jeudi 27 janvier 2011

Quelques résultats du sondage "Êtes-vous un étudiant 2.0 ?"


Plusieurs centaines d'étudiantes et d'étudiants de la Téluq ont participé à un sondage sur leurs usages des logiciels sociaux. Les conclusions de cette enquête intitulée « Êtes-vous un étudiant 2.0 ? » sont désormais accessibles en ligne.

Parmi les résultats, nous relevons ceux qui intéressent plus directement les tuteurs à distance :
  • 56 % des répondants ont déclaré être intéressés à se joindre à des rencontres virtuelles en mode synchrone avec leurs personnes tutrices et les autres étudiants.
  • Malgré un intérêt assez modeste (27 % des répondants) pour la collaboration avec les pairs, on constate que, paradoxalement, un pourcentage plus élevé de répondants (entre 54 % et 43 %) est intéressé à utiliser certains des logiciels sociaux qui impliquent une forme de collaboration, notamment : les réseaux sociaux, les visioconférences Web, les blogues et les wikis.
  • L'expérience des répondants sur les logiciels sociaux est variée : 26% peuvent être classés dans le profil « débutant » qui représente le groupe de répondants qui utilisent très peu ou pas du tout les logiciels sociaux, 48% ont le profil « intermédiaire » alors que 26% relèvent du profil « avancé » qui correspond au groupe dont le niveau d’expérience est plus élevé que les deux autres profils.
  • La mesure de l'intérêt et de l'expérience des répondants pour les logiciels sociaux apportent les résultants suivants :
De manière générale, le pourcentage de répondants intéressés par un des 11 logiciels sociaux est presque toujours largement supérieur au taux de répondants possédant une expérience sur ce même logiciel. Ceci s'explique peut-être par le fait que les dispositifs de formation à distance ne permettent pas suffisamment aux apprenants d'expérimenter ces logiciels sociaux.

Il apparaît donc que les étudiants font évoluer leurs usages ou leurs intentions d'usage des outils de communication. La visioconférence apparaît largement plébiscitée. Ceci ne sera pas, n'est pas, sans conséquence sur les modalités de la relation tutorale. Dans une certaine mesure, ces résultats interpellent les tuteurs à distance et davantage les institutions pour lesquelles ils travaillent. Au-delà de la nécessaire évolution des connaissances et des pratiques des logiciels sociaux par les tuteurs à distance, un certain nombre de questions se posent. Faut-il rejoindre les apprenants dans toutes leurs préférences pour tel ou tel outil de communication ? Ces logiciels sociaux sont-ils parfaitement adaptés aux interventions tutorales ? Comment avoir une vue exhaustive des traces des interventions tutorales éparpillées dans ces différents espaces médiatiques ? Quels seraient les impacts du recours à ces outils sur les conditions de travail des tuteurs ? Les institutions sont-elles prêtent à répondre aux évolutions souhaitées par leurs apprenants ?

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