jeudi 31 janvier 2008

Les nouvelles entrées de la base documentaire sur le tutorat


La base documentaire
répertoriant de nombreux articles scientifiques consacrés au tutorat à distance est un des trois espaces du portail de t@d. Les dernières entrées pour lesquelles vous avez accès aux résumés sont les suivantes :

  • Analyse des pratiques du tutorat au sein des formations ouvertes et à distance (FOAD) bénéficiant du soutien de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) de Sandrine Decamps
  • Construction des interactions langagières dans un tutorat à distance de Thierry Gaillat
  • Tutorat en ligne et création d’un espace formatif de Jean-François Bourdet
  • Analyse de pratiques de tutorat humain dans un environnement de travail collaboratif à distance de Nassira Hedjerassi
  • Le tutorat entre pairs : un accompagnement au bénéfice des élèves tuteurs intellectuellement précoces de Sophie-Christine Audibert
  • Tutorat inter-promotions d’étudiants : pour une création du lien social dans l’apprentissage de Aude Bertschy, Denis Gaste
  • Analyse du soutien fourni aux apprenants par les tuteurs à l’aide d’outils synchrones et asynchrones de Bruno De Lièvre, Christian Depover, Mélanie Acierno

mercredi 30 janvier 2008

Ils ont parlé du lancement du portail www.tutoratadistance.fr



Le lancement du portail
de t@d a été relayé dans

la petite sphère
du e-learning.





Thot
http://thot.cursus.edu/archive.asp?s=1&rubrique=21

FFFOD

http://fffod.over-blog.com/article-7355411.html


e-learning-infos.com
http://www.e-learning-infos.com/article/m/317/nouveau-venu--le-portail-du-tutorat-a-distance.html

Chlorofil
http://www.chlorofil.fr/innovation/reseaux-et-partenaires

Planete-elearning
http://www.planete-elearning.com/?p=4286

La liste Foademplois
http://www.foademplois.org/


Et nous avons aussi reçus de nombreux témoignages de sympathie.
En voici quelques uns :


Claire : "Bravo pour ce gros travail de veille ! Je suis certaine que ce portail va être utile à de nombreux professionnels de la formation."

Margarida :
" bravo ! Une très belle initiative."
Nicolas :
"Grand merci pour l'info, je ne manquerai pas de relayer"
Philippe :
"La visite de votre blog suscite toujours autant le plaisir que la réflexion."

mardi 29 janvier 2008

La Téluq annonce la reprise des admissions et des inscriptions à ses cours de premier cycle. La grève des tuteurs se poursuit.

Nous reproduisons le communiqué que la direction de la Téluq a fait parvenir à ses étudiants. Il semble qu'elle ait changé de stratégie puisque après avoir stoppé les inscriptions des étudiants de premier cycle, elle annonce leur reprise.

Que faut-il en déduire en ce qui concerne l'issue du conflit avec les tuteurs ? Espérons simplement que les mesures de service partiel ne s'installent pas dans la durée. Cela serait au préjudice des apprenants et bien évidemment des tuteurs qui ferait ainsi l'objet d'un véritable lock-out. Nous en saurons plus, début février, après la prochaine séance de négociation prévue le 31 janvier. Il appartient, à la direction de faire les gestes nécessaires pour sortir de la situation de blocage qu'elle a créée.


Communiqué de la direction de la Téluq

La Télé-université annonce la reprise des admissions et des inscriptions à ses cours de premier cycle. Les étudiants et étudiantes recevront leur matériel d’apprentissage à compter de la semaine prochaine, sans toutefois bénéficier des services habituels d’encadrement fournis par les tuteurs et tutrices en grève.

Des informations précises sur les cours qui seront accessibles, les services qui seront disponibles, ainsi que les modalités administratives particulières qui s’appliqueront pour la durée de la grève seront diffusées d’ici la fin de la semaine par courriel et sur le site Internet de la Télé-université. Les envois de documentation pédagogique aux personnes inscrites contiendront également des précisions sur les conditions associées à cette reprise des activités.

L’inscription aux cours avait été suspendue temporairement quelques jours avant Noël, en raison de l’annonce par le syndicat des tuteurs et tutrices du déclenchement d’une grève, laquelle a débuté le 16 janvier.

La reprise des inscriptions repose sur un examen des options permettant d’offrir un service partiel dans un contexte de grève, ainsi que sur la prise en compte de l’expression des étudiants quant à la poursuite de leur cheminement durant ce conflit.

La levée de la suspension temporaire des inscriptions offre aux étudiants la possibilité d’entreprendre de façon autonome les apprentissages prévus au trimestre d’hiver, en dépit de la grève.

La Télé-université tient à remercier tous ses employés qui sont à pied d’œuvre pour bien desservir nos étudiants et étudiantes dans le contexte actuel.

Par ailleurs, concernant le déroulement des négociations, la prochaine rencontre entre les deux parties est prévue pour le jeudi 31 janvier. La Télé-université conserve l’espoir que les parties arriveront à trouver un règlement à court terme.

lundi 28 janvier 2008

Témoignage d'une tutrice : enseigner n'est pas tutorer

Dans cette vidéo, une jeune tutrice témoigne de la manière dont elle a réussi à faire la différence entre enseigner et tutorer. Elle évoque les réactions de ses tutorés suite à son changement de stratégie de support à l'apprentissage ainsi que les conséquences sur leurs résultats.

dimanche 27 janvier 2008

La chronique de Philippe Gaberan. Nouvelles technologies, pédagogies anciennes.

Je ne vois pas grand-chose,
c'est pourquoi je suis un expert !

Que le rapport Attali contienne quelques incongruités ou pire encore qu’il fasse la preuve de la méconnaissance de ses membres de quelques sujets prétendument abordés illustre malheureusement une banalité des temps présents : la médiocratie des experts désignés par le Pouvoir.

Dans Les carrefours du labyrinthe VI, le philosophe Cornélius Castoriadis avertissait déjà d’une terrible montée de l’insignifiance et d’une forme de crétinisation des politiciens, plus préoccupés de leurs intérêts privés que de défendre la « chose publique » (la res publica). Ce n’est pas la première fois que Jacques Attali récupère sans les comprendre des concepts appartenant à d’autres que lui ; il avait déjà fait le coup avec celui de « nomade » emprunté à Gilles Deleuze et qu’il galvaudait par une application non réfléchie à toutes les nouvelles technologies. « Du travail de cochon » disait Gilles Deleuze, très critique, à l’égard des « nouveaux philosophes » (cf. François Dosse, Deleuze-Guattari, biographie croisée). Du travail de cochon car la complexité s’accorde mal avec la facilité et l’immédiateté. Il y a bien un lien entre technologie et pédagogie mais c’est un lien très ancien.

Dans la longue histoire de l’humanité, le surgissement de l’Internet n’est que le visage actuel du progrès, tout comme l’imprimerie hier et l’écriture avant hier ; le progrès venant alors faire événement à un moment particulier de l’histoire et bousculer l’homme dans ses certitudes et ses repères. A ce propos, il faut absolument aller écouter la conférence de Michel Serres, mise en ligne, sur le rapport entre savoirs et technologies. Il y affirme clairement comment les nouvelles technologies ne font que se réapproprier, à leur façon, des principes pédagogiques très anciens ; en revanche, il y affirme aussi comment ce nouvel outil qu’est l’Internet transforme une fois encore de façon radicale le rapport à l’espace et au droit.

Si Nicolas Sarkozy avait voulu demander à Jacques Attali de faire preuve d’intelligence c’est de ce côté-là qu’il aurait fallu que ce dernier aille creuser ; du côté de l’impact sur nos sociétés de l’émergence du réseau et des communautés d’apprentissage. Le chercheur comme l’élève n’a plus à travailler seul pour faire avancer le savoir et la propriété intellectuelle n’est plus l’affaire d’un seul, élève ou chercheur, mais désormais le fruit d’un labeur collectif. Mais au lieu d’aller vers ces innovations là, Attali préconise de « construire des pôles d’excellence » et d’ériger de « nouvelles cathédrales du savoir » ou de nouvelles pyramides élevées à la gloire des Saigneurs de la terre et des Maîtres du monde. Ce rapport en dit long sur le conservatisme qui s’empare à nouveau de nos gouvernants… Il ne propose rien pour l’avenir du plus grand nombre.


Image dans son contexte original, sur la page www.ouaknine.fr/lilli.htm

samedi 26 janvier 2008

Tutorat : terra incognita. Par Patrick Guillemet

Le texte qui suit vise à éclairer certains enjeux de la grève des personnes tutrices à la Télé-université. Rédigé à l'intention du journal interne, ce texte a été censuré par la direction générale, une première dans l'histoire de ce journal.

Quelques Téluq-Express pour rassurer le personnel, la chronique « La Téluq dans les médias » devenue muette : l'information sur la grève des tuteurs en cours à la Télé-université est parcimonieuse. Gêne vis-à-vis d’une chicane de famille ? Moment difficile à passer avant de relever la tête ? Ou plutôt indice d’une difficulté plus profonde ? Quand Radio-Canada annonce le 15 janvier dernier que la Télé-université est au bord de la grève, le communiqué indique que « la direction dit ne pas comprendre la comparaison que les tuteurs font de leur travail avec celui des chargés de cours ». On part de loin et les positions des parties semblent éloignées, quelque 19 mois après le dépôt des demandes syndicales. Pendant ce temps, l’Université de Sherbrooke annonce une entente avec ses chargés de cours avant même l’expiration de la négociation collective, et après seulement cinq rencontres de négociations. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ?

Revenons un peu en arrière. En 2005, la revue Distances & Savoirs consacrait un numéro spécial au tutorat à distance et à ses logiques industrielles. J’avais convaincu la présidente du syndicat des tutrices et tuteurs d’y contribuer et nous avions mené une enquête auprès des personnes tutrices sur la technologisation de leurs interventions auprès des étudiants, à laquelle avaient participé 60 % d’entre eux1. De laquelle ressortait un portrait contrasté : plutôt satisfaits de l’utilisation des nouvelles technologies qui leur permettaient de mieux répondre aux demandes, les tuteurs faisaient également part de leur déception, indiquant que leurs attentes envers une mise à jour des cours plus rapide et un meilleur accès aux professeurs ne s’étaient pas réalisées, les laissant seuls dans leur fonction de médiation entre les besoins changeants des étudiants résultant de la diversité de leurs styles d'apprentissage et de leurs contextes professionnels, et les rigidités administratives ou pédagogiques de la Télé-université.

Cette médiation névralgique méconnue est sans doute au cœur du conflit actuel. D’un côté, la croyance en des cours si bien préparés qu’ils se suffisent à eux-mêmes, de l’autre une séparation entre le professeur et l'étudiant érigée en dogme. Pourtant, s’il est vrai qu’un bon nombre d'étudiants est largement autonome quand le matériel de cours est bien fait, ils ne souhaitent pas pour autant être laissés à eux-mêmes, surtout quand ils rencontrent des problèmes d’ordre technique. Et s’il est vrai que relativement peu d'étudiants recourent aux personnes tutrices quand les difficultés d'apprentissage sont bien dosées, leurs besoins d’assistance sont par contre grands quand le degré de difficulté augmente, les personnes tutrices étant alors appelées, selon le cas, à compléter ou à clarifier la matière enseignée; ceci est particulièrement vrai des étudiants dont le niveau de formation initial est plus faible. Or, il s’agit bien de favoriser la récurrence des étudiants, qui chute de façon importante après trois trimestres.

Plusieurs facteurs prennent ici une importance particulière. Il y a quelques années, l’Université Laval a mis sur pied une plate-forme de formation à l’intention de ses tuteurs en mettant l’accent sur le développement de la capacité d’interaction pédagogique. Pour sa part, la Télé-université semble, malgré les demandes en ce sens des personnes tutrices, préférer leur offrir un perfectionnement lié au contenu des cours. De même, les chargés d'encadrement de la Télé-université qui interviennent dans les cours de deuxième cycle, se voient reconnaître une durée d’interaction près de trois fois plus grande que celle reconnue aux personnes tutrices, alors que le degré d’autonomie de ces étudiants est plus grand. Enfin, alors que le portail offert aux tuteurs pour leurs transactions administratives s’avère un instrument efficace, l’absence du portail censé regrouper l’ensemble des informations et des fichiers relatifs à chaque cours se fait cruellement sentir quand les hyperliens doivent être remis à jour et que les versions des cédéroms se succèdent. Et que dire de tous ces problèmes répétitifs que certaines personnes tutrices finissent par ne plus signaler, faute d’un suivi efficace à leurs interventions ? Il est vrai cependant que le nombre de plaintes dûment signalées diminue en comparaison des années passées. Sans oublier les cas de plagiat et les comportements erratiques de certains étudiants qui envoient leurs travaux aussitôt terminés, sans toujours identifier le cours auquel ils se rapportent.

Toutes ces préoccupations, amplifiées par le fait qu’avec les années les personnes tutrices ont eu la charge d’un plus grand nombre de cours, le nombre moyen d'étudiants par cours de la Télé-université étant à la baisse, se cristallisent dans la négociation actuelle et dans la reconnaissance du rôle des personnes tutrices. Quelle reconnaissance ? Les personnes tutrices se comparent aux chargés de cours dont les qualifications sont similaires et qui ont eux aussi la charge d’évaluer les travaux des étudiants. Certes les personnes tutrices ne conçoivent pas, comme eux, le contenu des cours. En revanche, leur intervention auprès des étudiants est plus intense, car ces derniers ne bénéficient pas, à l’instar des étudiants en présence, de l’assistance de leurs pairs; certes ils ont accès au forum « Stratégies d’étude », mais la participation y est faible et l’assistance mutuelle y apparaît bien anémique. Dans ce débat, la formation à distance affiche sa particularité, décidément bien distincte des pratiques d'enseignement en présence. Et avec leur ouverture sur le réseau des tuteurs francophones ainsi que leurs contacts avec les chargés de cours de l’UQAM, les personnes tutrices s’avèrent des interlocuteurs essentiels.

Pendant ce temps, certains des étudiants de la Télé-université manifestent publiquement leur déception tandis que d’autres migrent vers les cours à distance de l’UQAT ou de l’Université Laval. Il semble cependant que le phénomène soit limité. Souhaitons que la durée de ce conflit le soit également et que le dialogue se poursuive sur la base d’une estime réciproque. En l’occurrence, la Télé-université ne peut se payer un cafouillage, d’autant que l’UQAM, son institution d’attache, est elle-même aux prises avec de très sérieuses difficultés. Puisse donc la raison prévaloir et la Télé-université retrouver le chemin de son efficacité collective.


Patrick Guillemet, Ph.D
Spécialiste en sciences de l’éducation, Télé-université.
Auteur de l’ouvrage « Former à distance – La Télé-université et l’accès à l'enseignement supérieur (1972-2006) »

1 Guillemet P., Pelletier S. (2005) « Le tutorat à la Télé-université – Les voies de l'industrialisation », Distances & Savoirs, Vol. 3, nº 2, p. 207-230.

vendredi 25 janvier 2008

La FNEEQ appuie les tuteurs en grève de la Téluq


Reprise de l'article de Olivier Artis paru sur Canoë Infos


"Ces sont des enseignants universitaires à part entière"

Les syndicats du Regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) appuient, depuis ce midi, les tuteurs de la Télé-Université (Téluq) en grève depuis le 15 janvier dernier. Ces derniers estiment qu’ils devraient être considérés comme enseignants, mais leur direction ne l’entendrait pas ainsi.

Les tuteurs à distance ne bénéficient pas du même sort que ceux qui enseignent entre quatre murs. La direction de la Téluq ne reconnaîtrait pas vraiment leur expérience professionnelle comme de l’enseignement. Son personnel de formation, les tuteurs, ne peut pas non plus se tenir derrière le micro d’une université. Sont-ils alors de « vrais enseignants »? La FNEEQ répond oui sans le moindre doute.

« Nous disons haut et fort que le caractère que prennent les formations que donnent les tuteurs ne permet pas à leur direction de nier leur statut de pédagogues. Ce sont des enseignants universitaires à part entière. Cela doit être reconnu dans tous les aspects de la vie universitaire et se traduire dans leur rémunération », a exprimé Marie Blais, vice-présidente de la Fédération, par voie de communiqué.

En somme, elle avance que les tuteurs font l’objet d’exclusion de la part de leur hiérarchie. Celle-ci n’apprécie pas le travail de ces employés à sa juste valeur, laisse entendre Mme Blais. Pour soutenir les grévistes, des fonds provenant de la FNEEQ leur seront versés grâce à une campagne de financement interne. La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec dénombre environ 25 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements privés partout au Québec.

Le rapport Attali parle du tutorat

Le rapport Attali traite, entre autres, de l'éducation et de la formation et nous avons repéré les mentions suivantes abordant le tutorat.

Les tutorats et l’apprentissage en ligne devront être favorisés, pour aider les 300 000 élèves qui sortent du CM2 sans maîtriser les fondamentaux.

Peut-on réellement imaginer que les élèves ayant une dizaine d'années et rencontrant des problèmes de lecture et d'écriture pourront grâce à la fée «Apprentissage en ligne» surmonter toutes leurs difficultés ?
Ces difficultés , pour cognitives qu'elles soient, ne sont-elles pas aussi d'ordre socio-affectif ? Quel est la plus-value du recours au e-learning pour ces élèves par rapport à l'amènagement de petits groupes d'élèves en présentiel ? N'y a-t-il pas besoin de maîtriser au préalable la lecture et l'écriture pour utiliser un ordinateur et suivre une formation en ligne ? Le "s" mis au "tutorat" laisse espérer qu'un réel effort de distinction des différentes formes de tutorat et de leur fonctionnement synergique soit effectué.

Pour permettre à tous les jeunes d’accèder aux meilleures études, le rapport propose de généraliser les études du soir, d’étendre les internats de réussite éducative, de développer le tutorat des élèves de ZEP.

Le concept "des meilleures études" ne dénote-t-il pas une certaine vision du monde éducatif par les auteurs du rapport, où certains cursus seraient bons et d'autres mauvais. Qu'est-ce qui fait selon eux la valeur d'une formation ?

L'emploi du temps risque d'être chargé pour nos enfants : cours en journée, études du soir... c'est vrai que pour
l'apprentissage en ligne, il reste encore les repas (cf. l'article de Michel Diaz sur le elearning snacking) sans oublier la nuit...

Image dans son contexte original, sur la page www.ecoles.cfwb.be/.../memento/informatique.htm

jeudi 24 janvier 2008

Produire une charte tutorale. Par Jacques Rodet

La mise en place d'un système tutoral au sein d'un dispositif de formation à distance nécessite pour les concepteurs de s'y intéresser dès les premières étapes du projet dont ils ont la charge. Les analyses réalisées doivent permettre de spécifier le périmètre des actions tutorales, de définir le profil des tuteurs, de préciser le type et la fréquence des interventions tutorales, etc.

De ces analyses peuvent être tirés plusieurs documents à destination de différents publics. D'une part, l'institution de formation peut se baser sur certaines spécifications relatives au profil des tuteurs pour rédiger des offres d'emploi, mettre au point divers documents de type contractuels dont la charte tutorale qui regroupe les droits et devoirs des tuteurs. D'autre part, le guide tutoral à destination des apprenants, qui permet à ceux-ci de prendre connaissance des services tutoraux mis à leur disposition, peut également être produit à partir des analyses réalisées par les concepteurs.

A titre d'exemple, nous renvoyons à la « Charte du tutorat à distance » publiée par Planete FLE

Si les chartes revêtent souvent la forme de référentiels prescriptifs, il y aurait certainement avantage à ce qu'elles soient négociées et amendées par les apprenants et les tuteurs. De même, elles devraient spécifier les modalités d'évaluation des objectifs assignés aux tuteurs. Enfin, plutôt que d'être un catalogue à la Prévert, il serait nécessaire que les différents éléments qui la composent soient hiérarchisés en fonction des objectifs de la politique tutorale de l'établissement dispensateur de la formation.

Ainsi, le processus de production d'une charte tutorale pourrait être le suivant : analyses, constats et propositions de la part des concepteurs, première rédaction tenant compte des priorités de l'institution de formation, deuxième rédaction tenant compte des avis et des retours d'expérience de la part des apprenants et des tuteurs.

Image dans son contexte original, sur la page www.lerepairedesmotards.com/forum/charte.php

mercredi 23 janvier 2008

Participer à la veille collaborative sur le tutorat à distance

Comment participer au dispositif de veille ?

Vous êtes lecteur des sites de t@d, vous pouvez participer : adressez nous un petit mail à cette adresse tad2007@free.fr

Nous sommes en phase en démarrage de l’activité et nous allons commencer avec un groupe restreint de personnes.

Lorsque vous avez créé votre compte sur delicious, nous vous rajoutons au “network” -réunion de lecteurs participants “blogdetad” et nous vous demandons de rajouter aux favoris delicious que vous proposez le mot-clef “blogdetad” comme indicateur que cet article est suceptible d’intéresser la communauté de pratiques t@d. Car vous pouvez très bien indexer des publications pour d’autres projets : fiches cuisines, etc..!!

Comment consulter les résultats de la veille participative ?
  1. Sur le site tutoratadistance.fr
    Les descriptions des articles seront diffusées sur le portail de
    t@d et certaines seront développées sous la forme d’une critique ou d’une analyse,

  2. Widget de t@d
    Un Widget est à la disposition des lecteurs du site, c’est à dire une petite fenêtre à installer partout qui contient l’actualité quotidienne du travail de veille des lecteurs-participants.

  3. Le flux RSS du travail participatif est disponible sous licence creative commons, ce qui suppose de mentionner la source des informations qui sont réunies.



    Cette veille participative fait l’objet d’une expérimentation avec l’observation de son fonctionnement et sera modifié par une démarche itérative de type essais et erreurs, à partir de feed-backs qui nous seront retournés.