mercredi 26 décembre 2007

Le conflit se poursuit entre les tuteurs et la direction générale de la Téluq

Alors que la direction de la Téluq a décidé de couper une partie du salaire des tuteurs pour pénaliser le fait qu’ils n’inscrivent plus les notes des étudiants dans le système, plusieurs tuteurs qui n’appliquaient pas ce moyen de pression ont décidé de l’adopter.

Par ailleurs, le choix de la direction d’arrêter les inscriptions pour la session d’hiver ne semble pas être apprécié des étudiants. Déjà plusieurs d'entre eux ont affirmé être fâchés d’une telle décision.

Il apparaît, tel qu'indiqué dans un document du syndicat des tuteurs de la Téluq que « Les dernières offres monétaires de l’employeur épousent la forme d’une échelle salariale calquée sur celle des professionnels de la Téluq, mais dont les conditions d’application sont inacceptables. Les trois quarts des tuteurs ne toucheraient rien de plus que les paramètres gouvernementaux : 2% par année sur les nouvelles assignations, à compter du 1er mai 2006. Par-dessus tout, l’employeur refuse de considérer dans ses calculs la valeur monétaire des avantages sociaux dont bénéficient ses employés permanents, mais dont sont privés les tuteurs. » Ainsi, les propositions de la direction générale sont bien peu en rapport avec les revendications des tuteurs.

Dans ce même document syndical, les tuteurs précisent les suites de leur action « L’employeur persiste plus que jamais à nous considérer comme des employés surnuméraires n’ayant droit qu’au strict minimum. À moins d’un revirement inattendu, nous n’aurons d’autres choix que d’exercer notre droit de grève pour obtenir justice. La grève n’est pas une action que l’on pose de façon inconsidérée. Il en tient de la reconnaissance de notre statut professionnel à la Téluq. Notre contribution à l’enseignement doit être reconnue à sa pleine valeur sans quoi l’avenir de notre profession s’annonce sous le signe de la déqualification de nos emplois. Au bout du compte, les grands perdants seraient nos étudiants. L’enjeu mérite qu’on tente le tout pour le tout. Si grève il y a, ce sera fait dans le respect des règles prévues au Code du travail.»

Après deux années durant lesquelles les négociations ont piétiné, la direction affirme être disposée à négocier de manière intensive. Reste à savoir quelle est la qualité du grain à moudre qu'elle compte apporter aux tuteurs ! A moins qu'elle ne souhaite adopter la méthode de management de Bernard Blier...


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