mercredi 19 octobre 2011

Parution d'une étude du FFFOD sur le financement des FOAD. Le tutorat à distance n'est pas oublié ! Par Jacques Rodet

Le FFFOD vient de publier un document utile intitulé Financement et mise en œuvre de la FOAD. Vade-mecum des bonnes pratiques

Utile car les discours sur les coûts de la FOAD ont parfois du mal à se distinguer des argumentaires commerciaux où la baisse des coûts sert d’antienne douce aux oreilles des acheteurs et de mantra magique aux commerciaux. Si la formation entièrement à distance et massifiée a toujours formulé la promesse d’une baisse des coûts et l'a tenue dans différents dispositifs, il faut bien reconnaître que l’hybridation de la formation, la sophistication dont elle peut être l’objet, répond davantage à des objectifs qualitatifs et pédagogiques qu’économiques. 

Pendant bien longtemps, et pour certains, encore aujourd’hui, le tutorat a été perçu comme l’empêcheur d’économiser en rond(s). L’an dernier, lors de la journée consacrée au tutorat, organisée par le FFFOD (cf. vidéos), j’avais avancé l’idée que les porteurs de projet FOAD seraient bien inspirés de consacrer ne serait-ce que 5 à 10% de leur budget initial à la mise au point du système tutoral afin, entre autres, de pouvoir identifier précisément les coûts variables liés à l’accompagnement des apprenants à distance.

La présente étude du FFFOD distingue classiquement les charges fixes et variables d’une part et directes et indirectes d’autre part. Ainsi les charges liées à l’animation de la formation et aux fonctions tutorales sont des charges directes et variables. Directes car elles concernent directement la formation et variables car elles évoluent de manière corrélative « en fonction du volume horaire de formation, du nombre de stagiaires, du nombre de groupes ».

L’autre mérite de cette étude, qui présente différents cas de figure, démontre que l’économie d’un dispositif de FOAD ne relève pas d’une équation à poser mais d’une prise en compte systémique des différents postes de coûts. Par exemple, ainsi que je l’ai exprimé récemment, l’autoportance des ressources et du dispositif et la nécessité du tutorat sont en relation systémique. Quand l'une bouge, l'autre aussi. (cf. Autorportance des dispositifs FOAD et autonomie des apprenants). 

Une partie est également consacrée à la manière de quantifier le temps de formation des apprenants. Nul doute que la grande enquête de t@d sur la comptabilisation du temps de travail des tuteurs à distance actuellement en cours, apportera des éléments complémentaires.

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