jeudi 27 septembre 2007

Tutorat d'accueil et d'orientation à l'Université Bretagne-Sud

A l'université Bretagne-Sud, un tutorat serré a réduit l'échec

[...] "Toutes les premières années, quelles que soient leurs filières, bénéficient d'un dispositif complet d'accompagnement", explique Frédéric Bedel, vice-président de l'UBS chargé des études et de la vie étudiante.

En quelques jours, une semaine après leur prérentrée, près de 2 500 étudiants, néobacheliers et redoublants, seront reçus par des enseignants volontaires pour les tutorer. Sur les 400 enseignants de l'université, 150 s'impliquent chaque année dans ce premier maillon d'un vaste plan de lutte contre l'échec, le "guichet réussite".

L'opération commence par des réunions d'information à destination des lycéens et de leurs familles. Une fois à l'université, les étudiants doivent rencontrer leurs tuteurs au minimum trois fois dans l'année. "En début de semestre, les questions concernent le choix des options, l'incidence des notes sur la carrière, la méthode de travail. Beaucoup nous demandent aussi si nous allons les reconnaître dans un amphi", analyse Anne Borry, enseignante de biologie et tutrice.

En fin de premier semestre, le deuxième entretien permet de faire le point et de proposer des solutions en cas de difficultés. Selon la gravité du décrochage, l'étudiant peut se voir proposer un tutorat renforcé ou une inscription en cycle d'orientation-consolidation (COC). Ce programme de huit à dix semaines offre des cours de remise à niveau et des enseignements adaptés au nouveau projet professionnel, voire un stage. En 2006, sur la centaine d'étudiants qui ont suivi le COC, les deux tiers se sont réorientés vers des filières courtes de type IUT ou BTS, les autres se sont dirigés vers la préparation de concours ou vers la vie active.

Développée depuis trois ans, cette politique de prévention et d'accompagnement repose sur une vigilance quotidienne. L'université contrôle à l'improviste l'assiduité et n'hésite pas à décrocher son téléphone pour joindre les absentéistes. "Chaque année, nous arrivons à "récupérer" près de la moitié des étudiants inscrits qui arrêtent de venir en cours au bout de quelques semaines", estime M. Bedel.

L'université a aussi instauré des cours obligatoires dans lesquels les étudiants apprennent à organiser leur travail et à réfléchir sur la pertinence de leur projet professionnel. Les intéressés apprécient. "L'année dernière, j'étais en première année de médecine à Rennes, raconte Valentine Nicolas, étudiante en sciences et vie de la terre. A mille étudiants par amphi, c'était inhumain. Ici on sait que l'on peut être aidé, c'est rassurant." [...]

Source : lemonde.fr

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