jeudi 15 mai 2014

Parution de "La formation en ligne. Les conseillers et ingénieurs pédagogiques. 20 études de cas"

Cet ouvrage est une première en langue française car il met en évidence la contribution incontournable mais méconnue des conseillers et des ingénieurs pédagogiques dans le développement de cours et de programmes en ligne dans les universités francophones européennes et canadiennes par le truchement de vingt études de cas. Il lève le voile sur les pratiques de ces professionnels qui travaillent de concert et au quotidien avec les professeurs d’université afin d’améliorer la qualité de l’enseignement, tout en le rendant plus accessible. Les cas dans ce collectif international permettent de cerner les défis que relèvent ces équipes, les problèmes qu’elles doivent affronter et les solutions qu’elles réussissent à trouver et à mettre en oeuvre dans des conditions qui sont rarement idéales. Dans ce contexte, l’apport de ces conseillers et ingénieurs pédagogiques est essentiel, bien que les actions précises qu’ils assurent et leur rôle véritable ne soient pas toujours connus par les décideurs universitaires et les professeurs. Ainsi, pour mieux comprendre les coulisses du cyberenseignement dans l’enseignement supérieur, ces vingt cas offrent aux praticiens de l’enseignement en ligne de très bons exemples concrets d’innovations pédagogiques, technologiques ou organisationnelles. Ils apportent aussi aux chercheurs un terrain fécond d’investigation scientifique.

Je suis le co-auteur d'une des étude de cas avec mes collègues du Master MFEG de Rennes 1, Patrice Mouton et Sylvain Vacaresse

Le commander


lundi 5 mai 2014

ScénoFORM v. 2.0 est sorti


La v. 2.0 de ScénoFORM, outil de scénarisation pédagogique et tutorale d’une formation hybride ou à distance est désormais disponible. Elle inclut des objets de situation de communication, des objets de temps, des exemples d'application, une mise à jour des storyboards, une présentation du Patch d'objets 01.

Merci aux personnes intéressées par l'acquisition de ScénoFORM de me le faire savoir en m'envoyant une demande par mail  

Découvrir ScénoFORM 


Premières sessions de formation en classe virtuelle à l'outil ScénoFORM

26 mai 2014 de 9h00 à 10h30
27 mai 2014 de 12h00 à 13h30
28 mai 2014 de 18h00 à 19h30

S'inscrire 

vendredi 2 mai 2014

Deux rendez-vous québécois sur le tutorat à distance



Vendredi 9 mai à 10h Université Laval, local 1118 à la Tour des Sciences de l'éducation

Café-rencontre avec Jacques Rodet autour de t@d, le portail du tutorat à distance

Echanges sur les activités de t@d réalisées sur de nombreux réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Google +, Viadeo, Twitter, Pearltree, YouTube, Scoop-it...). La revue "Les Fragments du Blog de t@d", qui rassemble périodiquement les principaux billets parus sur le blog, et la revue "Tutorales", qui ouvre un espace de publication aux praticiens et aux chercheurs du tutorat à distance, complètent l'offre de t@d.




Lundi 12 mai de 9h à 16h
ACFAS - Colloque 532 - Flexibilité des apprentissages et du tutorat dans la formation ouverte et à distance (FOAD) et la formation hybride.

Ce colloque a pour objectif de caractériser la flexibilité et d’établir une typologie des formes de flexibilité dans les dispositifs FOAD et hybrides. Dans ce but, nous considérons trois approches de la flexibilité. La première est celle demandée par les participants, correspondant à leurs attentes et leurs besoins de flexibilité. La deuxième approche de la flexibilité correspond aux temps institutionnels et instructionnels synchrones et asynchrones. La troisième approche concerne la flexibilité temporelle du tutorat de la formation à distance.




mardi 8 avril 2014

ScénoFORM outil de scénarisation pédagogique et tutorale


Le ScénoFORM est un outil destiné aux concepteurs et scénaristes de formation à distance ou hybrides. Il est composé de trois types d’éléments :

  • Des objets qui représentent les différentes actions d’une formation
  • Des matrices qui permettent d’ordonner les objets de manière spatio-temporelle
  • Des storyboards qui décrivent les actions

A noter le storyboard d'intervention tutorale.

lundi 24 mars 2014

Parution du n°12 de Tutorales : actes des 10 ans de t@d

C'est avec plaisir que je vous informe de la sortie du n°12 de la revue tutorales qui réunit les actes du séminaire en ligne et international des 10 ans de t@d qui s'est déroulé entre octobre et décembre 2013.

Il comprend 10 textes des auteurs suivants : Lucie Audet et Michel Richer, Brigitte Denis, Pierre Gagné, Viviane Glikman, Geneviève Jacquinot, Jean-Paul Moiraud, Cathia Papi, Sylvie Pelletier, Jacques Rodet

Durant 11 semaines, d’octobre à décembre 2013, s’est tenu le séminaire marquant les 10 ans de t@d. Entièrement organisé[1] et réalisé à distance, il a regroupé de nombreux penseurs et acteurs du tutorat à distance autour de 23 conférences et tables rondes diffusées selon trois modalités : classe virtuelle, hangoutstm, Second Life.

L’ensemble des vidéos de ces rencontres est disponible sur la chaine YouTube de t@d. Certaines d’entre-elles ont été sous-titrées, grâce à l’action du réseau AcCible, afin qu’elles soient accessibles aux sourds et malentendants. Les diaporamas utilisés par les conférenciers sont sur la chaine SlideShare de t@d.

Ce numéro spécial de tutorales rassemble 10 textes de conférences. Il inaugure une nouvelle maquette de la revue répondant à certains principes de mise en page la rendant plus accessible aux non-voyants à travers l’utilisation de tablettes braille. 

Je vous en souhaite une excellente lecture.

Téléchargement du pdf





[1] Le comité d’organisation des 10 ans de t@d réuni autour de Jacques Rodet était composé des personnes suivantes : Corinne Allavoine-Morin, Badreddine Boussafsaf, Jean-François Ceci, Esther Delisle, Jean-Paul
Moiraud, Catherine Roupié

mardi 18 mars 2014

Programme du colloque ACFAS 532 - Flexibilité des apprentissages et du tutorat dans la FOAD et la formation hybride



Responsables
Margarida ROMERO Université LavalJacques RODET UVSQ - Labo Larequoi
Description
La Formation ouverte et à distance (FOAD) et la formation hybride, alternant le mode présentiel et à distance, sont caractérisées par la flexibilité des temps et des espaces depuis lesquels les apprenants peuvent développer leurs apprentissages (Ally, 2004; Garrison & Kanuka, 2004; Poellhuber, Racette & Chirchi, 2012). Cependant, le degré de flexibilité offert par les différents dispositifs est variable dans les différents programmes FOAD et hybrides. La diversité de cette flexibilité est souvent méconnue par les apprenants novices, qui s’attendent souvent à une flexibilité complète de la FOAD s’adaptant à leurs contraintes professionnelles et familiales. La flexibilité est souvent l’une des raisons qui mènent les participants à choisir les dispositifs FOAD et hybrides. Hors, la plupart de dispositifs imposent certaines contraintes liés aux temps institutionnels, instructionnels et du tutorat.
Ce colloque a pour objectif de caractériser la flexibilité et d’établir une typologie des formes de flexibilité dans les dispositifs FOAD et hybrides. Dans ce but, nous considérons trois approches de la flexibilité. La première est celle demandée par les participants, correspondant à leurs attentes et leurs besoins de flexibilité. La deuxième approche de la flexibilité correspond aux temps institutionnels et instructionnels synchrones et asynchrones. La troisième approche concerne la flexibilité temporelle du tutorat de la formation à distance. La combinaison des trois approches donne lieu à une typologie spécifique de la flexibilité. Nous formulons l’hypothèse que l’ajustement des flexibilités institutionnelles, instructionnelles et du tutorat aux besoins de flexibilité des apprenants est un enjeu clé pour s’assurer de la réussite des apprentissages. Comprendre les difficultés d’ajustement de ces différentes flexibilités permettrait également d’identifier des vecteurs d’amélioration dans les dispositifs FOAD et hybrides. 

Lundi 12 Mai 2014



9 h 00
Jacques Rodet UVSQ - Labo Larequoi
Le tutorat, élément de la flexibilité d’une FOAD
9 h 45
Martine MOTTET Université Laval, Soufiane ROUISSI Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3
Représentations et pratiques déclarées de la gestion du temps par les apprenants d’un cours en ligne universitaire


10 h 30
Pause



11 h 00
Chantal ASSELIN UQAM - Université du Québec à Montréal
Participer à une communauté de pratiques en e-learning pour favoriser la réalisation des processus d’acculturation et d’adaptation socioculturelle : prédominance du soutien par les pairs


11 h 45
Sylvain VACARESSE Université Rennes 1
Flexibilité de la FOAD et intégration de la formation dans le travail


12 h 00
Dîner






13 h 00
Monique-Katherine DE SÈVE TÉLUQ & LA CITÉ - UC-ASM[nid:247994]
Régulation des temps d’apprentissage et compétences de gestion du temps des apprenants, enseignants et tuteurs des dispositifs FOAD et hybrides


13 h 45
Margarida ROMERO Université Laval
Flexibilité dans les activités collaboratives médiatisées à distance


14 h 30
Martin MALTAIS Université Laval, Papi CATHIA TÉLUQ, Roxane CALESTAGNE TÉLUQ
Un cadre d’intervention sur la motivation adapté aux caractéristiques des apprenants

jeudi 20 février 2014

A propos de la classe inversée : quelques réflexions sur la nature de l’inversion. Par Jacques Rodet


La classe inversée fait de plus en plus parler d’elle. L’audience de Marcel Lebrun, qui en présente les principes dans ses conférences et qui la pratique, notamment au sein d’elearn2, est réelle et touche des cercles de plus en plus larges d’acteurs de l’éducation et de la formation. Je ne ferai donc pas une présentation détaillée de la classe inversée (cf. le billet de Marcel Lebun « Classes inversées, Flipped Classrooms … Ca flippe quoi au juste ? ») mais formulerai quelques réflexions tant il est toujours nécessaire, en particulier dans le domaine de la formation, de questionner les formules pédagogiques qui apparaissent, à un instant t, comme la solution à toutes les insuffisances des dispositifs de formation. A cet égard, Adrien Ferro, dans un commentaire à un post sur Facebook, note « Le problème de la classe inversée est que les préliminaires au présentiel sont totalement dépendants des variables locales, familiales notamment. C'est justement pour éviter ceci que l'école existe. »

Hybridation plutôt qu’inversion ?

Le principe cardinal de la classe inversée est de confronter les apprenants à l’enseignement, au discours du formateur, aux aspects conceptuels ou notionnels en situation distancielle, à partir de ressources. Il s’agit donc pour les apprenants d’effectuer en autonomie une prise d’informations (ce qui sous-tend un étayage-désétayage progressif selon les caractéristiques propres à chaque apprenant). En situation classique de formation, cette étape correspond le plus souvent à l’exposé, au cours magistral. Dans un deuxième temps, la situation présentielle est dédiée, en présence du formateur, à la remédiation et à la manipulation des informations recueillies par les apprenants afin qu’ils les transforment en savoir, savoir-faire et savoir-être. Le travail collaboratif autour de situations authentiques étant la pratique d’inspiration socio-constructiviste la plus utilisée.

Dans ce scénario, on peut remarquer que la séquence déductive traditionnelle théorie puis pratique  n’est pas inversée comme cela peut être le cas dans la formule de la formation-action, de nature inductive, où les apports théoriques n’interviennent qu'au moment où ils s’avèrent nécessaires et que pour servir les finalités de l’action, (sur la formation-action). La classe inversée n’inverse donc pas automatiquement le processus cognitif qui peut rester d’ordre déductif.

Dans les expériences de classes inversées les plus abouties, un troisième temps, qui peut être aménagé tant en présentiel qu’à distance, vise à faciliter la conscientisation, par les apprenants, de leurs acquisitions et du processus qui les a permises. Cette étape d’ordre métacognitif, bien que toujours possible, est rarement aménagée dans une démarche pédagogique classique ou académique. Elle présente une haute valeur ajoutée mais elle n’est pas une caractéristique spécifique de la classe inversée.

L’inversion en classe inversée peut donc sembler correspondre davantage à une hybridation des temps de formation où les concepts sont étudiés à distance et la mise en pratique réalisée en présentiel. Il est toutefois remarquable qu’elle peut se situer, selon les intentions des concepteurs dans plusieurs scénarios de la typologie Competice et dans la plupart des types de la typologie Hysup. Il apparait donc que l’hybridation des temps présentiel et distanciel ne suffit pas à la décrire et que les postures des acteurs et l’approche pédagogique structurant les différentes étapes du scénario de la classe inversée soient autant d’éléments à prendre en compte pour la caractériser.

Enseigner moins pour qu’ils apprennent plus

Selon John Dewey, moins il y a d’enseignement, plus il y a d’apprentissage. Dans la lignée des approches constructivistes dont les principes généraux sont le développement de perspectives multiples, la négociation du sens, la contextualisation, la collaboration, il me semble que l’inversion est liée au poid relatif donné d’une part, aux activités d’enseignement et d’autre part à celles d’apprentissage.

Dès lors, il étonnera peu que je relie le changement de posture du formateur ou de l’enseignant à l’effectivité de l’inversion. Ne plus se focaliser sur la seule transmission, même médiatisée, mais au contraire accorder une importance plus grande au soutien à l’apprentissage, à l’accompagnement, à l’aide tutorale, tel me semble l’enjeu principal de l’inversion. Ce rapprochement entre la posture tutorale en formation à distance et le rôle de l’accompagnement dans les classes inversées a été exploré par Marcel Lebrun lors de la conférence données dans le cadre du séminaire des 10 ans de t@d : « Classes inversées : quand le tutorat à distance inspire l'accompagnement en présence »

A l’issue de cette conférence, les conclusions que Marcel Lebrun a rassemblé sous le titre « Les Flipped Classrooms, un nouveau métier pour les ... enseignants » étaient les suivantes :
  1. Mieux utiliser les espaces (mobilité, présence-distance) et les temps (flexibilité, synchrone-asynchrone) de l'enseigner et de l'apprendre (flipper l'espace-temps)
  2. Proposer une formation plus individualisée et davantage en résonance avec les rythmes, les styles et les activités de chacun (flipper surface-profondeur, sérialisme-holistisme)
  3. Mieux balancer la nécessaire transmission des savoirs et le développement des savoir-faire et savoir-être, des compétences et de l'apprendre à apprendre (flipper les savoirs et les taxonomies)
  4. Apprendre à mettre de l’ordre dans des structures désordonnées (flipper cartes et boussoles, ordre et désordre)
  5. Rendre les étudiants davantage actifs et interactifs, plus impliqués (flipper transmission et appropriation)
  6. Répondre à des questions que les étudiants se posent plutôt que de répondre à des questions qu'ils ne se posent pas (flipper les rôles)
  7. Pour les enseignants, leur permettre une appropriation (un développement professionnel) progressive ... nul besoin de tout "flipper" en une fois

Je ne suis pas pleinement convaincu qu’il s’agisse d’un nouveau métier (cf. la conférence de Viviane Glikman « Peut-on parler du"métier" de tuteur à distance ? »), plus probablement comme l’indique en creux la conclusion 7 de Marcel Lebrun, d’une évolution progressive, certes, mais nécessaire. Il serait d’ailleurs plus juste de parler d’évolutions au pluriel tant la mise à distance de la formation, même partielle comme dans le cas de la classe inversée, redistribue les cartes, les rôles, les fonctions.

L’éclatement de la fonction d’enseignant lors de la mise à distance de la formation



Aussi, les conclusions de Marcel Lebrun n’impactent pas le seul enseignant, à moins de le considérer comme « seul maitre à bord » ce qui serait contradictoire avec l’esprit même de la classe inversée.

« Flipper l’espace-temps » est une question d’ingénierie pédagogique et concerne donc le concepteur, organisateur et scénariste qui n’est pas forcément le formateur-animateur-tuteur.  

« Flipper surface-profondeur, sérialisme-holistisme » relève de l’individualisation qui est également une question d’ingénierie pédagogique (cf. mon billet « L'individualisation, élément de la flexibilité d'une FOAD ») et de personnalisation. J’en donne la définition suivante : « La personnalisation, en formation, désigne le processus relationnel qui va permettre à l’apprenant de voir pris en compte ses caractéristiques personnelles au cours de sa formation. Elle induit l’établissement d’une « relation privée » entre le tuteur et un apprenant. » (cf. mon billet « Le tutorat, élément de la flexibilité de la FOAD »). Elle concerne donc les animateurs, tuteurs et évaluateurs.

« Flipper les savoirs et les taxonomies » est tout à la fois une question épistémique et de construction du discours didactique qui devrait être structuré autour du développement de perspectives multiples. Cela concerne le concepteur et le producteur.

« Flipper cartes et boussoles, ordre et désordre » renvoie à l’ingénierie pédagogique d’une part mais aussi et surtout à l’accompagnement tutoral. Cela concerne donc prioritairement les animateurs, tuteurs et évaluateurs.

« Flipper transmission et appropriation » et « Flipper les rôles » relèvent du choix de l’approche pédagogique qui à mon sens ne peut être de la seule responsabilité du formateur mais du partage de celle-ci avec l’institution et les apprenants.

La classe inversée se révèle être une pratique riche et prometteuse. D’une part, car elle provoque un écho auprès d’un nombre de plus en plus grand de formateurs et d’enseignants et d’autre part, parce qu’elle pose la question centrale de la distribution des rôles entre les professionnels de l’éducation et de la formation et les apprenants. Elle acculture à la mise à distance de la formation qui pour de nombreuses raisons est une réalité incontournable du paysage de la formation tant initiale que professionnelle. Elle vient aussi bousculer les modèles de FOAD, s’invite dans les moocs.  Au terme de ce billet, plusieurs questions restent ouvertes. Une classe inversée basée sur la modèle déductif peut-elle réellement tenir toutes les promesses de l’inversion ? L’hybridation de la classe inversée et de la formation-action n’est-elle pas souhaitable ? La mise en place de classes inversées où les temps présentiel et distanciels sont mixés n’amène-t-elle pas à devoir la penser plus comme un projet à co-construire par une équipe techno-pédagogique plutôt que comme une offre élaborée par un seul enseignant ou  formateur ?   

dimanche 2 février 2014

Composantes d’une situation étayée et leurs influences sur la flexibilité d’une FOAD


Dans son article, L’autonomie en question(s), Jean-Jacques Quintin présente « une série de composantes sur [laquelle] il est possible d’agir lors de la conception d’une situation d’apprentissage dans le but d’apprendre à prendre plus d’autonomie dans un contexte circonscrit (la situation) » dont voici le tableau récapitulatif.



Les choix effectués lors de la conception entre les catégories  « est totalement du ressort de l’enseignant », « fait l’objet d’un partage de responsabilité » et « est totalement du ressort de l’apprenant ou du groupe d’apprenants » dimensionne le degré d’exercice de son autonomie par l’apprenant et influe, par conséquence, sur les trois pôles de la flexibilité d’une FOAD. D’une part, sur le pôle « individualisation – accessibilité » dans la mesure où il s’agit de choix réalisés par le concepteur. D’autre part, sur la plupart des items du pôle « apprenant ». De ce fait, également sur le pôle « tutorat – personnalisation ». A noter qu’il est pertinent ici de substituer la dénomination de « tuteur » à celle d’« enseignant ». Les tâches du tuteur, en termes de personnalisation de son accompagnement de l’apprenant, sont relatives aux items de la colonne « gagner en autonomie ».

Dans le cas où le degré d’ajustement est du seul ressort du tuteur, celui-ci devra entreprendre des activités proactives auprès de l’apprenant, en particulier pour l’aider à prendre conscience et à formuler les valeurs des différentes composantes et lui fournir des informations, des méthodes lui facilitant cette tâche. 

Dans la situation de responsabilité partagée, il s’agit pour le tuteur et l’apprenant de procéder à un diagnostic permettant d’identifier et/ou de négocier les périmètres de responsabilité de chacun d’où découleront la nature et la fréquence des interventions tutorales. Ce partage de responsabilité peut aussi être déterminé par avance et consigné dans une charte tutorale. 

Lorsque le degré d’ajustement d’une composante est de la seule responsabilité de l’apprenant ou du groupe d'apprenants, il appartient au tuteur d’être attentif, et non intrusif, à ce qu’elle se traduise par des actions concrètes de la part de(s) l’apprenant(s).