vendredi 7 décembre 2007

Retour sur le sondage "Depuis quels lieux, exercez-vous vos interventions tutorales ?"

Depuis quels lieux, exercez-vous vos interventions tutorales ?
  • Locaux de l'employeur : 3, 33%
  • Domicile personnel : 7, 77%
  • Autres : 3, 33%

9 personnes ont répondu à ce sondage. Il était possible de sélectionner plusieurs réponses. Ainsi, il apparaît que 4 personnes au plus (44%) réalisent leurs interventions tutorales depuis plusieurs lieux.

Le domicile personnel vient largement en tête. Cela pose un certain nombre de questions connexes tant sur les moments de l'intervention (journée ou en soirée, week-end compris ?), que sur les frais occasionnés (matériel, connexion, impressions, etc.).

Si il est assez avantageux financièrement pour l'employeur de ne pas avoir à fournir locaux et matériels au tuteur, celui-ci, dont on sait que l'activité tutorale est une activité professionnelle le plus souvent secondaire, peut également tirer profit de cette situation (réaliser ses interventions en soirée, par exemple sans avoir besoin de descendre au bas de son immeuble pour griller une cigarette).

Plus fondamentalement, cela illustre une tendance forte de nos sociétés où les différentes sphères privée et professionnelle s'interpénètrent.

Lors d'une intervention que j'ai effectué hier auprès d'enseignants universitaires, un participant m'indiquait qu'il se refusait à ramener du travail à son domicile et que lorsqu'il corrigeait les travaux de ses étudiants, il le faisait dans son bureau et durant ses heures de travail...

Il est certain que l'activité tutorale, surtout lorsque l'on constate comment elle est présentée par les dispensateurs de formation (cf. le post le tutorat en lagnage commercial) implique quasiment systématiquement pour le tuteur de l'exercer au moins partiellement depuis son domicile à des horaires atypiques.

Les conditions d'exercice du tutorat renvoie donc au cadre plus large des conditions d'exercice du télé-travail. Cette modalité change de manière importante le rapport au travail et à l'employeur. Lors du débat qui a occupé dernièrement les participants de la liste Foademplois (pourquoi les chefs de projet e-learning sont incités à travailler sur Paris plutôt que depuis chez eux en province), il apparaissait que le télé-travail était bien plus attendu de la part des salariés que des employeurs. L'employeur serait-il insécurisé par le fait de ne pouvoir contrôler les heures de travail et de ne pouvoir évaluer le travail de son salarié que sur les résultats produits ? Alors que l'autonomie est un mot d'ordre intimé par la hiérarchie aux salariés, cela ne manque pas de piquant.

A la lecture de notre sondage, Le tutorat paraît donc être une activité pouvant plus facilement s'exercer à distance que celle de chef de projet. Cela me semble assez naturel dans la mesure où le tuteur intervient auprès des destinataires du dispositif de formation, les apprenants, qui sont forcément dispersés alors que le chef de projet travaille avec une équipe de conception pour laquelle la rencontre présentielle est difficile à abolir totalement ou même largement.

Image dans son contexte original, sur la page www.dessindepresse.com/02-illustrations_et_de....

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