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jeudi 10 novembre 2011

Est-ce que les tuteurs à distance travaillent le 11 novembre ?

Cela fait maintenant plusieurs années que je procède à des sondages sur l'activité des tuteurs durant les jours fériés. Le dernier en date remonte à l'an dernier http://blogdetad.blogspot.com/2010/11/retour-sur-le-sondage-est-ce-que-les.html

Afin de mesurer si des évolutions se font jour en la matière, je vous propose de répondre  à un nouveau sondage permettant de comptabiliser les interventions tutorales que vous aurez effectuées le 11 novembre 2011.  

Par intervention tutorale, est compris tout démarche proactive ou réactive quelque soit le moyen de communication utilisé. A ce titre : l'envoi d'un mail compte pour 1 intervention ; un appel skype de 30 mn compte également pour 1 intervention.

Merci d'avance pour vos réponses !


dimanche 27 février 2011

Suite au sondage sur les outils des tuteurs à distance


Suite aux tentatives de comparaison que j'ai fait entre les résultats du sondage "Les outils des tuteurs à distance" et l'enquête "êtes-vous un étudiant 2.0?", Caroll-Ann Keating qui a piloté cette dernière nous fait parvenir ce commentaire.

Merci à elle pour les précisions apportées !


Bonjour Jacques,

Il m’apparaît important de préciser, à priori, que les étudiants de la TÉLUQ ont été questionnés sur l’expérience qu’ils avaient de l’utilisation des logiciels sociaux du Web 2.0 dans un sens large et non pas nécessairement dans le cadre de cours à distance. On peut donc difficilement ici comparer l’expérience des tuteurs que tu as questionnés avec celle des étudiants de la TÉLUQ. En effet, si on reprend que plus de 70% des étudiants de la TÉLUQ utilisent les réseaux sociaux, ils ne le font certainement pas dans des cours à distance offerts à la TÉLUQ. En fait, nous n’exploitons pas encore de réseaux sociaux dans les cours de la TÉLUQ quoique certains puissent être des « amis » de la TÉLUQ sur Facebook. Par ailleurs, je ne connais pas tout ce qui se fait dans les autres universités québécoises mais je serais très surprise d’apprendre qu’on utilise les réseaux sociaux dans plusieurs cours. C’est donc dire que les liens à établir entre les répondants-tuteurs et répondants-étudiants par rapport à leur âge ou à leur nationalité me paraît difficile à faire.

Je te souligne qu’à la TÉLUQ, nous venons de débuter une expérimentation avec les réseaux sociaux (Plate-forme Elgg dédié à l’éducation et comportant de nombreux outils, tels forums, wikis, blogues, signets sociaux, etc.) dans un de nos cours de comptabilité; ceci dans le cadre de la recherche sur les logiciels sociaux que nous menons avec d’autres partenaires et dans laquelle s’inscrit le sondage que nous avons réalisé à la TÉLUQ. Nos partenaires du Québec – l’Université de Montréal et le Cégep@distance - ont de l’avance sur nous, avec l’expérimentation dans plusieurs cours de la plate-forme Elgg. Je te réfère à cet effet à un article fort intéressant de Martine Chomienne, du Cégep@distance. http://clic.ntic.org/cgi-in/aff.pl?page=article&id=2174

Un résultat du sondage de la TÉLUQ que je veux partager avec les tuteurs de ton blogue est que plus de la moitié des répondants souhaitent rencontrer leur tuteur et leurs pairs en mode synchrone, de même qu’à utiliser la visioconférence Web. Le potentiel de la vidéo favorise sans contredit le sentiment de proximité, de complicité et de présence entre l’étudiant et le tuteur, si important dans la dimension socioaffective de la relation tutorale à distance. De plus, plusieurs études confirment que le sentiment de présence chez l’étudiant augmente la persévérance et la réussite étudiante. Conséquemment, ma première recommandation, suite aux résultats de notre sondage, serait d’offrir cette possibilité dans nos dispositifs de formation et de mettre tout en œuvre pour que nos étudiants et nos tuteurs l’utilisent le plus en plus, et le plus efficacement possible.

Finalement, puisque le sondage de la TÉLUQ nous indique clairement que plus un étudiant est expérimenté avec les logiciels sociaux, plus il est intéressé à les utiliser pour apprendre dans les cours, ma deuxième recommandation serait d’exploiter de plus en plus de logiciels sociaux dans les cours tout en le faisant de façon graduelle. Ceci, dans le but premier de familiariser les étudiants et de former – par ricochet – les tuteurs. On peut prendre en compte en outre que les étudiants (et les tuteurs) seront tout comme nous de plus en plus exposés aux logiciels sociaux.

Voilà pour quelques réactions… en te remerciant encore Jacques pour ta contribution importante à l’amélioration de l’encadrement des étudiants à distance et à toute la réflexion que tu suscites sur la formation à distance en général. Son avenir me paraît prometteur et rempli de plusieurs défis pour tous les artisans que nous sommes.

Caroll-Ann Keating


lundi 21 février 2011

Résultats du sondage "les outils des tuteurs à distance"


Je tiens à remercier toutes les personnes (66) qui ont participé à ce sondage dont la question était "Quels sont les outils de communication que vous utilisez dans le cadre de vos interventions tutorales à destination des apprenants à distance ?" Les résultats obtenus sont les suivants :

Un outil utilisé quasi unanimement par les répondants : le mail.

Le mail est l'outil qui est utilisé par le plus grand nombre de répondants puisque 64 sur 66 soit 97% y ont recours pour leurs interventions tutorales. A contrario du discours qui fleurit çà et là sur l'archaïsme de cet outil, les tuteurs le plébiscitent largement. Il faut bien reconnaître que le mail reste un mode de communication facile et accessible pour les usagers de la formation à distance. Ces avantages liés à son caractère asynchrone et le fait qu'il puisse supporter des échanges individuels et collectifs expliquent certainement ce résultat.

Un deuxième groupe d'outils utilisés par les 2/3 des répondants : le forum, le téléphone et les messageries instantanées.

Le forum (45 votes, soit 68%), le téléphone (44 votes, soit 66%) et les messageries instantanées telles que Skype ou MSN (42 votes, soit 63%) sont des outils utilisés par les 2/3 des répondants.

Le forum, présent dans la plupart des plateformes de e-learning, se révèle un outil adapté tout autant pour diffuser des informations sur le déroulement de la formation que pour supporter des activités d'apprentissage. Le fait que ce soit également un des outils les plus anciens explique que son usage soit répandu.

Le téléphone, outil historique du tutorat en formation à distance reste d'un usage fréquent malgré son coût bien que celui-ci puisse se révéler très abordable dans les offres de différents opérateurs téléphoniques. Le fait de pouvoir échanger de manière synchrone, en bénéficiant de la voix de son interlocuteur, reste un avantage indéniable de cet outil. Il permet tant de réaliser le premier contact avec l'apprenant que de lui apporter des réponses rapidement, au moment où le besoin s'en fait sentir.


Les messageries Skype et MSN constituent une alternative au téléphone moins onéreuse pour effectuer des interventions synchrones. De plus elles permettent d'utiliser la communication écrite, l'échange de documents et supporte la vidéo dès lors que les interlocuteurs sont équipés d'une webcam. L'enregistrement de la communication peut également se révéler utile. Si ces messageries talonnent le téléphone, il est probable que leurs fonctionnalités plus développées leur permettront, dans un proche avenir, de le dépasser et peut-être de le marginaliser. Ceci prendra néanmoins plus de temps pour les régions où le débit internet est insuffisant ou instable.

Un troisième groupe d'outils utilisés par une majorité de répondants : Le chat et la classe virtuelle.

Le chat est un outil ancien et malgré ses limites, seul l'échange textuel est autorisé, il recueille 36 votes, soit 55%. Le fait de pouvoir enregistrer le verbatim des échanges est certainement apprécié. Si le sondage ne nous renseigne pas sur le fait que ces échanges soient effectués par 2 ou plusieurs personnes en même temps, les retours d'expériences ont montré qu'au delà de 5 participants et sans règles de fonctionnement, la communication par chat devient difficile. De plus, cet outil se révèle fréquemment chronophage. Son avenir est incertain. Sera-t-il encore utilisé longtemps tout seul ou plus probablement comme une modalité intégrée à d'autres outils tels que les messageries instantanées ou la classe virtuelle ?

La classe virtuelle est également utilisée par une majorité de répondants (35 votes, soit 53%). Cet outil, si l'on en juge par la floraison de solutions proposées par différents éditeurs réalise une percée remarquable dans le monde de la formation à distance. Cela se traduit donc également dans la pratique des tuteurs à distance. Utilisée comme complément à un LMS ou même comme seul canal de la formation, la classe virtuelle présente l'avantage de se rapprocher le plus des pratiques des formateurs et des enseignants en face à face. Il serait toutefois regrettable de réduire la classe virtuelle à sa fonction de diffusion d'exposés magistraux tant les fonctions qui la composent permettent des interactions riches entre les participants. Il est probable que les usages de la classe virtuelle vont continuer à se développer et qu'elle deviendra un incontournable sinon la référence en matière d'interventions synchrones. A noter aussi, qu'elle peut être utilisée comme support de création de ressources pour un usage asynchrone.

Un quatrième groupe d'outils utilisés par une minorité forte de répondants : le wiki, le blogue et les réseaux sociaux.

Le wiki, fréquemment disponible dans les LMS, est un outil collaboratif puissant. Le fait qu'il recueille 27 votes, soit 41% des répondants et se positionne en tête de ce troisième groupe constitue une demi-surprise. Il semble que le recours de plus en plus fréquent à des activités collaboratives au sein des parcours de FOAD encourage son utilisation.

Le blogue recueille 24 votes, soit 36% des répondants. Support de publication de travaux d'apprenants que le tuteur peut commenter, journal de formation des apprenants, journal des interventions des tuteurs, espace d'information sur la formation, ses usages pédagogiques sont nombreux. Nécessitant une expression écrite élaborée puisque rendue publique, le blogue, malgré son ancienneté se révèle un outil utile aux tuteurs à distance.


Les réseaux sociaux en rassemblant le même nombre de votes que le blogue montrent que les supports d'interventions tutorales se diversifient. D'un usage courant chez de nombreux apprenants, notamment les plus jeunes, il semble que de plus en plus de tuteurs soient attentifs à les rejoindre dans leurs habitudes communicationnelles. Il est fort probable que leurs usages par les tuteurs s'amplifient dans les prochains temps. Cela pose néanmoins la difficulté du traçage des interventions tutorales effectuées sur les réseaux sociaux dans la mesure où ils sont presque toujours extérieurs aux LMS. Un autre frein lié au mélange des interlocuteurs des tuteurs (leurs contacts professionnels, personnels et leurs apprenants) devrait être progressivement surmonté par l'adoption par les tuteurs de plusieurs comptes distincts.

Un cinquième groupe d'outils utilisés par une minorité de répondants : Twitter, Baladodiffusion, Signets sociaux, Mondes virtuels 3D.

Twitter qui contraint ses usagers à la concision rassemble 12 votes, soit 18% des répondants. Ceci reste modeste au regard des usages pédagogiques qui sont de mieux en mieux repérés pour cet outil.

La baladodiffusion qui est plus adaptée pour certaines formations (les langues par exemple) recueille 11 votes soit 16% des répondants.

Les signets qui sont bien utiles pour réaliser des veilles collaboratives recueillent 10 votes, soit 15% des répondants.

Les mondes virtuels 3D recueillent les votes de tuteurs pionniers (4, soit 6%).


Quelques comparaisons avec les résultats du sondage "êtes-vous des étudiants 2.0 ?"

Les outils retenus par l'enquête de la Téluq et notre sondage n'étaient pas tout à fait les mêmes. Pour ceux qui étaient communs, il apparait que la classe virtuelle, le blogue, Twitter, les signets sociaux, la baladodiffusion, les mondes virtuels 3D sont utilisés par une proportion semblable des étudiants de la Téluq et des tuteurs à distance qui ont répondu à notre sondage. Cette convergence est intéressante mais pas aussi surprenante que cela dans la mesure où apprenants et tuteurs à distance se retrouvent dans les dispositifs de formation et utilisent ensemble les outils de communication qui y sont présents.

Plus étonnant, l'écart important de l'utilisation des réseaux sociaux. Si plus de 70% des étudiants de la Téluq les utilisent, seuls 36%, soit moitié moins, des tuteurs ayant répondu à notre sondage y ont recours pour leurs interventions tutorales. Plusieurs facteurs sont peut-être en cause. D'une part, les apprenants de la Téluq sont peut-être plus jeunes que les tuteurs à distance de notre sondage. D'autre part, les étudiants de la Téluq sont très largement Québécois alors que les répondants de notre sondage exercent majoritairement en France, en Europe et en Afrique. Cette différence géographique traduit peut-être une plus grande popularité des réseaux sociaux outre Atlantique.
Enfin, les usages pédagogiques à des fins tutorales des réseaux sociaux ne sont certainement pas encore assez bien identifiés.

Dans l'attente de vos propres commentaires.

mardi 15 février 2011

Sondage : quels outils de communication utilisent les tuteurs à distance


Il y a quelques jours, je faisais écho aux résultats d'une enquête menée à la Téluq intitulée "êtes vous un étudiant 2.0".

La même question pourrait être posée aux tuteurs à distance. Plus modestement, je vous invite aujourd'hui à participer à un petit sondage sur vos utilisations des outils de communication dans le cadre de vos interventions tutorales à destination des apprenants à distance.







Les 14 médias sélectionnés sont les suivants :

  1. mail
  2. téléphone
  3. forum
  4. chat
  5. skype, MSN
  6. Classe virtuelle
  7. Réseaux sociaux (Facebook, Viadeo...)
  8. Twitter
  9. Blogue
  10. Wiki
  11. Signets sociaux (Delicious, Diigo...)
  12. Site de partage de vidéos
  13. Baladodiffusion
  14. Monde virtuel 3D
Nous ne sondons pas ici la fréquence de l'utilisation de ces médias, ni leurs usages, mais simplement le fait que vous y ayez recours, même occasionnellement, ou non dans le cadre de vos interventions tutorales.

Les résultats seront présentés et commentés ici même.

Merci pour votre participation !

Accès au sondage


lundi 15 novembre 2010

Retour sur le sondage "Est-ce que les tuteurs à distance travaillent les jours fériés ?"


Les tuteurs à distance travaillent-ils les jours fériés ? Telle était la question à laquelle le sondage portant sur l'activité des tuteurs le 11 novembre dernier voulait apporter des réponses. Le nombre de répondants (43 au moment où s'écrivent ces lignes), trop faible, ne permettra pas de tirer de conclusions définitives ni d'établir de trop grandes généralités. Par ailleurs, deux biais ont pu être mis en lumière au cours des réponses. Les tuteurs à distance qui avaient effectué de nombreuses interventions ont été plus prompts à répondre que les autres. Il est donc bien possible que les tuteurs n'ayant pas effectué d'interventions soient encore sous représentés. La date du 11 novembre n'est pas un jour férié pour l'ensemble des répondants. Plusieurs tuteurs exerçant en Afrique m'en ont fait part.

C'est donc avec la plus grande prudence que je propose quelques interprétations des chiffres recueillis.
  • 0 intervention effectuée : 9 répondants
  • 1 à 3 interventions effectuées : 13 répondants
  • 4 à 6 interventions effectuées : 10 répondants
  • 7 à 9 interventions effectuées : 1 répondant
  • 10 et + interventions effectuées : 10 répondants
Seul 1 tuteur sur 5 s'est abstenu de toute intervention. C'est assez peu. Est-ce le signe que le travail du tuteur les jours fériés est aujourd'hui banalisé ? Les tuteurs qui n'ont pas réalisé d'intervention sont-ils assimilables à des "résistants" ? Est-ce une démarche volontaire de leur part ?

Dans le même ordre d'idée, est-ce que les tuteurs qui ont effectué 1 à 3 interventions n'ont pas consciemment limité leurs interactions avec les apprenants qu'ils accompagnent,
parce que c'était un jour férié ?

Le fait que la proposition "7 à 9" ne recueille qu'un vote est peut-être significatif de la difficulté pour un tuteur de tenir le compte exact de ses interventions. Il semble plus facile de se souvenir d'avoir réalisé 1 à 3 interventions ou + de 10 que de savoir précisément qu'on a effectué 7, 8 ou 9 interventions...

Il est possible de supposer que les 10 tuteurs qui ont effectué 10 et + d'interventions n'ont pas modifié leur fonctionnement habituel.

Au final, ce sondage pose plus de questions qu'il n'apporte de réponse. C'est pourquoi, il serait utile que des témoignages plus qualitatifs permettent d'affiner les données recueillies. Si ce sujet intéresse quelques uns d'entre vous, je propose la création d'un petit groupe qui pourrait définir les conditions de réalisation d'une enquête plus qualitative sur le rapport des tuteurs aux jours fériés et plus largement sur leur rapport au temps de travail.

Les personnes intéressées peuvent se faire connaître en envoyant un
mail.

jeudi 11 novembre 2010

Est-ce que les tuteurs à distance travaillent les jours fériés ?


Je vous remercie d'indiquer le nombre d'interventions tutorales que vous avez réalisé le 11/11/10.


Par intervention tutorale, est compris tout démarche proactive ou réactive quelque soit le moyen de communication utilisé.

A ce titre : l'envoi d'un mail compte pour 1 intervention ; un appel skype de 30 mn compte également pour 1 intervention.

Merci d'avance pour vos réponses !

dimanche 29 juin 2008

Retour sur le sondage « En général, quel est votre délai de réponse à vos tutorés ? »


16 personnes ont répondu à la question « En général, quel est votre délai de réponse à vos tutorés ? »
  • La demi-journée : 4 répondants (25%)
  • La journée : 6 répondants (37 %)
  • 48 heures : 5 répondants (31%)
  • 72 heures : 1 répondant (6%)
  • + de 72 heures : 0 répondant

Une majorité de répondants (10 sur 16) délivrent une réponse à leurs tutorés dans les 24 heures. Ils sont deux fois moins nombreux à prendre 24 heures de plus. Seul 1 répondant sur 16 a besoin de 72 heures et aucun ne dépasse les 3 jours.

Il apparaît donc que les répondants à ce sondage sont des tuteurs qui offrent une réelle disponibilité à leurs apprenants puisque 15 sur 16 se manifestent à eux dans les 48 heures, qui se trouve être un délai spécifié assez couramment dans les chartes tutorales.

La disponibilité du tuteur est espérée, attendue, demandée par les apprenants à distance. Dans de nombreuses enquêtes elle apparaît parmi les premières qualités du tuteur. Il suffit d'avoir expérimenté la position d'apprenant à distance bloqué dans son travail par une incompréhension, un doute, un besoin d'échanges, pour mesurer toute l'importance que revêt la disponibilité du tuteur.

La disponibilité du tuteur est aussi une des conditions qui autorisent une rétroaction rapide. Accuser réception du message du tutoré, lui répondre ou l'avertir d'une réponse prochaine, c'est ce dont a besoin l'apprenant tant pour avancer dans son apprentissage que pour le planifier et le réguler.

Dans les résultats de ce sondage, nous pouvons remarquer qu'un nombre non négligeable de répondants (4 sur 16) n'excèdent pas la demi-journée pour répondre à leurs tutorés. Il y a quelques semaines dans « Paroles de tuteur » Michel Richer, tuteur à la Téluq, argumentait sur cette pratique.

« D’aucuns me diraient qu’il faut être plus réaliste et qu’on ne peut pas nécessairement être disponible 7 jours semaine. Ici les contextes spécifiques d’application, les règles administratives et parfois syndicales peuvent bien sûr préciser certaines balises, mais au risque d’être qualifié d’irréaliste ou de déconnecté je crois qu’il faut tendre vers une immédiateté dans les réponses à apporter. Je ne parle pas de répondre à un étudiant sans se donner tout l’espace ou le temps pour réfléchir et agir avec discernement. Ce serait un manque flagrant de professionnalisme. Mais je crois qu’on doit viser une première réponse dans les meilleurs délais. Et pour moi, le meilleur délai, c’est dans la même demi-journée! Par contre, cette réponse peut prendre la forme d’un accusé réception, d’une prise de rendez-vous pour un échange téléphonique, d’un avis indiquant qu’une réponse suivra dans les 24 ou 48 heures. Et dans certains cas, notamment sur des questions administratives, il est possible de fournir par courriel l’information demandée sur le champ. Bref, il faut simplement que l’étudiant sente que quelqu’un est là tout près et qu’on s’occupe vraiment de lui. On le comprendra, l’engagement profond du tuteur est ici déterminant. »


samedi 21 juin 2008

Participez au dernier sondage de la saison


Je vous invite à participer au sondage en cours. Ce sera le dernier de la saison. Comme pour les 17 précédents, vous pourrez lire la semaine prochaine un "retour sur le sondage".

Le nombre de participants à ces sondages a toujours été modeste (de 9 à 22 répondants) et dans ces conditions, comme me l'indiquait une lectrice, il aurait été bien osé d'en tirer des généralités. J'ai essayé dans mes commentaires des résultats de ne pas tomber dans ce travers même si j'ai eu recours aux pourcentages.

En fait, les billets "retour sur le sondage" ont surtout été l'occasion pour moi, par delà la publication des résultats, de tenter la formulation d'hypothèses ou de traiter de tel ou tel aspect du tutorat.

Je tiens à remercier toutes et tous ceux qui ont bien voulu répondre à un ou plusieurs de ces sondages.

mardi 10 juin 2008

Retour sur le sondage "Quels sont les outils que vous utilisez avec vos tutorés ?"


12 personnes ont répondu à la question « Quels sont les outils que vous utilisez avec vos tutorés ? ». Chaque répondant pouvait cocher plusieurs cases parmi les propositions suivantes : courriel, forum, blog, wiki, téléphone, chat, visioconférence.

Les résultats enregistrés ont été :

  • Courriel : 10 répondants, soit 83%
  • Forum : 8 répondants, soit 66%
  • Téléphone : 7 répondants, soit 58%
  • Blog : 4 répondants, soit 33%
  • Wiki : 4 répondants, soit 33%
  • Chat : 4 répondants, soit 33%
  • Visioconférence : 2 répondants, soit 16%

De manière générale, l'accessibilité de ces médias par les tuteurs a forcément été un élément déterminant des réponses enregistrées : nous n'utilisons un média que dans la mesure où il nous est accessible et que les bénéfices que nous en tirons sont supérieurs aux coûts induits : coûts financiers, symboliques, temps de l'apprentissage technique, temps et expériences pour la maîtrise des usages pédagogiques...

L'accessibilité des médias par les tutorés des répondants a forcément aussi impacté les réponses puisque rien ne sert à un tuteur d'utiliser un média inaccessible aux apprenants qu'il encadre.

Premier constat, aucun média n'est utilisé par tous les répondants. Si le courriel est le plus employé, il le doit certainement à sa simplicité et à son ancienneté relative aux autres médias (à l'exception du téléphone). Si la visioconférence est le média le moins utilisé, cela tient probablement au fait que c'est le dernier apparu (dans la forme qu'on lui connaît aujourd'hui et dans la liste proposée), mais aussi que les ressources nécessaires à son exploitation (haut débit, web cam) ne sont pas aussi répandues que celles sollicitées par les autres médias.

Deuxième constat, plus l'usage des médias dans des activités d'encadrement est ancien, plus ils sont utilisés par un nombre important de répondants. Cela traduit le phénomène de popularisation et/ou de démocratisation des médias qui est toujours plus lent que le rythme d'apparition des nouveaux outils de communication. Il ne suffit pas qu'un média apparaisse, quel que soient ces qualités, pour que celui-ci fasse l'objet d'une appropriation immédiate de la part des tuteurs. Outre, le fait que le média doit être accessible aux tuteurs et aux apprenants, il est également nécessaire que les usages liés à l'activité tutorale soient expérimentés, commentés sous forme de retours d'expériences avant de convaincre le plus grand nombre. Cela explique certainement le fait que seul 1 répondant sur 3 utilise des médias présents dans la plupart des plateformes de e-learning (blog, wiki, chat) et de très nombreux dispositifs de formation à distance.

Troisième constat, les médias asynchrones sont les plus utilisés. Le courriel et le forum arrivent largement en tête. A noter également que ce sont deux médias où l'écrit prédomine. Si il n'est pas interdit de joindre un son ou une vidéo à un mail ou à un message sur forum, l'usage premier est l'expression écrite. Le deuxième constat se combine probablement ici avec l'importance pour le tuteur d'élaborer, de penser, sa réponse au tutoré, ce qui reste plus facile pour beaucoup par le détour par l'écrit plutôt que par l'émission d'un message en temps réel. De plus, l'écrit est facilement réutilisable pour répondre à un autre apprenant ce qui n'est pas le cas des messages oraux.

Quatrième constat, le téléphone le seul média avec le courriel et le forum à regrouper une majorité parmi les répondants, semble à la fois bénéficier de son usage historique (dès les cours par correspondance, le téléphone a été utilisé pour faire des rétroactions aux apprenants), et de son faible coût, aujourd'hui, grâce aux solutions de téléphonie sur Internet.

D'autres questions sur l'usage des médias par les tuteurs avec leur tutorés ne trouvent pas de réponses à travers les résultats de ce petit sondage : qu'est-ce qui décide un tuteur à utiliser tel ou tel média ? Quels sont les prescriptions d'usages des médias de la part des employeurs des tuteurs ? Pour quels usages pédagogiques les tuteurs emploient-ils tel ou tel média ? Bien d'autres encore que nous vous invitons à aborder en commentaires à ce billet.


mardi 27 mai 2008

Retour sur le sondage "Avez-vous déjà publié sur votre pratique tutorale ?"

7 personnes ont répondu à la question « Avez-vous déjà publié sur votre pratique tutorale ? »

- Oui : 3 répondants, soit 42%
- Non : 4 répondants, soit 57/%

Le faible nombre de participants à ce sondage interdit d'en tirer des indications précises. Je ne peux qu'encourager les 4 répondants qui n'ont pas encore publié sur leurs pratiques à le faire.

Si les exigences de la publication dans des revues spécialisées peuvent rebuter de nombreuses personnes et nourrir un sentiment de non légitimité à passer à l'acte, il existe aujourd'hui bien des manières d'écrire et de publier. Si écrire n'est pas publier, le passage de l'un à l'autre est tout de même bien facile de nos jours. Le blog, outil de publication, est une solution qui permet facilement de tirer bénéfice du détour par l'écrit. Or, les avantages de l'écriture sont nombreux : approfondissement de sa réflexion, récapitulatif de ce que l'on pense ou de ce que l'on connaît d'un sujet, prise de distance par rapport à sa pratique, ouverture à l'échange...

Depuis 5 ans que t@d existe, la question de l'écriture a régulièrement été débattue. Certains n'en voient pas l'utilité ou préfèrent se cantonner à la lecture. D'autres ne se sentent pas autoriser à publier ou éprouvent des craintes à donner à voir aux autres. D'autres n'imaginent pas que leurs propos puissent servir et ne sont pas prêts à investir du temps dans une activité qu'ils jugent peu rentable. Je trouve toutes ces raisons respectables et en même temps je regrette que « l'autocensure » ou le manque d'appétence soient si répandus.

Je suis persuadé que le premier avantage à écrire et à publier est pour soi et que lorsqu'une personne « s'auteurise », elle est le premier bénéficiaire de ses écrits. Il en est de la publication comme de la collaboration, elle nécessite de faire le premier pas qui ouvre la route des possibles.

L'idée de la mutualisation des expériences et des réflexions des tuteurs est la principale raison d'être du blog de t@d et c'est pourquoi il est un espace de publication qui leur est largement ouvert. J'invite tous les tuteurs qui souhaitent vivre l'expérience de la publication, ou qui hésitent encore à m'en faire part en commentant ce message ou en écrivant à tad2007@free.fr

Source de la photo : http://www.photo-libre.fr


lundi 12 mai 2008

Retour sur le sondage « Avez-vous reçu une formation pour exercer vos fonctions tutorales ? »

16 personnes ont répondu à la question « Avez-vous reçu une formation pour exercer vos fonctions tutorales ? »

Une majorité (56%, soit 9 répondants sur 16) n'a pas reçu de formation. Il y a deux manières d'interpréter ces résultats semblables à celles qui nous font considérer un verre à moitié plein ou à moitié vide.

Commentaire du verre à moitié vide :-(
Il est regrettable de constater que les tuteurs ne soient pas mieux formés en amont de leurs interventions. Cela tient tout à la fois du manque général de formation des professionnels de l'éducation, du manque de reconnaissance pour la fonction tutorale, d'une négligence des institutions vis à vis des apprenants que les tuteurs sont amenés à accompagner, d'un manque d'investissement dans l'humain au profit de celui réalisé dans les outils qui caractérise assez largement le monde du e-learning, etc.

Commentaire du verre à moitié plein :-)
Près d'un répondant sur deux a reçu une formation pour exercer ses fonctions tutorales. Ceci est un résultat encourageant et significatif d'une plus grande prise en compte de l'humain dans le monde du e-learning. De plus en plus d'entreprises, d'universités, d'institutions de formation présentes dans le e-learning ont compris que l'accompagnement des apprenants était la clé du succès et sont donc prêtes à investir dans la formation des tuteurs, etc.

A consommer avec modération !
Les répondants de ce sondage sont issus d'une population bien ciblée, celle des visiteurs de ce blog qui manifeste donc déjà une certaine appétence pour l'objet tutoral. Ils ne représentent pas un échantillon de l'ensemble des tuteurs dont beaucoup exercent sans avoir conscience de leurs tâches de tutorat.

Et parce qu'il vaut mieux éviter de boire sur un estomac vide...
De quelle formation ont bénéficié les répondants ? Formation technique ? Pédagogique ? Quelle en a été la durée ? Le contenu ? Les modalités ? En présentiel ? À distance ? Est-elle intervenue en amont de leur interventions tutorales ou après que celles-ci aient débuté ?

...Merci de laisser vos recettes en commentaires !

Image dans son contexte original, sur la page forum.hardware.fr/hfr/Graphisme/Infographie-2...


lundi 28 avril 2008

Retour sur le sondage "Combien d'apprenants tutorez-vous en une année ?"

15 personnes ont répondu à la question "Combien d'apprenants tutorez-vous en une année ?". Les réponses ont été les suivantes :
  • de 1 à 10 : 3 répondants, soit 20%
  • de 11 à 30 : 2 répondants, soit 13%
  • de 31 à 50 : 4 répondants, soit 26%
  • de 51 à 100 : 1 répondant, soit 6%
  • de 101 à 200 : 1 répondant, soit 6%
  • plus de 200 : 4 répondants, soit 26%
La première remarque qui me vient est que les tuteurs encadrent beaucoup d'apprenants. Si l'on prend le chiffre minimal d'apprenants par répondant, le total s'élève à 1100 apprenants pour 15 tuteurs.

Il est remarquable qu'un quart des répondants encadre de très nombreux apprenants (plus de 200). Ces résultats semblent dessiner deux types de tuteurs. Ceux qui sont en relation avec de très nombreux apprenants et ceux qui encadrent des apprenants dont les effectifs sont proches ou identiques à ceux d'une classe en présentiel (39% des répondants interviennent auprès d'un nombre de tutorés variant entre 10 et 50).

Ces deux types de tuteurs ont-ils les mêmes pratiques d'intervention auprès des tutorés ? Dans quelle mesure le nombre de tutorés influe sur les différentes formes de support à l'apprentissage ? Plus prosaïquement, les tuteurs sont souvent rémunérés selon un forfait calculé en fonction du nombre d'apprenants qu'ils encadrent. Ceci est-il sans effet sur leurs prestations ? Le support sur le plan socio-affectif, par exemple, qui nécessite, parfois, de la part du tuteur, un investissement personnel qui va au-delà de la seule prestation professionnelle, est-il aussi aisé à mettre en oeuvre lorsque l'on à 10 ou 200 tutorés ? Y-aurait-il un nombre "idéal" d'apprenants à encadrer pour un tuteur ?

Autant de questions et bien d'autres encore qui n'attendent que vos réponses en commentaire de ce billet.

Image dans son contexte original, sur la page www.avenuedesjeux.com/catalogue/37_chiffres_e...


lundi 14 avril 2008

Retour sur le sondage "Les formations sur lesquelles vous êtes tuteur(rice) sont offertes..."

Le sondage "les formations sur lesquelles vous êtes tuteur(trice) sont offertes par une institution de formation du pays où vous résidez ou par une institution de formation d'un pays différent de celui où vous résidez" a recueilli les réponses de 12 participants.

Le constat est sans appel. Les tuteurs résident à plus de 90% (11 répondants sur 12) dans le même pays que l'institution de formation qui les emploie. Il semblerait donc que les organismes de formation à distance, ne se soient pas encore affranchis de toute les distances, du moins de la distance nationale, voire culturelle, en ce qui concerne le recrutement de leurs tuteurs*.

Plusieurs raisons sont susceptibles d'être à l'origine de cette situation. Tout d'abord, les tuteurs, à côté de leurs interventions à distance, peuvent avoir des rencontres présentielles avec les apprenants. Leur proximité géographique du lieu de ces rencontres est donc un avantage au moment de leur recrutement. Il est possible également que l'employeur recherche une proximité culturelle, dont la nationalité commune serait l'expression, entre ses salariés et ses apprenants. En effet, pour beaucoup de formations à distance, les apprenants sont très majoritairement des nationaux. De plus, l'embauche des tuteurs reste souvent effectuée selon des modalités habituelles où l'entretien présentiel est décisif et donc difficile à organiser entre un candidat européen et un employeur canadien par exemple. D'autres raisons liées aux règlements nationaux concernant l'embauche d'étrangers peuvent également constituer des freins à une plus grande diversité de nationalités des tuteurs au sein d'un dispositif.

Si toutes ces raisons peuvent peser, il n'en reste pas moins curieux qu'un secteur d'activité qui a l'ambition de surmonter les frontières, ainsi que bien d'autres dimensions de la distance, reste aussi frileux, ou classique, en matière de recrutement.

L'internationalisation du marché du travail des tuteurs nécessiterait d'une part, la mise en place d'un espace international d'offres d'emplois spécifique aux tuteurs ou à défaut, l'utilisation de ceux, plus généralistes, qui existent, et d'autre part, le recours aux technologies lors du processus de recrutement (audioconférence, visioconférence, monde virtuel**). Il nécessiterait une démarche volontaire des institutions qui n'émergera néanmoins que si celles-ci trouvent un intérêt à cette diversification des origines nationales de leurs tuteurs. Il est raisonnable de penser que cela interviendra de manière concomitante avec le développement du recrutement d'apprenants résidant eux-aussi à l'étranger.

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* Si il est possible qu'un étranger résidant dans un pays soit employé par une institution de ce même pays, nous faisons l'hypothèse pour la suite de cet article que les résidants sont dans leur très grande majorité des nationaux.
** Une des agences d'étudiants que j'encadre actuellement est entrain de concevoir une formation à distance pour des professionnels du recrutement dont le sujet est "le recrutement sur SecondLife".

Image dans son contexte original, sur la page recruteuretcandidat.blog.rhonealpesjob.com/in...


lundi 31 mars 2008

Retour sur le sondage "Depuis combien d'années assumez-vous des fonctions tutorales ?"

15 répondants ont participé au sondage "Depuis combien d'années assumez-vous des fonctions tutorales ?". Les réponses enregistrées ont été les suivantes :
  • moins de 1 an : 2 répondants, 13%
  • de 1 an à 2 ans : 2 répondants, 13%
  • de 2 ans à 5 ans : 4 répondants, 26%
  • de 5 ans à 10 ans : 2 répondants, 13%
  • Plus de 10 ans : 5 répondants, 33%

Il ressort que plus de la moitié des répondants sont des tuteurs expérimentés (de 1 à 5 ans de pratique) et un tiers sont très expérimentés (+ de 10 ans). Les novices ne représentant qu'un répondant sur 10.

C'est pourquoi, une fois n'est pas coutume, je m'adresse prioritairement aux répondants de ce dernier sondage. Notre communauté a toujours eu le souci de la mutualisation des expériences. Or, je constate que vous, les 15 répondants, vous cumulez plus de 70 années d'exercice des fonctions tutorales.

Nul doute que durant toutes ces années, vous avez été confronté à des situations diverses dont l'évocation pourrait permettre à d'autres, plus récents dans l'activité tutorale, de tirer de nombreuses informations. Aussi, je vous lance un appel à témoignages. Si vous êtes d'accord sur le principe d'un entretien à distance que nous aurions ensemble et qui déboucherait sur une publication sur le blog écrivez sans tarder à tad2007@free.fr

Image dans son contexte original, sur la page www.pp-pro.com/lp-note/page04.html


lundi 17 mars 2008

Retour sur le sondage "Pour quel type de support, vos tutorés vous sollicitent le plus souvent ?"

12 personnes ont répondu à la question "Pour quel type de support, vos tutorés vous sollicitent le plus souvent ?" Chaque répondant pouvait choisir plusieurs réponses. Les réponses ont été les suivantes :
  • Support méthodologique : 8 répondants sur 12, 66%
  • Support socio-affectif : 6 répondants sur 12, 50%
  • Support métacognitif : 6 répondants sur 12, 50%
  • Support sur le contenu disciplinaire : 5 répondants sur 12, 41%
  • Support motivationnel : 4 répondants sur 12, 33%
  • Support administratif : 3 répondants sur 12, 25%
  • Support technique : 3 répondants sur 12, 25%

Les conclusions de ce sondage sont peu aisées à tirer du fait du nombre relativement réduit de répondants. Il est bien possible que la question et les propositions de réponses n'aient pas été assez claires et que ceci ait découragé des répondants potentiels. De fait, la faiblesse des écarts enregistrés, en valeur absolue, risque de rendre peu fiables les interprétations.

Je me borne donc à constater que les tutorés des répondants les sollicitent presque 3 fois plus pour des questions d'ordre méthodologique que d'ordre technique et que le support sur le contenu disciplinaire n'arrive qu'en 4e position en ne recueillant que 41% de réponses.

Ces réponses n'indiquent pas qu'il faudrait spécialiser les tuteurs sur tel ou tel plan. Si le support technique ne concerne pas tout le monde et pas tout le temps, il est indispensable pour certains apprenants afin de s'engager dans leur parcours de formation. Si les demandes d'ordre méthodologique sont plus fréquentes, c'est peut-être aussi parce qu'elles sont plus aisées à formuler, que le manque de méthode est perçu comme plus immédiatement bloquant par les apprenants face aux tâches à effectuer. A contrario, certaines difficultés cognitives peuvent être non repérées (je ne sais pas que je ne sais pas) ou rejetées afin d'évacuer le conflit cognitif qu'elles génèrent et donc ne pas provoquer des demandes de support.

Bref, il y a de nombreuses raisons, très diverses, qui font qu'un apprenant sollicite plus souvent son tuteur sur tel ou tel plan de support.

Enfin, à découper le support à l'apprentissage en différents plans, il ne faudrait pas oublier que seuls leur assemblage, à l'image de la composition du mille feuilles, fait sens, sinon gourmandise.



Image dans son contexte original, sur la page www.laduree.fr/.../patisseries_millefeuilles.htm


Pour mémoire et complément voici quelques précisions sur les plans de support à l'apprentissage qui constituent autant de champs de demandes des apprenants et d'interventions des tuteurs.

Dans le texte Tutorat à distance, une fonction essentielle, je définissais ainsi les plans de support à l'apprentissage

"Les plans de support à l’apprentissage relève selon moi de plusieurs catégories : le cognitif, le socio-affectif, le motivationnel et le métacognitif.

Le cognitif renvoie au contenu disciplinaire présenté par les ressources d’enseignement, au soutien méthodologique des apprenants qui vise à leur faciliter la mise en œuvre de stratégies d’apprentissage, l’aide technique pour naviguer harmonieusement dans le dispositif e-learning, la transmission d’informations administratives, académique et/ou commerciales selon les organisations dispensatrices.

Le socio-affectif regroupe les interventions du tuteur visant à lutter contre le sentiment et/ou la matérialité de l’isolement de l’apprenant. D’autres démarches socio-affectives du tuteur visent à ce que l’apprenant atteigne un objectif qui est largement transversal à toute formation en ligne, l’accroissement de son autonomie. En effet, l’autonomie ne peut se résumer à être un préalable demandé aux apprenants. Dans le cadre de formations basées sur une approche collaborative, et celle-ci est de plus en plus fréquente, le tuteur doit également agir comme un facilitateur entre les apprenants.

Le motivationnel est un troisième plan de support à l’apprentissage qui vise à encourager la persévérance à la formation et à prévenir l’abandon. Le tuteur, ne doit pas se limiter à intervenir comme aiguillon et relais des stratégies de motivation extrinsèque mais doit également agir de manière à ce que l’apprenant renforce sa motivation intrinsèque. Ceci est particulièrement nécessaire lorsque l’apprenant n’arrivant plus à faire face à ses difficultés d’apprentissage envisage l’abandon. Le tuteur ne devrait pas non plus être avare d’encouragements et de félicitations car le renvoi seul de l’apprenant à ces erreurs ou à ces échecs est profondément démotivant pour de nombreuses personnes.

Le métacognitif renvoie à l’ensemble des activités que l’apprenant devrait réaliser pour avoir un regard distancié sur sa formation. C’est cette prise de distance qui peut favoriser l’accroissement de son autonomie. Le tuteur doit donc favoriser la posture métacognitive de l’apprenant en facilitant la planification du parcours d’apprentissage, l’évaluation des stratégies d’apprentissage ainsi que l’autoévaluation de l’apprenant."

Sur le même sujet, voir également ce court diaporama :


jeudi 6 mars 2008

Retour sur le sondage "Utilisez-vous les traces laissées par vos tutorés sur les plate-formes pour réaliser vos interventions tutorales ?"

16 personnes ont participé au dernier sondage dont la question était «Utilisez-vous les traces laissées par vos tutorés sur les plate-formes pour réaliser vos interventions tutorales ?».

Les réponses obtenues sont les suivantes :

  • Jamais : 4 répondants, 25 %
  • A l'occasion : 4 répondants, 25 %
  • Régulièrement : 1 répondant, 6 %
  • Toujours : 7 répondants, 43 %

Le premier résultat qui peut être tiré de ces votes est que les trois quarts des répondants ont déjà sollicité les traces laissés par les apprenants sur les plate-formes pour penser et effectuer leurs interventions de support. Cette proportion est forte et montre que ces répondants ont accès à une plate-forme et qu'ils en ont une connaissance suffisante pour accéder et exploiter les traces produites par leurs tutorés.

Il est remarquable que 4 répondants sur 10 aient systématiquement recours à ces traces. Pour autant, cela m'interroge quelque peu. En effet, est-il absolument toujours nécessaire de recourir aux traces informatiques pour dimensionner son intervention ? Il est probable que non. Dès lors, que signifie ce « toujours » ? Qu'est-ce qui peut motiver le tuteur à effectuer le détour systématique par les traces pour intervenir auprès de son tutoré ? Est-ce pour obtenir des renseignements sur les tutorés ? Ou bien, est-ce que cela relève d'une obligation contractuelle vis à vis de son employeur ? Ou encore, est-ce pour produire lui-même des traces de son utilisation de la plate-forme ?

Autant de questions auxquelles ce petit sondage n'avait pas pour objectif de fournir des réponses et qui mériteraient une enquête plus approfondie. Si il y a des amateurs pour une telle recherche, qu'ils se signalent !

1 tuteur sur 4 n'examine jamais les traces de ses tutorés. Il peut y avoir deux causes principales à cet état de fait. Soit, les tuteurs n'ont pas accès à une plate-forme, soit les traces produites sont de peu d'intérêt pour la réalisation de leurs interventions et ils les ignorent donc.

La deuxième cause de cette désaffection mériterait, à mon sens, une autre recherche dont la question principale pourrait être : quelles sont les traces laissées par les tutorés, qui sont utiles aux tuteurs pour dimensionner leurs interventions ? Là encore, les personnes intéressées par la réalisation d'une telle recherche peuvent se signaler.

Pour ces deux propositions de recherche, notre communauté de tuteurs constituerait bien évidemment un terrain tout choisi.

Source de l'image : http://lusina.unblog.fr/files/2007/01/traces.jpg


vendredi 15 février 2008

Retour sur le sondage "Avez-vous des rencontres présentielles avec vos tutorés ?"

Le sondage « Avez-vous des rencontres présentielles avec vos tutorés ? » a recueilli 14 réponses se répartissant de la manière suivante :
  • Dans aucune des FOAD où vous intervenez : 6 répondants soit 42%
  • Dans la minorité des FOAD où vous intervenez : 1 répondant soit 7%
  • Dans la majorité des FOAD où vous intervenez : 2 répondants soit 14%
  • Dans toutes les FOAD où vous intervenez : 5 répondants soit 35%
Il est assez difficile de tirer des enseignements des réponses enregistrées. La concentration des réponses sur les deux «extrêmes» nous indique peut-être que les tuteurs interviennent rarement dans plusieurs FOAD de manière simultanée. Ainsi, soit la FOAD dans laquelle ils travaillent impose des entretiens présentiels, soit au contraire n'en prévoit pas.

Alors que les regroupements présentiels sont largement plébiscités en France, il se trouve qu'une institution comme la Téluq n'en prévoit pas dans de nombreux cursus.

Si les regroupement présentiels peuvent se révéler utiles, ils sont également responsables de la réduction de l'accessibilité des formations qui les retiennent. J'ai en mémoire l'exemple de cet étudiant Martiniquais qui chaque mois venait en Métropole pour participer au regroupement présentiel de sa promotion. Dans ce cas, l'augmentation du coût de la formation est réel et peut constituer pour certains une impossibilité d'inscription. Heureusement, bien souvent, ces regroupements ne sont pas obligatoires.

Il est possible aussi de se demander si ces rencontres ne peuvent pas être réalisées à distance en recourant, par exemple, aux classes virtuelles. Certes la communication et les contacts humains ne sont pas forcément de même qualité mais je peux témoigner, qu'en tant qu'apprenant à distance, j'ai pu nouer d'excellentes relations avec mes tuteurs par l'intermédiaire de simples audioconférences.

Par ailleurs, les regroupements présentiels ne constituent pas à eux seuls les occasions de rencontre présentielle entre tuteur et tutoré. Je reçois de temps en temps des apprenants qui souhaitent s'entretenir individuellement avec moi, leur tuteur. Il me semble que certaines questions d'ordre plus affectif peuvent ainsi être traitées avec davantage de « doigté ». Pour autant, dans certains cas, il m'est arrivé de ne pas repérer la plus-value du présentiel.

Image dans son contexte original, sur la page www.paris-photographie.com/photoblog/index.ph...

mardi 5 février 2008

Retour sur le sondage "Utilisez vous la webcam avec vos tutorés ?"

Le sondage "Utilisez vous la webcam avec vos tutorés" a connu un certain succès puisque 32 personnes y ont participé. Les réponses enregistrées sont les suivantes :
  • jamais : 21 répondants, soit 65%
  • peu souvent : 5 répondants, soit 15%
  • assez souvent : 3 répondants, soit 9%
  • toujours : 3 répondants, soit 9%
Il apparait ainsi que seul un tiers des répondants a déjà eu l'occasion d'utiliser la webcam pour communiquer avec un tutoré alors que 65% n'ont jamais eu recours à cette technologie.

Un peu moins d'un répondant sur 5 utilise assez souvent ou toujours ce mode de communication avec les apprenants qu'il accompagne. Ainsi, il semble bien que si la visioconférence a des adeptes ceux-ci sont encore très minoritaires parmi les répondants.

Il peut paraitre surprenant qu'un répondant sur 10 utilise toujours la webcam avec ses tutorés. En effet, le taux d'équipement des apprenants est certainement inférieur à 100%. Faut-il en déduire que ces répondants interviennent dans des parcours de formation où les apprenants doivent forcément être équipés pour la visioconférence ?

Le fait que de nombreux répondants n'aient pas encore une pratique régulière de la visioconférence avec leurs tutorés peut aussi s'expliquer par le manque de ressources mises à leur disposition par leur institution de formation. La visioconférence n'est pas un outil de communication systématiquement présent dans de nombreuses plateformes. L'acquisition de solution de classes virtuelles restent encore un investissement que la plupart des organismes de formation ne consentent pas à réaliser. Ceci est tout aussi vrai à l'université où la préférence est donné aux logiciels libres. Ainsi, les tuteurs qui souhaitent néanmoins utiliser la visioconférence doivent avoir recours à des solutions, telle que Skype, en dehors de la plateforme sur laquelle il effectue leurs autres médiations.

Pour autant, il existe des solutions de visiconférence et de classes virtuelles qui peuvent être implémentées dans des plateformes libres. Une meilleure visibilité de ces outils pour les institutions de formation serait susceptible dans favoriser l'utilisation.

De manière plus générale, il faut peut être voir dans ces résultats, l'effet du décalage classique entre l'apparition et la popularisation médiatique des médias, d'une part, et l'appropriation et l'utilisation de ces nouveau outils, d'autre part. A cet égard, il apparait aujourd'hui indispensable que les tuteurs puissent être formés aux usages pédagogiques de la visioconférence.

Image dans son contexte original, sur la page www.techno-science.net/.../viewtopic.php?t=10157

vendredi 18 janvier 2008

Retour sur le sondage « Professionnellement, vous vous reconnaissez comme... »

A la question « Professionnellement, vous vous reconnaissez comme... » 19 personnes ont répondu. Chaque répondant pouvait choisir plusieurs réponses parmi celles proposées. Les résultats sont les suivants : Formateur : 11 sur 19 répondants : 57% - Accompagnateur : 8 sur 19 répondants : 42% - Facilitateur : 8 sur 19 répondants : 42% - Tuteur : 7 sur 19 répondants : 36% - Pédagogue : 5 sur 19 répondants : 26% - Coach : 4 sur 19 répondants : 21% - Educateur : 3 sur 19 répondants : 15% - Mentor : 0 sur 19 répondants : 0%

L'appellation « formateur » arrive en tête des votes et est la seule à obtenir plus de la moitié des suffrages. La caractéristique générale du terme « formateur » ainsi que la reconnaissance de cette activité comme métier expliquent certainement ce résultat. De toute la liste, c'est certainement l'item qui pouvait être choisi le plus facilement car largement compatible avec tous les autres.

Plus surprenant, les termes « accompagnateur » et « facilitateur » arrivent en seconde position et devancent légèrement (d'une voix) celui de « tuteur. ». Il ressort que les fonctions d'aide liées à ces dénominations sont une préoccupation importante des répondants. Il est vrai que cela est assez peu étonnant de la part de visiteurs d'un blog consacré au tutorat.

Un quart des répondants se reconnaissent comme pédagogue. Cela est relativement faible pour un item très général. Ne faut-il pas voir dans ce résultat l'effet d'une vision ambitieuse du terme que certains hésitent à prendre à leur compte ? Ceci n'explique-t-il pas non plus que seuls 15% se reconnaissent dans le terme « éducateur » ?

Un répondant sur 5 a fait le choix du terme « coach ». Si ce terme est davantage adapté à l'accompagnement professionnel, il montre bien que l'accompagnement individuel est une composante importante des interventions des répondants.

Etonnant, le terme « Mentor » ne reçoit aucun suffrage. Il est vrai que cette appellation est peu utilisée en France et que sa définition est moins établie que dans d'autres pays, en particulier au Québec.

Image dans son contexte original, sur la page www.inpes.sante.fr/.../chap24/portrait24.asp

vendredi 7 décembre 2007

Retour sur le sondage "Depuis quels lieux, exercez-vous vos interventions tutorales ?"

Depuis quels lieux, exercez-vous vos interventions tutorales ?
  • Locaux de l'employeur : 3, 33%
  • Domicile personnel : 7, 77%
  • Autres : 3, 33%

9 personnes ont répondu à ce sondage. Il était possible de sélectionner plusieurs réponses. Ainsi, il apparaît que 4 personnes au plus (44%) réalisent leurs interventions tutorales depuis plusieurs lieux.

Le domicile personnel vient largement en tête. Cela pose un certain nombre de questions connexes tant sur les moments de l'intervention (journée ou en soirée, week-end compris ?), que sur les frais occasionnés (matériel, connexion, impressions, etc.).

Si il est assez avantageux financièrement pour l'employeur de ne pas avoir à fournir locaux et matériels au tuteur, celui-ci, dont on sait que l'activité tutorale est une activité professionnelle le plus souvent secondaire, peut également tirer profit de cette situation (réaliser ses interventions en soirée, par exemple sans avoir besoin de descendre au bas de son immeuble pour griller une cigarette).

Plus fondamentalement, cela illustre une tendance forte de nos sociétés où les différentes sphères privée et professionnelle s'interpénètrent.

Lors d'une intervention que j'ai effectué hier auprès d'enseignants universitaires, un participant m'indiquait qu'il se refusait à ramener du travail à son domicile et que lorsqu'il corrigeait les travaux de ses étudiants, il le faisait dans son bureau et durant ses heures de travail...

Il est certain que l'activité tutorale, surtout lorsque l'on constate comment elle est présentée par les dispensateurs de formation (cf. le post le tutorat en lagnage commercial) implique quasiment systématiquement pour le tuteur de l'exercer au moins partiellement depuis son domicile à des horaires atypiques.

Les conditions d'exercice du tutorat renvoie donc au cadre plus large des conditions d'exercice du télé-travail. Cette modalité change de manière importante le rapport au travail et à l'employeur. Lors du débat qui a occupé dernièrement les participants de la liste Foademplois (pourquoi les chefs de projet e-learning sont incités à travailler sur Paris plutôt que depuis chez eux en province), il apparaissait que le télé-travail était bien plus attendu de la part des salariés que des employeurs. L'employeur serait-il insécurisé par le fait de ne pouvoir contrôler les heures de travail et de ne pouvoir évaluer le travail de son salarié que sur les résultats produits ? Alors que l'autonomie est un mot d'ordre intimé par la hiérarchie aux salariés, cela ne manque pas de piquant.

A la lecture de notre sondage, Le tutorat paraît donc être une activité pouvant plus facilement s'exercer à distance que celle de chef de projet. Cela me semble assez naturel dans la mesure où le tuteur intervient auprès des destinataires du dispositif de formation, les apprenants, qui sont forcément dispersés alors que le chef de projet travaille avec une équipe de conception pour laquelle la rencontre présentielle est difficile à abolir totalement ou même largement.

Image dans son contexte original, sur la page www.dessindepresse.com/02-illustrations_et_de....