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lundi 11 mars 2019
mercredi 6 mars 2019
4 postures vis-à-vis de la formation et de l'apprentissage
La promotion de la formation, depuis déjà longtemps, qualifiée de tout au long de la vie, est constante. Elle est bien évidemment le fait des organismes de formation, des universités et autres institutions éducatives, mais également de l’état, des différentes collectivités, des employeurs et des organismes financeurs. C’est donc à une injonction à se former, renforcée par la responsabilisation accrue à maintenir leur employabilité, que les individus sont soumis.
Parallèlement, la diversité des modalités de formation et d’apprentissage est de plus en plus grande, l’unité de lieu et de temps ne constitue plus un préalable, de nouvelles formes marchandes ou non apparaissent régulièrement. L’accessibilité croît, pas forcément au même rythme que les incitations, mais ne tient pas forcément compte du ressenti des individus à un instant T.
Pourtant, chacun entretient un rapport personnel avec la formation et l’apprentissage qui n’est pas constant mais circonstancié à son vécu et à son devenir. L’illustration ci-dessous, qualifie quatre grandes postures qu’à un moment ou un autre l’individu peut investir.
Le dimensionnement de l'accompagnement des apprenants et l'élaboration des dispositifs tutoraux dans le digital learning devraient prendre en compte ces différentes postures des individus.
Face à l'endormi, il s'agit tout d'abord de susciter l'envie tout en lui faisant prendre conscience de ses besoins de formation.
Vis-à-vis de l'illusionné, les interventions tutorales devraient porter majoritairement sur l'apprendre à apprendre, afin de le rendre acteur de sa formation.
Le découvreur échappe largement, mais pas forcément complètement, aux interventions tutorales, comme le prouve les résultats positifs sur les taux de complétion de la mise en place de services tutoraux dans les MOOC, dispositif qui a souvent sa préférence.
L'académique est souvent en demande de services tutoraux qui lui permettent d'atteindre ses objectifs.
samedi 2 mars 2019
mardi 26 février 2019
Le tutorat transversal - Thèse de Marie Micholet
Marie Micholet, dans sa récente thèse « Un tutorat transversal à distance et en ligne pour l’université » s’attache à définir les fonctions et rôles du tuteur transversal qui se distingue du tuteur disciplinaire. En effet, contrairement à ce dernier qui intervient lors d’un cours, essentiellement sur le plan cognitif, le tuteur transversal accompagne les étudiants tout au long de leur formation afin de répondre à l’ensemble de leurs besoins ne relevant pas stricto sensu de la compréhension de l’objet d’apprentissage.
Le tuteur transversal de Micholet est donc proche du tuteur programme que j’ai défini ainsi : « Le tutorat programme est souvent investi par le responsable de la formation. Il assure le bon fonctionnement du dispositif de formation en exerçant le rôle de médiateur entre les tuteurs, les apprenants, les services administratifs et techniques. ». Il existe aussi des analogies fortes entre le tuteur transversal et le coordinateur pédagogique décrit par Lydie Réné-Boullier.
Toutefois, l’étendue du périmètre d’action du tuteur transversal pourrait le rapprocher de celui que j’ai nommé le tuteur-orchestre mais également du tuteur pédagogique présent dans de nombreux dispositifs où il intervient conjointement au tuteur cours et au tuteur technique.
Le tuteur transversal doit également beaucoup à la définition de l’encadrement programme défini à la Téluq par André-Jacques Deschênes « L’encadrement-programme constitue une forme de support où les ressources d’encadrement sont mises à la disposition de l’étudiant afin de lui assurer un cheminement harmonieux dans la succession de ses activités de formation (tant au plan administratif que pédagogique) et lui éviter de s’engager dans une série d’activités sans relations entre elles. Globalement, l’encadrement-programme vise à contrer l’abandon qui, en formation à distance, est un problème épineux. […] On retrouve dans l’encadrement-programme deux fonctions : la fonction accueil et la fonction suivi. L’accueil s’exerce principalement auprès des nouvelles clientèles étudiantes et au cours de leur première session dans le programme. Cette fonction vise l’établissement d’une relation individu-programme qui permette de formaliser et de rendre opératoires les engagements de l’individu vis à vis des objectifs précis de formation et les engagements de l’établissement à fournir à l’individu les moyens d’atteindre les objectifs (Chénard, 1989). La fonction suivi vise à uniformiser la pratique du tutorat dans le programme et à mieux connaître les étudiants, de façon à enrichir la communication et l’intervention pédagogique. Elle vise également à soutenir l’engagement de l’étudiant dans la poursuite de ses objectifs personnels ou de carrière. »
Le tuteur transversal doit également beaucoup à la définition de l’encadrement programme défini à la Téluq par André-Jacques Deschênes « L’encadrement-programme constitue une forme de support où les ressources d’encadrement sont mises à la disposition de l’étudiant afin de lui assurer un cheminement harmonieux dans la succession de ses activités de formation (tant au plan administratif que pédagogique) et lui éviter de s’engager dans une série d’activités sans relations entre elles. Globalement, l’encadrement-programme vise à contrer l’abandon qui, en formation à distance, est un problème épineux. […] On retrouve dans l’encadrement-programme deux fonctions : la fonction accueil et la fonction suivi. L’accueil s’exerce principalement auprès des nouvelles clientèles étudiantes et au cours de leur première session dans le programme. Cette fonction vise l’établissement d’une relation individu-programme qui permette de formaliser et de rendre opératoires les engagements de l’individu vis à vis des objectifs précis de formation et les engagements de l’établissement à fournir à l’individu les moyens d’atteindre les objectifs (Chénard, 1989). La fonction suivi vise à uniformiser la pratique du tutorat dans le programme et à mieux connaître les étudiants, de façon à enrichir la communication et l’intervention pédagogique. Elle vise également à soutenir l’engagement de l’étudiant dans la poursuite de ses objectifs personnels ou de carrière. »
Dans ses conclusions, Marie Micholet présente les tâches du tuteur transversal que je synthétise dans le tableau ci-dessous (clic sur les images pour les afficher en grand)
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