamique dans le développement des compétences
La démarche de la didactique professionnelle déployée par I. Vinatier se fonde sur une théorie de l’activité d’une importance considérable pour comprendre les relations qui unissent Travail et Formation professionnelle : « Il y a dans toute activité humaine deux faces : une activité productive et une activité constructive. La première relève de la transformation du réel, la deuxième relève [..] en revanche de la transformation de l’homme par lui-même » Samurçay et Rabardel (2004) :

P. 155 « Une de nos hypothèses fondamentales est de penser que si on travaille à la compréhension de l’activité déployée par un professionnel dans le cadre de son expérience par la mise en mots de son activité constructive adossée à la compréhension de son activité productive, alors, on donne des outils à un professionnels pour qu’il s’approprie la part d’implicite de son activité professionnelle et développe son pouvoir d’action.

Cette hypothèse se fonde sur l’idée [..] de la pluridétermination des compétences et de leurs trois dynamiques principales. :
  • La dynamique de l’activité productive,
  • La dynamique de l’activité constructive,
  • Et la dynamique des savoirs socialisés.
L’idée de pluridétermination est l’idée que les compétences sont à la fois ressources (pour l’action, produites par l’activité constructive) et déterminés par l’ensemble des savoirs socialisés ayant fait l’objet de transmission). »

Pour Isabelle Vinatier, citant Lev Vygotski, la compréhension de l’activité pédagogique, par exemple un entretien de soutien à l’élève, est une activité constructive d’outils pour l’action.

P. 175 : « Avoir conscience de ses expériences vécues, n’est rien d’autre que de les avoir à sa disposition à titre d’objets (d’excitant) pour d’autres expériences vécues » Conscience, inconscient, émotions. LS Vygotski - 2003 – La Dispute, Paris

Le conseiller au moyen du dispositif mis en place, vise à aider les professionnels à mettre en mots, à conceptualiser une pratique professionnelle donc à créer un espace interpsychique :
  • d’élaboration d’un savoir à analyser,
  • de formalisation de savoirs professionnels,
  • de construction d’une identité professionnelle.
Conclusions provisoires en matière de formation des tuteurs pour la formation à distance

La démarche méthodologique et théorique mise en œuvre par Isabelle Vinatier nous semble particulièrement féconde pour la conception de dispositifs de formation de tuteurs en FOAD fondés sur l’analyse de leur activité.

Quelques exemples, à cette étape de la réflexion, peuvent être évoqués de compétences-clef des tuteurs qui pourraient être soutenues par un dispositif d’analyse des situations de travail.

1 – L’analyse des traces
Les tuteurs en FOAD expérimentés exerçant dans des environnements numériques possèdent une pratique de recueil de traces pédagogiques des interactions avec les acteurs du dispositif en particuliers avec les apprenants. Ils s’appuient pour leurs usages propres sur des traces objectives de l’activité des apprenants ou du produit de son activité. (Dossier apprenant, évaluations, devoirs, blogs..).

Les environnements des plateformes produisent des traces mais cependant la sémantique explicite de ces traces ne peut être portée que par la compétence des acteurs Certains tuteurs expérimentés sont capables de construire de manière empirique des indicateurs d’activités des apprenants à partir de ces variables, celles-ci prenant alors un sens d’attribution ou d’évaluation pédagogique précis dans le cadre du dispositif de FOAD.

Nous suggérons de former à cette compétence-clef les tuteurs en FOAD par un travail en groupe sur l’explicitation des liens d’attribution et d’inférences parfois erronés que font les tuteurs à partir d’une part des variables de traces (temps de consultation, fréquences de connexion, chemins de navigation, etc.), des réalisations des apprenants (devoirs, évaluations, blogs..) et d’autres part leur propre construction d’indicateurs sémantique et pédagogique (acquisitions des savoirs, motivation, assiduité, autodidaxie, capacités métacognitives...).

2 – Identifier les classes de situations
Une des compétences qui nous semble être l’apanage des tuteurs expérimentés consiste à savoir identifier dans la dynamique du cours en ligne des temps forts qui nécessitent de mettre en œuvre des attitudes et des interactions différentes en direction des apprenants dans l’objectif de résoudre les problèmes ou de répondre à des besoins.

Citons par exemple, les temps d’entretien pour le soutien à l'apprentissage (identification avec l'apprenant de ses stratégies métacognitives) ou encore les temps d’entretien sur les dimensions institutionnelles lié au projet professionnel de l'apprenant.

La formation par l’analyse de pratiques pourrait consister alors à apprendre à identifier en groupe les indicateurs de « régimes » (Pastré 1999) de ces temps précis. Ou encore, développer sa capacité à articuler ensemble les niveaux d'écoute ou plans de support à l'apprentissage.

Nous suggérons ici que les universités et les organismes de formation impliqués dans le développement des compétences des acteurs de la formation à distance mettent en place des espaces de retour d’expériences et d’interprétation de celle-ci. Les groupes d’analyse de pratiques tutorales semblent répondre à cet enjeu.

Références

Vinatier Isabelle, Pour une didactique professionnelle de l'enseignement, Presses Universitaires de Rennes, 2009
P Pastré Travail et compétences: un point de vue de didacticien cereq.fr [PDF]
- Formation et Emploi, 1999 - portail.cereq.fr http://portail.cereq.fr/FEM/FEM678.pdf
R Samurçay, P Rabardel, Modèles pour l'analyse de l'activité et des compétences, propositions –Recherches en didactique professionnelle, 2004
J. Rogalski, Y a-t-il un pilote dans la classe ? Une analyse de l'activité de l'enseignant comme gestion d'un environnement dynamique ouvert. Recherches en didactique des mathématiques 2003, vol. 23, no3, pp. 343-388 46 pages
P Rabardel, R Samurçay, P Pastré - Paris, Recherches en didactique professionnelle, Octares Edition, 2004.

mardi 19 janvier 2010

Support d'intervention de Jacques Rodet au iLearning Forum le 18 janvier 2010




lundi 18 janvier 2010

La bonne distance ! Par Jean Vanderspelden


En formation ouverte à distance, les fonctions tutorales sont multiples et dépendent des caractéristiques des dispositifs et, en particulier, des apprenants concernés. Avec ce billet, je vous voudrais juste zoomer sur un cas «particulier» où des formateurs travaillent, dès le début du parcours de formation ouverte (individuelle et flexible), à placer la (bonne) distance avec les apprenants, en vue de conforter et développer leur autonomie dans l’apprentissage.

Les Ateliers de Pédagogie Personnalisée (www.app.tm.fr) accueillent et forment des adultes, plutôt peu qualifiés, dans les domaines de la remise à niveau, de la culture générale et de la culture numérique pour faciliter des projets personnels (éducation permanente) ou professionnels (formation continue) dans une logique d’autoformation accompagnée.

L’observation des pratiques des APP montre que les équipes proposent de plus en plus systématiquement, en début de parcours, des modules collectifs courts de type «apprendre à apprendre». Les apprenants y sont confrontés schématiquement aux points suivants «Qu’est-ce-apprendre ?» ; «Chacun apprend différemment» et «APP mode d’emploi ou comment améliorer son apprentissage ?». Le vécu de ces séances facilite grandement le suivi individuel par les formateurs des parcours d’autoformation. Les apprenants ont une vision plus claire de leur rôle et de leur responsabilité dans la progression prévue. Ils ont des repères pour mieux s’autoformer. A partir là, les membres des équipes des APP cherchent à espacer et à alléger le tutorat avec chaque apprenant de manière personnalisée, dans la mesure du possible.

Pour ces personnes (en présentiel pour la plupart mais pas que), la distance est perçue essentiellement via la relation évolutive ! Fort investissement en début de parcours «apprendre à s’autoformer » et faible, en fin de parcours, pour attester de l’autonomie accrue de la personne dans son apprentissage.

Jean Vanderspelden – Consultant – www.groups.google.com/group/jvds

vendredi 15 janvier 2010

"Bloomisation" à l'usage des tuteurs à distance


Clic sur l'image pour l'agrandir



lundi 11 janvier 2010

Programme du colloque du REFAD 2010 : Encadrement des étudiants en FAD - pratiques, réflexions et prospective


Déroulement des activités du 7 mai 2010
(Animation : M. Bernard Michaud)

8h - Accueil et inscriptions.

9h - Message de bienvenue de la présidente du REFAD, Mme Caroll-Ann Keating, mot de bienvenue du Directeur général de la Téluq, M. Raymond Duchesne, et conférence d'ouverture présentée par M. Pierre Gagné, Directeur de l’Unité d’enseignement et recherche en éducation de la Téluq : « Encadrer l’apprentissage à distance : êtes-vous mûrs pour ma théorie ? »

10h30 - Pause-santé.

10h45 - Pratiques d’encadrement : Table ronde où des intervenant(e)s présenteront des pratiques et des stratégies d’encadrement gagnantes tout en discutant de leurs préoccupations et des nouvelles avenues qu’ils explorent actuellement.

Participantes :
  • Mme Lucie Pearson (Ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick)
  • Mme Françoise de Pauw (Collège Éducacentre)
  • Mme Marie-France Cyr (Téluq)
  • Mme Valérie Lafontaine (Au nom du Comité de liaison interordres en formation à distance; CLIFAD)
12h - Dîner et courtes présentations des recherches menées par le REFAD en 2009-2010 : Wikis, blogues et web 2.0 : Quel impact pour la FAD ? / Mémoire sur l’encadrement des étudiants dans les formations en ligne offertes aux différents niveaux d’enseignement.

13h30 - Réflexions sur l’encadrement : Débat sur le double rôle que jouent les intervenant(e)s (tuteurs, professeurs, enseignants, chargés d’encadrement, etc.) qui encadrent les étudiants et qui doivent, par ailleurs, évaluer leurs travaux notés et examens. En relation avec la salle, des praticiens de l’encadrement et des étudiants se prononceront.
  • Animation, observations et réflexions de la part de M. Jacques Rodet (Initiateur et animateur de t@d, la communauté de pratiques des tuteurs à distance)
Participant(e)s :
  • M. Christian Côté (Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique)
  • Mme Lise Bégin-Langlois (Université Laval)
  • Mme Chantal Asselin (Doctorante en éducation)
  • Mme Marie-Paule Dandurand (Au nom du Comité de liaison interordres en formation à distance; CLIFAD)
14h45 - Pause santé.

15h - Prospective en encadrement : Courte présentation de Mme Anne-Estelle Bédard (récipiendaire d’une maîtrise en formation à distance de la Télé-université) portant sur les caractéristiques des nouvelles générations d’étudiant(e)s, suivi de discussions en sous-groupes et d’une plénière sur les besoins futurs en encadrement des étudiants à distance.

16h - Pause santé.

16h15 - Assemblée générale annuelle du REFAD suivie d’une remise de certificats d'honneur et d’un cocktail. Quatre certificats d’honneur seront remis à des intervenant(e)s s’étant impliqué(e)s en formation à distance pancanadienne, soit
  • Mme Bettina Brockerhoff-Macdonald (Gestionnaire principale de programmes au sein de l’Université Laurentienne)
  • M. Christian Côté (Directeur de l’École virtuelle du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique)
  • M. Roberto Gauvin (Directeur du Centre d'apprentissage du Haut-Madawaska)
  • Mme Martine Chomienne (Conseillère pédagogique au Cégep@distance)
Un certificat spécial sera également remis à M. Jacques Rodet (Initiateur et animateur de t@d, la communauté de pratiques des tuteurs à distance - France).

Également avec la collaboration de la Téluq, l'université à distance de l'UQAM, l'événement sera aussi diffusé en direct sur Internet.


Renseignements et inscriptions sur le site officiel du Colloque

vendredi 8 janvier 2010

Webinar Epistema avec A. Goll et J. Rodet - Les interventions tutorales


Les interventions tutorales facilitant l'autonomie et la collaboration des apprenants à distance

De 13h30 à 14h15, jeudi 28 janvier

Les formateurs voient leur rôle évoluer vers un accompagnement individualisé et collaboratif des apprenants à distance.

Ce webinar se propose de faire le point sur les compétences du tuteur permettant d'une part, d'accroître l'exercice de l'autonomie des apprenants qu'il encadre, et d'autre part, les interventions qu'il doit avoir pour leur permettre d'atteindre un haut niveau de collaboration.

Webinar animé par Aurélien Goll avec la participation de Jacques Rodet, consultant-formateur en FOAD

S'inscrire au webinar Epistema

Découvrir la formation pour approfondir ce thème





Webinar Epistema avec A. Goll et J. Rodet - L'ingénierie tutorale


L'ingénierie tutorale au service de l'organisation du tutorat

De 13h30 à 14h15, mercredi 27 janvier

Vous souhaitez mettre en place un système de tutorat et d'accompagnement de vos apprenants à distance.

Ce webinar vous permettra de connaître les principales actions à mettre en oeuvre lors de votre ingénierie tutorale :

Quelle organisation du tutorat ? Quels profils de tuteurs ? Quelles interventions tutorales prévoir ? Etc.

Webinar animé par Aurélien Goll avec la participation de Jacques Rodet, consultant-formateur en FOAD

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jeudi 7 janvier 2010

Atelier du Refad sur les réseaux sociaux : collaboration et persévérance en FAD



Comme chaque année le Réseau d'enseignement francophone à distance du Canada (REFAD) propose différents ateliers de perfectionnement en éducation à distance. Parmi les 6 offerts d'ici la fin avril, nous attirons plus particulièrement l'attention sur celui intitulé : Atelier 4 - Les réseaux sociaux : collaboration et persévérance en formation à distance dont nous reproduisons la description ci-dessous :

 
Le Cégep@distance a mis en place dans trois de ses cours un environnement de réseautage social: Osmose. Cet environnement a été créé dans le cadre d'un projet d'expérimentation du potentiel des outils de réseautage social sur la persévérance des étudiants. Il fait l'objet d'une recherche de type action-expérimentation qui permet de suivre le cheminement des étudiants et des tuteurs. Cet atelier s'attardera à décrire le projet, notamment comment les tuteurs ont été formés à leur nouveau rôle et comment des activités collaboratives ont été conçues et médiatisées. Le portrait des étudiants qui s'inscrivent dans cet environnement, les usages qu'ils en font et la valeur qu'ils accordent à ces activités seront aussi présentés.

Atelier offert par audioconférence appuyée par Internet par Martine Chomienne et Françoise Marceau (Cégep@distance) le mercredi 24 mars 2010

Tous les renseignements pour participer à cet atelier sont consultables ici


lundi 4 janvier 2010

Le temps des résolutions... Quelques unes des bonnes raisons pour investir dans le tutorat à distance. Par Jacques Rodet


La qualité globale d'un dispositif de formation hybride ou e-learning dépend certainement de la qualité des ressources pour lesquelles la médiatisation apporte une haute valeur ajoutée, de la qualité des outils et plateformes qui en assurent la diffusion mais également de la qualité du tutorat qui doit permettre aux apprenants d'atteindre leurs objectifs de formation.

A côté des raisons d'être historiques du tutorat qui sont d'ordre essentiellement pédagogique (rompre l'isolement de l'apprenant, lutter contre l'abandon et l'échec, accompagner, motiver, rendre autonome), il est possible aujourd'hui de faire ressortir de nouvelles raisons d'être à caractère plus commercial.

Enrichir et professionnaliser son offre e-learning
Pour une entreprise de e-learning ou un institution de formation, passer du discours sur le tutorat à la mise en place de réels services tutoraux est une manière pertinente de montrer à ses clients qu'elle se préoccupe tout autant de la diffusion du dispositif que de sa conception ou de sa réalisation technique.

Une démarche tutorale énoncée rassure le client potentiel et renforce la qualité globale de l'offre e-learning. Elle devient un argument marketing
L'ingénierie tutorale et la mise en oeuvre d'un système tutoral facilement identifiable par les prospects permet de se différencier par rapport à la concurrence. Le tutorat devient alors un des critères de choix de votre offre e-learning.

Le tutorat en faisant réussir les apprenants les incite à suivre d'autres formations. C'est un facteur de fidélisation
Un apprenant qui échoue est un client perdu. Un apprenant qui réussit sera plus réceptif aux autres parcours de formation que vous lui proposerez. Fidéliser sa clientèle par un haut niveau qualitatif d'accompagnement des apprenants à distance est une stratégie payante.

Générer du chiffre d'affaire par la vente de nouveaux services
Le tutorat peut être présenté et vendu de manières très différentes selon les parcours de formation et les publics visés. Son coût peut être intégré à celui du dispositif global ou au contraire être décliné en différents produits dont les modalités (durée, outils, proactivité ou réactivité, synchrone ou asynchrone), seront diversifiées afin de mieux répondre aux besoins des clients.

vendredi 1 janvier 2010

Bonne année !





samedi 26 décembre 2009

Rétrospective 2009 de t@d


2009 a été une année bien remplie pour t@d. En examinant les différents espaces qui la constituent nous faisons les constats suivants :
- 111 billets ont été publiés sur le Blog de t@d
- 2 volumes des Fragments du Blog de t@d ont été publiés
- Environ 300 ressources ont été signalées par notre système de veille
- 4 numéros de la revue Tutorales sont parus
- 35 articles scientifiques ont été répertoriés dans la Base documentaire

Parmi les nombreux échos faits à t@d, dont je remercie sincèrement les auteurs, je relève plus particulièrement celui de la revue Distances et Savoirs qui a publié l'entretien que j'ai eu avec Geneviève Jacquinot, sous le titre t@d et Tutorales, 13 questions.

Et parce que toute bonne rétro ne peut être conclue sans la manifestation de quelques signes du futur, je reproduis, ci-dessous, ma réponse à la question que Geneviève me posait sur le devenir de t@d :

"Si c’est le sens de votre question, je conviens volontiers que le modèle économique de t@d reste à trouver… Jusqu’à maintenant, t@d a fonctionné uniquement sur le bénévolat de ses participants. Diverses personnes, certaines ponctuellement, d’autres de manière plus continue, me sont venues en aide tout au long de ces six années et je leur en suis très reconnaissant. Il est certain que la diversification des activités se traduit, pour moi, par un engagement personnel correspondant. Il est bon de préciser ici, que je suis le premier bénéficiaire de t@d, tant par l’aiguillon qu’elle constitue pour ma réflexion sur le tutorat à distance, que par une certaine reconnaissance qui m’est accordée. Les limites et faiblesses actuelles de t@d sont ainsi clairement liées à cet état de fait. Diverses solutions sont envisageables et certaines d’entre elles ont déjà fait l’objet de réflexions voire de tentatives timides. La première consisterait à structurer t@d de manière plus formelle, sous forme d’association ou même de petite entreprise proposant divers services de veille et de formation. Si cette option présenterait certains avantages, il ne faut pas nier qu’elle aurait aussi ses inconvénients et comporterait une part de risques non négligeables pouvant toucher à l’existence même de t@d. En effet, il n’est pas certain que les personnes attachées à la forme actuelle seraient prêtes à nous suivre dans cette nouvelle aventure. Une autre option serait la recherche de partenaires logistiques et financiers voire la recherche de subventions. La dernière option repérée à ce jour, serait d’adosser t@d à une organisation ou une institution qui verrait dans t@d la possibilité d’enrichir ses activités sur le thème du tutorat à distance et qui lui permettrait de surmonter les limites évoquées ainsi que d’étendre son audience."

Illustration : Morris Louis, Beta Lambda

mercredi 23 décembre 2009

Chronique de Philippe Inowlocki > Metacognition et Socialbookmarking


Cherchant à identifier des réseaux sociaux réunissant des communautés professionnelles dans le champ de l’éducation et de la formation à distance, j’ai eu la chance de me voir recommander par Michèle Drechsler un groupe électronique sur Linkedin consacré au sujet de la Métacognition.

Ce groupe ouvert à toutes personnes donne la parole à un public - à majorité anglo-saxonne - de professionnels de l’éducation mais aussi plus largement de personnes intéressées par les démarches d'autoformation et les nouvelles technologies.

Michèle Drechsler, qu’il nous faut désormais appeler Docteure Michèle Drechsler, est intervenue régulièrement dans ce groupe, dans le cadre de sa thèse mais surtout par son orientation intellectuelle collaborative et participative, pour proposer à la discussion une réflexion sur la métacognition et le "socialbookmarking". Le socialbookmarking est une pratique visant le partage de signets ou « bookmarks » pour un site Web public et le fait de les « tagguer » avec des mots-clés."

Michèle Drechsler est inspectrice de l'Education nationale en France chargée de la mission « maternelle ». Elle a obtenu un DEA en sciences de l’information et de la communication, son mémoire a consisté en une analyse des relations entre les TICE, le KM et la formation des enseignants. « Quels changements induits par les TIC pour la formation professionnelle des enseignants face au paradigme du KM et des communautés de pratiques ? » Elle a également obtenu un DESS « communautés virtuelles et management de l’intelligence collective via les réseaux numériques » à l’Université de Limoges.

J’ai proposé à Michèle une interview par un échange d'emails sur son thème de recherche en relation avec la dynamique sociale qu’elle a pu observer dans le groupe Metacognition. Je l’en remercie chaleureusement.

Philippe Inowlocki : Michèle, tu as soutenu une thèse de doctorat en sciences de l’information et de la communication le mois dernier en particulier sur le socialbookmarking - la collaboration pour le partage de liens sur internet- et les communautés de pratiques. Tout d'abord, toutes mes félicitations pour ce travail de recherche et ta soutenance ! Pour nos lecteurs, quel est le titre de ta thèse ?

Michèle Drechsler : "Pratiques du socialbookmarking dans le domaine de l'éducation. Affordances sémantiques, socio-cognitives et formatives" - Avis de soutenance.

P.I. : Quelle importance occupe la démarche métacognitive dans ta relation avec les enseignants que tu accompagnes et inspectes ?

M.D. : Quand j’étais enseignante, la compréhension et la métacognition en vue d'une résolution des difficultés d'apprentissage étaient des pistes pour une meilleure remédiation aux difficultés de mes élèves. J’ai toujours essayé de chercher les modalités permettant de surmonter les échecs de l'apprenant et connaître les processus cognitifs qui sont à l'oeuvre pour une aide pédagogique.

La démarche métacognitive est tout à fait présente dans mes relations avec les enseignants pendant l’inspection mais aussi lors des stages de formation continue. Elle a toute sa place aussi dans le socialbookmarking.

En faisant appel à la métacognition, je m’intéresse à la professionnalisation des enseignants, aux processus mêmes du développement de leurs compétences. Je cherche en quelque sorte à comprendre leurs façons d'apprendre à gérer des apprentissages. D’une façon générale, je m’interroge sur les stratégies d'apprentissage que les enseignants mettent en place pour faire réussir tous les élèves.

Avec l’arrivée du numérique, la dimension métacognitive est cruciale.


Dans un dispositif de formation à distance, et comme le précise Jacques Rodet, « le métacognitif renvoie à l’ensemble des activités que l’apprenant devrait réaliser pour avoir un regard distancié sur sa formation. C’est cette prise de distance qui peut favoriser l’accroissement de son autonomie. Le tuteur doit donc favoriser la posture métacognitive de l’apprenant en facilitant la planification du parcours d’apprentissage, l’évaluation des stratégies d’apprentissage ainsi que l’autoévaluation de l’apprenant. »
(Cf. http://blogdetad.blogspot.com/2008/03/retour-surle-sondage-pour-quel-type-de.html)

Par exemple, l’outil de socialbookmarking « Diigo » avec toutes ses fonctionnalités - commentaires, visualisation des utilisateurs d’une même ressource, découverte d’usages de la même ressource dans des contextes variés… - peut faciliter la mise en place « d’un champ instrumental collectif » qui permet de rendre compte a posteriori du degré d’utilisation de la ressource éducative et développer la professionnalisation des enseignants.

P.I. : Le socialbookmarking te semble t-il une pratique à encourager parmi les personnels enseignants et en particulier pour les intervenants dans les dispositifs à distance, les tuteurs ?

M.D. : Dans ma thèse, j’ai analysé les travaux de George Siemens et j’ai retenu quelques principes essentiels de sa théorie pour ma recherche. Le connectivisme de Siemens reconnaît la centralité de l'apprentissage avec une place importante accordée à l'activité sociale, la possibilité de créer des réseaux personnels, de proposer une interactivité et un engagement dans les tâches expérientielles. En tant que tel, le connectivisme m’a semblé particulièrement adapté aux principes de l'ère du Web 2.0 pour le socialbookmarking.

Le connectivisme prend en compte les connexions qui nous permettent d'apprendre. J’ai étudié quelles étaient les procédures de connexion des praticiens du socialbookmarking et quelles étaient leurs nouvelles façons d’apprendre à ligne grâce aux réseaux.

Apprendre avec des plate-formes de socialbookmarking, exige des apprenants de la métacognition pour faire face à la non-linéarité de la masse d'informations, ceci sans perdre trop de temps. Les lieux d’auto-régulation et les capacités métacognitives y sont des facteurs clés pour l'efficacité de l'apprentissage dans ce réseau de connaissances omniprésentes de part tous les flux d’informations générés lors du partage de signets de ressources et les commentaires.

J’ai montré que le socialbookmarking permet la mise en place de PKM ( Personal Knowledge Management) défini par Steve Barth (2000) comme un « un ensemble de techniques et d’outils relativement simples et peu coûteux que chacun peut utiliser pour acquérir, créer et partager la connaissance, étendre son réseau personnel et collaborer avec ses collègues sans avoir à compter sur les ressources techniques ou financières de son employeur ».

J’ai expliqué comment le socialbookmarking peut s’inscrire dans le cercle du PKM (Personal Knowledge Management). Cette donnée est importante car comme précisait François Taddei, « dans un monde en mutation rapide, l’avenir appartient à ceux qui sauront mettre à jour leurs savoirs » (2009). Cela concerne particulièrement le monde de l’éducation.

P.I. : Sous quels angles théoriques et pratiques as tu commencé à travailler sur la métacognition ?

M.D. : J’ai beaucoup travaillé sur ces questions de métacognition dès l’arrivée des ordinateurs dans les écoles, en 1984, 1985. J’ai suivi les programmes de 1985 qui prenaient en compte l’informatique comme objet d’étude. Cela a fait l’objet de différentes interventions et communications pour le développement d’une culture numérique à l’école. Par exemple, Drechsler 2008, "L’informatique à l’école. Analepse et prolepse pour une discipline retrouvée ?"

A l'époque, j'ai fait plusieurs communications sur le thème de la métacognition dans le domaine de l’informatique avec l’approche de la programmation à l’école. Je me suis référée à la pensée de Papert en particulier : « Penser sur sa pensée c'est devenir épistémologue, c'est entrer dans une étude critique de sa propre réflexion. Une expérience que bien des adultes ne vivent jamais.» !

Ainsi, j'ai voulu aborder des questions comme : "L’école saura t-elle intégrer Logo, Smalltalk, des langages « objets » pour le développement d’objectifs métacognitifs, " peut-on dire qu'il s'agit d'un tiercé gagnant pour « apprendre à apprendre », une clé pour la réussite scolaire ?"

P.I. : Comment as tu connu la liste linkedin sur la métacognition ? ( je ne crois pas qu'il existe l'équivalent pour le public francophone sur ce thème là et cette modalité de groupe en ligne)

M.D. : Je suis sur Linkedin depuis plusieurs années. Je m’inscris dans les groupes qui m’intéressent et qui concernent divers thèmes : les TICE, l’intégration des TICE pour l’éducation, les logiciels libres, le socialweb pour l’éducation, les sciences cognitives, la culture numérique, la maîtrise de l’information.

Je consacre un temps très important pour mener une veille efficace et mettre à jour mes connaissances dans ces domaines qui m’intéressent énormément. La métacognition est au cœur des apprentissages et elle est une des clés pour la pédagogie . Je me suis inscrite dès la création du groupe par Alvin Yut qui est directeur à l’Université Rutgers (New Jersey), en Février 2009.

Extrait des objectifs du groupe Metacognition :
"Ce groupe a pour thème les questions de l'apprendre à apprendre. Thèmes associés : l'apprentissage tout au long de la vie, l'apprentissage des étudiants, l'autoformation, l'autogestion de la formation, les capacités nécessaires à la réussite des études, les styles d'apprentissage, le constructivisme, les scolaires ( K-12) l'éducation au collège, l'andragogie, la formation des salariés, l'entreprise formative, la gestion des talents, l'apprentissage organisationnel, la réforme du travail et de la formation.

L'objectif de ce groupe est de tenter l'intégration de membres de différents horizons dans une conversation unique en relation avec la métacognition. Les trois principaux sous-groupes sont 1 l'apprentissage des étudiants, 2 l'apprentissage organisationnel dans les entreprises, 3- la recherche et le changement concernant la métacognition et les l'apprentissage tout au long de la vie."

P.I. : Tu as été la première, en tant que chercheuse, à commencer ton intervention dans le groupe par une définition du terme et de ses concepts afférents ? Est-ce une impression ?

M.D. : J’ai essayé d’approfondir le terme « Metacognition » en faisant référence à diverses définitions. Voir notamment les recherches citées dans cet article, Theo L. Dawson, 2008, Metacognition and learning in adulthood ( Métacoginition et apprentissage à l'age adulte).

P.I. : As tu identifié une ou des définitions de l'apprentissage à l'apprentissage dans les échanges que tu as pu lire sur la liste ?

M.D. : Lors des échanges sur la liste, j’ai surtout essayé de voir dans quelles mesures le sociabookmarking impliquait des démarches faisant appel à la métacognition. Il a fallu préciser des termes de vocabulaire.

P.I. : Quels sont les profils professionnels que tu as pu observer parmi les participants, les chercheurs sont ils les plus nombreux, les formateurs, les les responsables de formation, les consultants d'entreprise sur le KM ? Autres ?

M.D. : Il y a eu tous les profils possibles et c’est intéressant justement d’avoir des regards croisés sur la question : des praticiens, des spécialistes en ingénierie pédagogique, des formateurs, des enseignants… Les chercheurs universitaires étaient minoritaires.

P.I. :
As tu le sentiment de l'existence d'écarts entre nos référents théoriques "latins" et les référents de ce public à majorité anglo-saxonne /américaine ? Cette différence se perçoit-elle par l'approche de la question, le type d'exemples fournis ? la relation au Comment et au Pourquoi ? La culture technologique.

M.D. : J’ai noté quelques différences. Par exemple, le socialbookmarking est intégré dans des dispositifs institutionnels de l’Australie qui s’est emparé de cet outil au service de la formation des enseignants. Ma thèse met en valeur justement toutes les potentialités, les affordances du socialbookmarking dans le domaine de la formation.

Au Québec, on peut noter l’influence du travail des chercheurs Carl Bereiter et Marlène Scardamalia qui ont développé le logiciel Knowledge forum qui est beaucoup utilisé dans les écoles et qui favorise la co-construction des connaissances en ligne.

Il est difficile de généraliser pour les USA puisque chaque état établit ses programmes dans le domaine des TICE. On peut noter l’influence de Paul Resta qui a joué un rôle à l’UNESCO http://www.edb.utexas.edu/education/centers/ltc/about/resta/

P.I. : As tu poursuivi des échanges avec certaines personnes en dehors du groupe Metacognition ? As tu observé que les personnes sont en lien par ailleurs ?

M.D. : J’ai dialogué avec Margarida Romero qui a travaillé sur la métacognition et qui m’a communiqué les références de son dernier ouvrage. Educational Social Software for Context-Aware Learning: Collaborative Methods and Human Interaction (2009)

Pour ma part, je poursuis un travail sur la notion de métacognition en liaison avec les TICE, en montrant l’importance de la programmation, la place de l’interaction avec l’ordinateur dans les processus d’apprentissage. Je travaille sur ces questions dans de nombreux groupes internationaux.


P.I. : Michèle, je te remercie pour ces repères théoriques et académiques, ainsi que pour ton témoignage. Je te souhaite d'excellentes fêtes de fin d'années.

Référence
Steve Barth, The power of one, Knowledge Management Magazine, Décembre 2000



Pour prendre contact avec
Michèle Drechsler
Twitter Linkedin

lundi 21 décembre 2009

iLearning Forum - Intervention de Jacques Rodet sur l'ingénierie tutorale

iLearning Forum Paris 2010 ouvrira ses portes les 18 et 19 janvier 2010 au Palais des Congrès de Paris. Je donnerai une conférence le lundi 18 à 16h30 intitulée : L'ingénierie tutorale pour mettre en place les systèmes tutoraux des apprenants à distance.

L'ingénierie tutorale se propose de définir et d'instrumenter les services tutoraux en direction des apprenants des dispositifs de formation à distance ou hybrides. Après avoir présenté les principales actions relevant de l'ingénierie tutorale (de l'analyse des besoins de support à la définition du modèle économique), j'illustrerai mon propos par la présentation du système de tutorat en fonctionnement au sein du Master MFEG de l'université de Rennes 1.

Au plaisir de vous y rencontrer !

MINI BIO

Jacques Rodet, consultant-formateur en FOAD, est également maître de conférence associé à l'université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines et membre du laboratoire de recherche LAREQUOI. Enseignant-tuteur au sein du master MFEG de Rennes 1, il y donne un cours intitulé "Ingénierie et stratégies de support à l'apprentissage". Il est l'initiateur et l'animateur de t@d, la communauté de pratiques des tuteurs à distance qui publie la revue Tutorales.