vendredi 21 décembre 2007

De la légitimité du tuteur à distance


Dans son article, Richard Peirano traite de sa légitimité à intervenir comme tuteur. J'avais, il y a quelques années, rédigé une chronique intitulée "Le pouvoir et la légitimité du formateur à distance" que je concluais ainsi "Si la légitimité de départ conférée par l'institution au formateur [au tuteur] est comparable à celle du formateur en présentiel, les autres facteurs qui la créent et la maintiennent se présentent différemment. Dans la mesure où le formateur à distance [le tuteur] n'est pas forcément le concepteur du contenu, son pouvoir d'expert est moins établi. N'ayant principalement en charge que des tâches de support à l'apprentissage, et ne bénéficiant le plus souvent que d'un statut précaire, sa légitimité de référent cognitif semble moins établie. Pourtant, le formateur à distance [le tuteur], de par sa position d'interlocuteur privilégié et d'intermédiaire entre l'institution et l'apprenant est investi par ce dernier d'une légitimité socio-affective que beaucoup de formateurs présentiels, sceptiques sur la possibilité de la formation à distance a maintenir la proximité dont ils pensent jouir avec leurs apprenants, pourraient envier."


Reprise de l'article de Richard Peirano paru sur son blog.

J’ai découvert au deuxième trimestre de cette année 2007 que j’avais le don d’ubiquité. Je peux être documentaliste dans un lycée à Laval la journée et tuteur à l’université de Limoges, le soir.

Et normalement, je vais continuer en 2008. En quoi cela consiste-t-il ?

J’assure le tutorat pour l’application professionnelle des étudiants du DESS communautés virtuelles, l’unité d’enseignement 183 pour les puristes. Et ce travail nous le faisons à deux, avec Anne, un de mes copines de DESS avec qui je continue ce moment rare de collaboration, vécu il y a quelques années.

Plus particulièrement, il s’agit d’accompagner les étudiants, tous des adultes en formation professionnelle qualifiante, à réussir leur application professionnelle. pour mémoire, voici en quoi cela a consisté pour moi.

Car le point de départ qui fonde notre légitimité à les accompagner réside dans notre expérience personnelle de cette application professionnelle : nous SAVONS, de part notre vécu, la nature des diverses difficultés qui les attendent et qui vont s’enchainer. Lors de notre présentation au groupe d’étudiants, l’année dernière, cela avait été les premières questions. Très pratiques ! Comment est-ce que cela se passe exactement ?

Notre premier rôle a donc été d’installer cette légitimité sur ce postulat : nous l’avons fait et vous non. Et c’est beaucoup.

Je pense que ce sera différent cette année, car aujourd’hui nous ne sommes plus seulement les jeunes diplômés mais nous sommes aussi les anciens tuteurs. Et plus cela ira, et plus nous allons remplacer notre expérience vécue du dess par une expérience plus distanciée liée à notre métier de tuteur.
Enregistrer un commentaire