vendredi 10 janvier 2014

L'individualisation, élément de la flexibilité d'une FOAD

Ce billet est destiné à poursuivre le travail nécessaire de précision sémantique (cf. définitions de la flexibilité) des différents pôles de la flexibilité d’une FOAD. Dans la figure initiale qui sert de base à ma réflexion, l’individualisation est positionnée sur le « pôle ingénierie ». Mais qu’est-ce qu’individualiser ?

Selon une définition attribuée à l’AFNOR, « L’individualisation de la formation s’inscrit dans une démarche générale de recherche d’adaptation du système de formation aux besoins de l’apprenant. Elle peut se définir aussi comme une formation sur mesure. L’individualisation désigne la possibilité pour des apprenants, à partir d’un dispositif de positionnement à l’entrée, d’effectuer des parcours d’apprentissage différents selon leurs besoins et leurs objectifs personnels. L’apprenant se voit proposer un environnement et un contexte de formation (outils, contenu, mode d’apprentissage, calendrier…) qui s’adaptent à son niveau, ses besoins, ses préférences et lui permettent de progresser à son rythme. »

Au regard de cette définition, il apparait clairement que l’individualisation est une affaire d’ingénierie pédagogique. Il s’agit donc pour le concepteur de FOAD désirant rendre individualisable son dispositif de soumettre son travail à quelques principes.

Granulariser et modulariser le contenu. Tâche classique du concepteur, son but est « d’autonomiser » des parties de contenu qui pourront être ainsi assemblées de différentes manières dans des parcours distincts.



Définir les parcours possibles en choisissant les critères qui permettent de les distinguer. Ces derniers peuvent être très variés : niveau d’entrée des apprenants, objectif des apprenants (apprenant visant seulement des objectifs de connaissance et un autre visant des objectifs de maitrise), logique interne du contenu, activités d’apprentissage, d’évaluation, etc.

Assembler les modules constitutifs des différents parcours. Les parcours n’étant pas constitué de tous les mêmes modules, cela a un impact soit sur la durée, soit sur le nombre des activités qui seront attachées à chaque module.

Prévoir le mode d’affectation d’un apprenant à tel ou tel parcours. Le choix peut être du seul ressort de l’apprenant, conseillé ou imposé par l’institution. Dans les deux derniers cas, la réalisation d’un diagnostic sous forme d’évaluation ou d’entretien est nécessaire à prévoir. Il devra permettre d’aboutir à la rédaction d’un Plan Individuel de Formation (PIF) en amont ou au début de la formation.

Choisir le mode de guidance au sein de chaque parcours. Le parcours peut être libre : l’apprenant réalisera les différents modules dans l’ordre qu’il souhaite, entièrement ou partiellement. Le recours aux options, aux activités facultatives et aux modules à contenu ouvert (c’est l’apprenant qui définit le contenu du module) est adapté dans ce type de guidance. Le parcours semi-guidé : il est proposé à l’apprenant de suivre les modules dans un certain ordre mais sans obligation de s’y conformer. Le parcours guidé : l’ordre d’étude des modules est imposé à l’apprenant.
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